Parce que la Tunisie est au bord de la faillite. Parce que les tunisiens ne mangent plus à leur faim. Parce que le pays est gouverné par des séniles et des incompétents. Parce que la reconstruction du pays sera plus dure si on laisse faire. Pour toutes ces raisons , nous appelons à la désobéissance civile . La désobéissance, comme acte public non violent décidé en conscience, contre les lois imposées par le gouvernement tunisien s’impose aujourd’hui, nous appelons à une insurrection pacifique des consciences, c’est à dire la non soumission au modèle qui nous est imposé par un gouvernement bâtard composé d’obscurantistes et de pseudo progressistes. L’Histoire de la Tunisie est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent. Le Tunisien ne s’est jamais hissé au rang de citoyen. Au fond toujours les mêmes procédés, la même injustice sociale, le même régionalisme, les mêmes politiques économiques, et toujours les mêmes têtes au sommet de l’État. Nous voulons la dignité, comme l’a voulue notre première révolution,  c’est à dire la valeur publique qui doit lui être conférée par la République. Nous voulons la dignité et nous croyons son existence incompatible avec le pouvoir tunisien en place, qui s’est « réconcilié » avec nos bourreaux d’hier et les éternelles forces de l’obscurantisme.   Arrêtons de lutter contre toutes ces lois  qu’ils nous imposent, et dégageons les définitivement.   Le temps n’est plus à la parole mais à l’action.   Le pouvoir est entre nos mains, notre responsabilité citoyenne ne peut se limiter à mettre un bulletin dans l’urne, on ne peut laisser notre pays à la dérive, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard : Qu’est ce qu’on attend ?    Waterman

Edito 14.01.2018


Je pense que je suis arrivée à un point de dégoût et de mépris envers ceux qui ne veulent toujours pas nous écouter et sont encore obstinés à nous écraser, que je n’ai plus mais alors là, plus du tout la moindre envie d’argumenter ou d’expliquer mes propos. Autrement dit, fhemetou wala yedekom ! C’est bon ! Basta ! On s’en fout royalement et on vous emmerde en long et en large ! Vous savez quoi ? Nous n’allons plus attendre vos soutiens ni vos  approbations ! Et vous savez quoi ? Crevez ! Ça sera mieux ! Et en silence aman ! Assez de chialer pour des bourdes dont vous êtes les premiers responsables !  Crevez ! Ça sera votre seul vrai sacrifice aux générations futures ! Je suis sérieuse rahou, nous ne voulons plus, mais plus jamais nous voudrions continuer à débattre avec vous, sourds, connards, têtus et trouillards. Oui vous qui nous avez gavés de  » La démocratie « ,  » La constitution »,  » La transition politique « ,  » Le gouvernement d’union nationale « ,  » le consensus mon cul « ,  » La réforme de l’intérieur « ,  » La résistance civique « .  Et quand on vous dit, ils vont nous enculer, vous répondez en balbutiant : Mais elle serait quoi l’alternative ?! Nous n’avons pas le choix ! Vous fermez les yeux et le coeur et vous vous obstinez à rester dans vos repères de perdants et de looser !  Eh bien, l’alternative est que je vous emmerde tous car vous n’allez, de toute façon, pas comprendre. Nous vous avons appelé à soutenir le peuple. Au lieu de ça, vous avez soutenu les partis politiques. Nous vous avons prié de maintenir la pression pour réformer la police, la justice, l’économie, l’éducation, l’environnement … par le terrain et le travail collectif. Vous avez préféré les cafés politiques enfermés à huit-clos à théoriser sur la révolution et à rédiger des manifestes politiques dont personne, à part vous, pourrait deviner l’utilité. Nous vous avons déclaré notre amour de la révolution ! Vous nous avez jeté les pierres de la transition politique ! On vous a tendu la main quand nous avons occupé le Bardo pour sauver ce qui reste à sauver. Vous nous avez tourné le dos sous prétexte de l’urgence vitale d’expulser les islamistes du pouvoir. Et vous avez fait quoi après ? Vous avez troqué notre révolution contre votre passé puant à l’image de vos idéaux moisis.   Nous vous avons pardonné ! Nous vous avons rappeler la Rue et les exigences de s’organiser autrement et sans hérarchie et individualisme. Vous vous êtes moqués de nous ! Vous nous avez traité de révolutionnistes et d’adolescents qui n’ont pas les pieds sur terre ! Et encore une fois, nous vous avons donné une leçon de discipline, d’horizontalité, d’engagement désintéressé et de dévouement infaillible aux revendications révolutionnaires ! #ManichMsamah en est le parfait exemple ! Et vous ? Qu’avez vous fait pour sauver la révolution? Bande de trouillards, de conservateurs, de dogmatiques, […]

#FechNestanew #Mkarza : le dernier coup de gueule !  


Les classes ont été stratifiées mais la lutte des classes n’est pas devenue archéologique. La finance a érigé la bourgeoisie en mur de l’apartheid face à ceux qui ne rentrent pas dans le rang : pauvres, marginaux, fous, immigrés, réfugiés, sans domiciles… En un mot, les Autres. Pour le bourgeois, deux tâches essentielles ont été assignées à la naissance et lui ont été ingurgitées par l’hypercapitalisme à travers le sein de la cellule familiale (qui n’est autre qu’une cellule cancéreuse pour les libertés individuelles).   1 – La tâche du colon. Les empires ont utilisé les européens pour coloniser l’Amérique en lieu et place de ses habitants originels les amérindiens. Les sionistes ont utilisé les juifs pour coloniser la Palestine en lieu et place de ses habitants originels les palestiniens. L’hypercapitalisme utilise la classe moyenne pour coloniser autant de territoires qu’elle peut en lieu et place de leurs habitants originels ceux qui ne rentrent pas dans le rang. C’est communément appelé gentrification. 2 – La tâche du vampire. Les bourgeois contre les aristocrates puis les bolcheviks contre les tsaristes. Mais l’hypercapitalisme est plus subtil, il invente un rempart à la colère populaire : la classe moyenne. Cet entre-deux classes qui suce jusqu’à la moelle la lutte des individus quand ils s’insurgent contre la finance qui les gouverne. C’est toujours communément appelé révolution. En réalité, c’est l’abolition de l’idée même de révolution dans les méandres d’une classe moyenne servile qui noie avant même son arrivée à la rive de l’hypercapitalisme, toute velléité contestataire.   Cette classe moyenne est tenue en laisse par le spectacle il est vrai mais pas seulement. Toute une organisation sociale sophistiquée fabrique des consommateurs dociles et aseptisés, des petits soldats involontaires et perpétuels. Cette organisation est dirigé par plusieurs corps de métiers d’autorité : soldats, policiers, juges, professeurs, psychiatres, urbanistes… Il n’y a pas que la prison qui soit une prison : les écoles, les asiles et les rues le sont tout autant. Ce sont là les avant-gardes du fascisme hypercapitaliste. L’individu est dés la naissance noyauté par le capitalisme à travers la cellule familiale (qui n’est autre qu’une cellule cancéreuse pour la liberté individuelle).   Sur quel mode opère l’aliéné de classe moyenne ? Sur l’accumulation. Multiplier ce qu’on peut autant qu’on peut de n’importe quelle manière qu’on peut. C’est la doctrine de base. Aucun sens au clonage biologique puisque les êtres humains sont devenus des clones sociaux. Car l’aliéné de classe moyenne est lui-même une accumulation du même pour la finance. La bourgeoisie est l’armée de réservistes de la finance mondiale. La révolution ne pourra s’accomplir que si elle s’attaque en tout premier lieu à la bourgeoisie locale, avant même la finance mondiale.   Le même sens dans la même rue dans la même pensée dans le même corps. Ordre des choses.   Rien ne peut se produire si ce qui se produit n’est pas comestible, c’est-à-dire commercialisable, par le Capital. Puis rejeté, c’est-à-dire déféqué, par le Capital sur la voie publique. Le masque de Guy Fawkes est la propriété […]

MANIFESTE DESTRUCTIVISTE




Quel ne fut l’étonnement des auditeurs de Radio Med, mecredi 10 janvier , en entendant un ministre, et donc un représentant du gouvernement, s’exclamer  » le couffin du citoyen contient des légumes et de la viande. Que faut-il faire ? Y ajouter du vin ? «  Ce mépris assumé, raillé sur les réseaux sociaux, et comparé à celui de Marie-Antoinette demandant à ce qu’on offre des brioches au peuple soulevé, fait écho au silence tout aussi méprisant du Président de la République qui pour une fois depuis sa prise de fonction brille (par son absence) ! Mabrouk Korchid, girouette politique à l’ascension fulgurante et inexpliquée ( non non non, son ascension n’a rien à voir avec le fait qu’il était l’avocat de Baghdadi Mahmoudi et/ou qu’il a tous les dossiers relatifs à la torture des yousséffistes ! Ah ces adeptes de la Théorie du complots !?) ne ferait-il pas mieux de s’occuper des pots-de vin que de s’occuper du vin que le citoyen verse ou pas dans le verre déjà bien rempli du TAKRIZ ambiant ? La rédaction tient quand même à signaler que l’augmentation sur les boissons alcoolisées ne touche que la production locale puisque le prix des liqueurs importées est aujourd’hui en deçà des prix de 2010. Sans doute le buveur de Celtia ou de Koudia est-il plus apte à être surtaxé que le buveur de Chivaz… Une chose est sûre, Mabrouk Korchid devrait mettre de l’eau dans son vin plutôt que de l’huile sur le feu….et s’il n’en a pas, TAKRIZ sera heureux de lui offrir une bouteille de « légmi », compte tenu que l’alcool à 90, comme tous les produits pharmaceutiques, est également hors de prix ! Allez, sans rancune, et SANTÉ !   La Rédaction

Mabrouk Korchid : du parpaing, du vin et du Boursin


Tout commence sur un écran, le même qui est en face de vous actuellement et sur lequel vous êtes en train de lire ces lignes. Deux jeunes tunisiens, convaincus que leur pays est devenu libre et que l’on peut s’exprimer sans craindre le bâton, se questionnent, et laissent libre court à leurs pensées. Une caricature de trop, celle du prophète Mohamed, et tout bascule :  Plainte, harcèlement, condamnation, tortures, incarcération pour l’un et emprisonnement pour l’autre, le cauchemar se fait réalité dans une Tunisie muselée par une société où obscurantisme et l’intolérance se font lois. Aujourd’hui c’est l’exil, la solitude et le poids de traumas qu’ils ne pourrons jamais lester. Actuellement la Tunisie est dans une impasse, car personne n’ose proposer. Tout le monde se tait ou, au mieux, suit. On craint intérieurement de se faire railler sur les réseaux sociaux, on a peur que nos propos choquent et que l’on se fasse pointer du doigt comme un agitateur qui pourrait être accusé de « trouble à l’ordre public ». Car nos pensées sont publiques et les réseaux sociaux sont devenus ordre, rigidité et bienséance. Mais qu’est-ce que l’ordre public ? Juridiquement, cela signifie la « paix publique », or nous pouvons nous interroger quant au bienfondé de cette extension à  la pensée et l’expression de celle-ci. Est-ce que le seul fait de réfléchir peut porter préjudice à la quiétude imposée ? Ne sommes nous pas libre d’ébranler les postulats que nous imposent la société et déposer nos réflexions sur un profil qui nous appartient ? L’ordre public est-il l’euphémisme d’une morale puritaine ou celui d’une pensée unique ? Nous avons eu depuis 2011, de nombreux exemples de censures parées de légitimité : une censure populaire ( l’affaire Nadia El Fani, l’affaire Nesma et Persépolis, l’affaire radio Shams) et une censure étatique ( l’arrestation de Hamadi Khlifi ou celles de blogueurs appelant à la destitution du pouvoir en place ) et une auto-censure latente qui bride toutes création tant spirituelle qu’artistique. Jabeur Mejri a osé affirmer qu’il pensait différemment, il a osé croire que sa pensée lui appartenait et qu’il pouvait échanger sur son réseau social avec des personnes qui souhaitaient échanger sur un sujet aussi sensible que l’Islam et la croyance. Il a osé et en a payé le prix fort. TAKRIZ va, pour la première fois s’auto-censurer et se taire, pour le laisser parler :      

Liberté d’expression, arrestation et torture, témoignage de Jabeur Mejri



Chers confrères, Camarades de la honte, Vous êtes encore une fois sur la sellette en battant tous les records de l’indignité. Mieux encore que nos tarés de politiciens, vous savez endosser le froc du flic et du bigot et êtes prêts à lâcher vos petits dictateurs de poche, quand la nation a besoin de votre servilité. Je vous écris pour vous dire que je comprends votre combat et vous félicite d’avoir tombé tous les masques de la vilenie et de l’indigence. Comme vous, entre la honte qui sauve et la honte qui tue, j’ai choisi d’être un caméléon. J’ai écrit à gauche, puis au centre, ensuite à droite et jusqu’aux extrêmes confins d’un pouvoir pervers et sans nom. Je suis même allé, comme vous, dans toutes les télés pontifier le public avec les foutaises et les âneries que mes maîtres me dictaient. Comme vous, j’ai bien été recadré par mon connard de boss pour promouvoir n’importe quelle tendance, pourvu que ça nous rapporte à tous les deux. A vrai dire, c’est bien plus confortable que de trimbaler des convictions, des principes, de la déontologie et autre objectivisme ringard. Bref, tous ces boulets, dont nous nous sommes délestés, vous et moi, assez tôt, dieu soit loué, à l’école du pseudo-journalisme d’où nous sommes sortis bardés de diplômes ès-filouterie. N’est-ce pas qu’ils nous font rire nos concitoyens, une poignée d’emmerdeurs, qui réclament de nous, à cor et à cri, de reconquérir notre quatrième pouvoir pour faire contre-pouvoir. Quelle farce!  Ce pouvoir, nous l’avons bel et bien ; et il se trouve même que nous en abusons pour multiplier les possibilités de manipulation, de fraude, d’escroquerie et de tromperie. Car nous avons des intérêts à protéger, des affaires à réaliser et des profits partagés avec nos complices de toujours. Plus extraordinaire encore, notre fameuse révolution a permis de diversifier nos pourvoyeurs et nous réservons, maintenant, nos faveurs à ceux qui ont les moyens de les payer. Désormais, nous sommes l’incarnation de l’arrogance, de la duplicité, de l’opportunisme et de la corruption. Et croyez-le, personne ne peut nous enlever ce pain béni. Quant à la critique, retournons-là contre les insoumis, cette poignée de losers qui galèrent jour et nuit, mais qui finiront bien par lâcher prise. Camarades de la honte, serrez les dents et unissez les rangs de notre belle servilité. Avec mes salutations scélérates Signé Journaleux

Lettre ouverte d’un journaliste à ses confrères de la Honte


  L’acte du don d’organes et de tissus provenant de donneurs  vivants, liens primaires (généralement la famille), et cadavériques, liens secondaires, qui peut être qualifié de don moderne est un acte altruiste sans  aucune contrepartie. Il est  non lucratif  et ne transgresse pas le code de l’éthique.  Il demeure pour l’instant l’unique alternative thérapeutique  susceptible de sauver des vies humaines, et est considéré, à ce titre, comme étant un acte généreux , noble et héroïque permettant d’assurer la continuité de la vie. Au delà des mots Il est évident que, compte tenu de la dégradation prévisible de la santé du client dialysé et ce  malgré une certaine amélioration durant la dernière décade, de la qualité des soins, le  recours à la greffe est l’unique  alternative autorisant la continuité de la vie et par là , la reprise d’une vie normale. Or dans notre pays qui a entamé les greffes rénales en 1986, c’est l’amer constat d’échec de ce flou programmatique relatif à la politique de sensibilisation au don d’organes auquel on fait face depuis plusieurs années, avec une pénurie importante d’organes face à une demande sans cesse croissante et ce eu égard à l’augmentation de l’indicateur de la moyenne de vie du Tunisien d’une part et de  l’augmentation des centres de dialyse d’autre part. Aussi, la dangerosité de cette réduction progressive de l’offre  et les répercussions financières sur la caisse de la CNAM  doivent obligatoirement  inciter tous les intervenants à redoubler d’efforts, autorité publique, structure d’appui et associations citoyennes  à approfondir la réflexion sur les  causes profondes de cette absence d’adhésion  du citoyen Tunisien au don d’organes.   Causes fondamentales de cette grave pénurie La complexité structurelle de la société tunisienne, ouverte voire progressiste  pour certains , recluse ,conservatrice et recroquevillée sur elle-même  pour d’autres .Ce conservatisme allié à  l’absence d’une production  culturelle  qui a été isolée du processus du développement global ont fini par engendrer  une certaine indigence  culturelle. La  répression politique exercée  depuis plus de six décades sur la population , la frustration générée par le culte de la personnalité, l’élitisme grégaire et l’atmosphère  dépressive qui s’en suit ont aggravé de fait  le quotidien des gens La prise en main de la communication par la courroie de transmission du parti état à travers  l’élitisme a  également grandement desservi les intérêts  d’une frange de cette population malade La désinformation volontaire ou involontaire de la part de certains milieux médicaux, paramédicaux et médiatiques due au manque de formation continue Le refus  depuis des décennies, en raison de l’architecture verticale et répressive du pouvoir politique , de l’autorité publique et de l’élite d’ une politique participative par le biais de la consultation et de la concertation a  laissé le Tunisien toutes catégories confondues confronté à une aridité informationnelle. La négligence volontaire de la communication et de l’information, préférant glorifier les responsables en amont plutôt que les acteurs en aval (associations citoyennes d’insuffisants rénaux, de greffés et de donneurs) La faiblesse de la dynamique du site Web dynamique  du Centre National de […]

Don d’organes, l’inertie du gouvernement




Tout le monde le sait, le premier ambassadeur d’un pays à l’étranger est l’Artiste. Quelle plus belle vitrine que l’Art dans toute sa splendeur. Tout le monde le sait, oui, tout le monde sauf l’ambassadeur, son excellence Monsieur Poivre d’Arvor, qui était sans doute trop occupé à monter sur les dromadaires de la brigade saharienne.  Aaaah sacré chameau cet Olivier ! Nous sommes et resterons un pays du tiers monde tant que nos artistes seront traités avec autant de mépris. Skander Beldi, alias Flask est un jeune artiste tunisien. Designer-produit, caricaturiste, créateur, peintre, ce touche à tout, boulimique de travail, a préparé ses valises pour se rendre au vernissage de son exposition parisienne à la Fondation de la Maison de Tunisie. Ces petites nénettes des années 80, punk à souhait, se faisaient une joie de faire du shopping avec leur papa, et de choisir leur petites tenues sexy ( qui d’ailleurs ont fait l’objet d’une censure sur mosaïque FM). Oui mais voilà, si les œuvres ont été accueillies à bras ouvert, ce fût à bras d’honneur que l’artiste se vit refuser l’accès à son vernissage, et à bras le corps qu’il tenta de trouver une solution à cette situation plus qu’humiliante, tant pour lui que pour la Tunisie. Skander Beldi, ses valises et ses crayons à la main, a tout essayé pour obtenir le visa d’entrée à sa propre exposition. Il a pris contact avec TLS , prestataire de service qui « recueille pour le compte des autorités françaises, les demandes de visas » un peu partout au Maghreb, et il lui a été répondu que ces derniers ne pouvaient rien faire et par un courrier standard lui expliquaient qu’il devait attendre pour obtenir un rendez-vous. Soit peu importe, il va contacter la Fondation de la maison de la Tunisie : renvoyé vers TLS. Appeler l’institut français de coopération « allez voir TSL ». TLS, TLS, TLS mais qui sont ces gourous qui décident si oui ou non un artiste à le droit de participer en temps et en heure à un événement auquel il est convié, son événement de surcroit ?  Le 28 juin dernier, l’ambassade de France en Algérie a mis fin au contrat avec TSL suite à la gronde des usagers, à quand un changement de prestataire pour la Tunisie ? Au final Skander Beldi a regardé l’inauguration de son vernissage par le biais d’une vidéo postée sur FB, bien installé sur son canapé Tunisien. Toutes ces nénettes étaient à Paris, en train de faire la fête, orphelines mais applaudies. Restait à coté de lui sa fille chérie, poupée qui fait  » non non non non non », un peu comme TLS. Fort heureusement, Skander Beldi prend avec beaucoup de distance cette mésaventure et répond, sur TAKRIZ magazine avec beaucoup d’humour que au final, c’est pas lui qui a raté quelque chose, mais bien les français  !

Artiste ? va te rhabiller !



Napoléon avait qualifié Talleyrand (Noble de Naissance, Prêtre et ecclésiastique de formation, révolutionnaire en 1789 et député de la constituante, Ministre sous Napoléon, et Président du gouvernement à la restauration de la royauté) de « tas de merde dans un bas de soie » Quel rapport avec nos politiciens de la Tunisie post révolutionnaire me direz-vous ? Et bien il suffit de regarder et de voir que l’ensemble de nos politiciens pour voir qu’ils sont aussi opportunistes que Talleyrand …. Nous sommes gouvernés par des tas de merde dans un bas de soie : Des intégristes islamopithèques ont su accaparer tous les rouages de l’état et retourner leur vestes pour s’accrocher au pouvoir en faisant des pseudo-concessions sur leurs principes charia-istes… en donnant à la société civiles des miettes de libertés et en imposant en catimini un mode de vie axé sur la sacro-sainte morale arabo-musulmane… sans oublier de servir leurs propres intérêts (pécuniaires) avec un enrichissement qui laisse rêveur … Capitalisme rime avec islamisme, « qatarisme » et « turkisme » … Une gauche décapitée à la mort de Chokri Belaid qui s’embourgeoise et se disperse comme en témoigne le relooking Brushingué de la poupée qui ne sait que dire « Non » .. Le mari de l’autre. Un recyclage des anciens RCD qui sont devenus subitement de vrais révolutionnaires sous la conduite d’un commis de l’état bourguibien et benaliste… apparemment ce parti a su récupérer toute l’ivraie et laisser le bon grain …. Et nous voilà, pauvre peuple, en 2018, pressé comme des citrons par une fiscalité oppressante et tondus par une inflation galopante … Nous voilà en train de payer le train de vie du gouvernement et des gouvernants qui lui ne se sent pas concerné par la crise… l’austérité, non mais !!!? il y a le prestige de l’état à maintenir …. Nous voilà en train de rembourser via nous impôts, les dettes du pays contractées depuis 2011 … Nous voilà en train de payer les 200 000 emplois fictifs créés par la troïka islamopithèque … Nous avons les dirigeants que l’on mérite (me direz-vous)… Mais savions nous que nous allions trouver de la Merde dans le bas de soie de la révolution de la brouette ?   Le Grand Masturbateur TAkRIZ  

« De la merde dans un bas de soie »



العشق الصّافي لا يرعوي ولا يرتدع ولا يتراجع أبدا . حتّى متى ادلهمّت الأنواء وتلبدّت الظّلمة وقلّ الرّفيق. العشق الصّافي لا يقهروإن عسر.  وحبّ الكلمة عشق. ومثله احترام الذّات وتمسّك المتمسّك بإنسانيته وبميزة المواطنة الحقّة .ومثلهما الإصرار على أن تكون الدّنيا قوس قزح. والحرّية عشق أو لا تكون. عشق مطلق. الحرّية – كما زقزقة العصافيركما إيناع الزّهر والشّجر كما النّسائم العليلة كما انبثاق البهرة فجرا كما الأغنية يصدح بها راع في خلاء لاخلاء فيه أو صيّاد ليس حوله سوى الموج – لا ترتدّ أبدا .  وحدهم الطّغاة والمتسلّطون والجهلة وعديمو الضّمير والطّمّاعون لا يفقهون أنّ العشق لا يملى ولا يفرض ولا يوجّه ولا يغلب وأنّ الحرّية لا تقنّن ولا تؤطّرولا تعلّب ولا تحبس. والكلمة تحلّق وإن خال الجلاّد أنّه قصّ أجنحتها والنّبت الطيّب حتّى من الصّخر يخرج والسّماء البديعة لا ترهبها السّجون تطلّ عليها من عليائها والفكر حتّى في أعتى المنافي ينساب ويمرح. أينما كنتم اصخوا بأسماعكم تغنّي لكم الحرّية  وحين تضيق بكم أنفاسكم اصمدوا ولا تنساقوا لليأس تمدّ لكم الحرّية يدها وكلّما خفت النّور في أعينكم لا تهلعوا بل ركّزوا يزوركم قوس قزح ويحضنكم الجمال الجميل ويهدهدكم غد بديع.  ذات كتاب قال « سارق الطّماطم » : « اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام – شعرا وشهادات وروايات ورسائل – تجدوه سحرا وعواطف وصدقا وسكّرا وانطلاقا وتجديفا في بحار رائقة وشمسا حنونة وسلامة طويّة وعزما صلدا وانعتاقا و…حرّية. يعاتبنا كثيرون كلّما قال أحدنا إنّ في السّجن حرّية. ويسخط علينا البعض الآخركلّما صرّح مصرّح منّا أنّه لم يعش البتّة الحرّية كما عاشها سجينا. أنا عاشق البحر والنّسائم الرّقيقة وبسمات الأطفال وشهقات اللّذّة المتقاسمة والآفاق الّتي لا يحدّها حدّ وبراءة جيلنا أو غباءه أصرّ الّلحظة على أن أؤكّد أنّنا لم نعش الحرّية كما عشناها مطلقة سجناء لا قبل السّجن ولا بعد التّحرّر منه . »          

اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام


نساوين متخمرة مع ضرب الطبل تحل شعرها و ورا ظهرها تلوي يداها ,رجال تتبسم و اتبع بعينها, كلمة سر تتڨال لكل مرا في وذناها, يسخن الطبال اطيح تشطح على ركاباها ,هبطت تتصكك مصروعة ريڨتها تكشكش , داخت هزوها للمقصورة في عرڨها تفور حطوها على سرير اخضر,مسبولة تتبسم تڨول حضرت ساعتها, زادة شوية و خرجت تحكي عملى جدها اللي جاها وصلت للموت وهو اللي حياها حال العام ،حال العام فتڨت و زادت في جبتها سمنت وولو حاسدينها على زيادتها، كثر الحديث على هالمرا و قصتها ، فتحت وزيانتة و زادة من تحت المحرمة خرجت قصتها ، سفسراها طايح على كتافها ، ولات في العام تزور مرتين ايد فاها ڨفة فاها شمعات و بخور و يد فاها ڨصعتها، تمشي تضوي شمعة و تهبط دمعة، تدعي لجدها يطفي النار اللي ماكلتها ، تعدات اشهر تستنى و جدها ما جاهاش في المنام، و المرا زادت نارها و ليعتها،بقات الفام تتحدث على سبتها…و الناس، تڨول فوڨ جبح نمال دافنين صرتها، ناس تڨول ماكنها جن و ناس تڨول هبلوها وهي مزالت حليلتها ، المرا لا عندها لا و لاد و لا تلاد براسها تبوم ، راسها راس جارتها يغزلو في الصوف ،و كل خطرة و خطرتها ، على مجبد اك العام وهي تحكي على السبة تڨول صارت اليوم, توا سبعة سنين لتالي.. عرضهم راجل درويش و ناس تڨول بوهالي سلم و ڨالهم قاصدكم ,رجل لڨدام و رجل لتالي ,ڨتلو تحدث، ڨالها، جاتني فلانة بنت فلان في المنام و سماها و الحكاية جابها بالمعنى و الحديث علاها ، فجعت المرا و غيمة سماها و شدتها غصة و بكت بكية و جارتها معاها، سكتتها و مسحتلها دميعاتها في حوالاها …و شدت الطريق وين تهزها رجلاها شڨت الخلى كيما تحدثو علاها، و مزال الحديث ما وفاش… شڨت الخلى وين تهزها رجليها و ثوب الكتان اللي كان ساترها عراها و المشي حفاها ودماها وصلت لدوار فارغ فيه كان النساء و الا الصغار و الكبار اماليه في الحج غايبين، دخلت علاهم مفجوعة تاعبة عطوه حويرات تمر ڨتلهم ما عيني في تمر شربيت ماء تكفيني، و مضرب و غطى يدفاها بعد ما للمشي و البرد كلى عظامها غطوها و بقات عزوز منهم تحت راسها فايقة معاها، تسمع فاها وكل مرة هاك المرا تهتري في المنام تجبد اسم، و تتحدث بالصوت علي صار علاها.. و تهبط دميعات في هاك الليلة.. و العزوزة تتصنت تسبح و تسمع و تميل في راسها، على كل حكاية جبدت علاها حلت فمها تشمتت و من بعد غاضتها خممت خممت.. في كل كلمة بالكلمة و في كل خطرة و سبتها و هالمرا مزالت صغيرة و حليلتها، درويشة و بوهالية و صغرها هازها ، حمل الزمان و الرجال الصبر!! ، برا الصباح رباح ،هكا مخها شار علاها، هزتها عيناها رڨدت و زادت حلمت باها، فاقت مع الفجاري تهف لجارتها عود حطب في يداها، تنادي يا فلانة كانك فايقة اطلعيلي نحموا العافية، ڨلتلها هاني جاية الحزام واحل في الخلال تخبل.. هاني جاية ما نبطاش ڨالتلها هاني سبڨتك..، بقات العزوزة تطيب في كسرى، حظرت لولة مع خلوط جارتها ڨلتلها عڨداك، لڨم النار بالوڨيد، نخطف روحي لظيفة نفطرها، هزتلها كسيرة و شوية زيت هذاكا اللي قادرين عليه.. فيقتها و مدتهملها ، ڨلتلها كول هز […]

« دوائر -قطرة اخرى من « دوائر#


عمرو في الأربعين هكّاكة. يخدم خلّاص في الكار. على روحو. حشّومي و عاقل و ما يدور بحال حدّ. خدمة، قهوة، دار. حياتو تردّد حاصيلو. اما هو ديما يتبسّم. كان القرابلو يعرفو الّي هو ماهوش يتبسّم أما هذيكة الفورمة متاع فمّو. ما تتبدّلش. يظهر يتبسّم اما هو في الحقيقة يحبّ يردّ. عندو 5 و الا 6 صحاب اهوكا يقابلهم بعد الخدمة. صحابو ديما يلعبوا بروموسبور، محنة عندهم. كان هو ما يحبّش و يقلّهم نعرف ما عنديش زهر و ما نوكّلش صغاري الحرام. كلّ يوم يهبّط كابوسان يقعد يترشّف فيها بالصوت و يتلمّط في كعبة كعك و يتفرّج في صحابو يلعبوا في طرح رامي. يكرّزهم بالأصوات الّي يعمل فيهم بفمّو، اما حتّى واحد لا ينبزوا على خاطرو زوّالي و معقّد. و كيف يتجبدوا أوراق البروموسبور، الجماعة ياخذوا رايو. الماتشات الّي يسألوه عليهم ماخذة في الخاطر ديما يجيو صحاح. اما شيّ! قلّك ألف و أعوذ بالله! نعيش بالحلال و نقعد على قدّي و ما ندورش بالقمار. امشي يا زمان و إيجا يا زمان، نهار كيف النهارات الكلّ، قاعد على الكرسي متاعو في الكار، طلعت بنيّة حليلتها. صحيح معرّس و عندو صغار و يحبّ يعيّشهم بالحلال، اما الغريزة متاع التحرّش الجنسي ديما تغلب. حاصيلو شدّ هاك الطفلة يغمزلها و يخرّج في لسانو و يدخّل فيه بسرعة باش يفهّمها الّي كلّ شيّ ممكن و لا حياء في الكار ياخي مشاتلو تجري و وقفت قدّامو و صاحت « شبيك سي الورل تخرّجلي في لسانك ؟ تحبّ نطيّحلك قدرك و إلّا كيفاش ؟ فهّمني تراه ! » ياخي صاحبنا قعد يغزرلها ساكت و يتبسّم. بالطبيعة هي ما في بالهاش الّي هذيكة ملامحو الطبيعية ياخي عطاطو داودي حتّى من سائق الحافلة مالقدّام سمع صوت الخدّ متاع زميلو. صحيّبنا مسكين ترهوج و بدى يصيح وحدو « قدّم الوسط فارغ! قدّم الوسط فارغ!  » و هو يتبسّم. عدّى النهار الكلّ على الحالة هاذي لين كمّل الخدمة. تعدّى للقهوة يكركر في ساقيه، يلقى صحابو مكرّزين. ما سألهمش علاش مكرّزين، اما هوما سألوه على الصوابع الّي في وجهو. قلّهم مالنّوم. حتّى واحد لا كذّبوا كيف العادة على خاطرو زوّالي و معقّد. في وسط القعدة فهم من كلامهم الّي هوما مكرّزين من قانون المالية و الزيادات و كيفاش الدنيا غلات. زاد كرّز. و بينو بين روحو قال كان جيت مركانتي راني ما كليتش صرفاڤ من عند فرخة اليوم. و قرّر وقتها باش يلعب بروموسبور اوّل مرّة في حياتو. صحابو اعوام يلعبو و حتى مرّة لا ربحوا، اما هو لا تفهموا خايف يخسر و الا خايف يربح. الحاصل شرى ورقة و عمّرها كيف ما جا. من غير تخمام. يعرف الّي هي حكاية متاع زهر موش امور ثقافة. و ما قال لحتّى واحد الّي هو جرّب. صبّ الوريقة و طفّى الضوّ. و قعد يستنّى في نهار الأحد. نهار الأحد فاق مالنّوم بعد ما خرجوا النتايج. ما حبّش يشوفهم قبل ما يعمل قهوة و كعكة بالصوت. بعد ما كمّلهم و خلّى شطر القهوة في شلاغمو، يلقى روحو خاسر. و من نهارتها ماعادش ينجّم يتكلّم. بكش. اما قعد يتبسّم. صحابو ما فهموا شيّ. قالو لازم من قانون المالية الجديد، و الّا مالكعك Hamza BOUALLEGUE

إنّ بعد العسر




Si la révolution Tunisienne a influé sur bien des choses, elle a surtout enrichi le vocabulaire des internautes de mots, nés des médias occidentaux, et que tout un chacun s’est mis à employer de ci de là, sans trop comprendre ce qu’ils signifiaient. Nous avons eu tour à tour «  transition démocratique », «technocratie », mais surtout « maçouni ». Ah les francs-maçons…..qui n’a pas vu des triangles se dessiner de manière perverse dans l’architecture urbaine, ou qui n’a pas cherché à voir dans une photo, un signe que X ou Y appartienne à cette loge ? Connue de tous et pourtant tant fantasmée, la Franc-maçonnerie  s’est retrouvée au centre de tout débat stérile. La spontanéité des événements de décembre 2010 et janvier 2011 a été telle qu’il fallait bien trouver une explication autre que le « Takriz » généralisé….alors pourquoi pas les francs-maçons ? Après tout, ils ont bien été aux premières « loges » de la déclaration d’indépendance des USA et de la Révolution française, alors pourquoi pas nous ?  Si la Franc-Maçonnerie tunisienne est une réalité qui remonte à la fin du 19émé siècle et qui perdure de nos jours sous des vitrines associatives tel que l’ATUGE, qu’en est-il réellement ? Les francs-maçons influent-ils sur les débats actuels de société et sur nos politiques ? Autant de questions soulevées ici….mais commençons par le commencement…il était une fois….la Franc-Maçonnerie tunisienne : Qu’est-ce que la Franc Maçonnerie ?   Il n’y a pas de définition de la Franc-maçonnerie. Chaque obédience (courant) a sa définition qui lui est propre. La Tunisie étant, comme nous allons l’expliquer, sous l’influence du Grand Orient de France (GODF), nous allons ici présenter leur définition propre, inscrite dans leur constitution « institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, qui a objet la recherche de la vérité, de l’étude de la morale et la pratique de la solidarité » . Née au XVIIème siècle en Ecosse, la Franc-Maçonnerie est une organisation qui regroupe en son sein des personnes parrainées par leurs pairs afin qu’elles travaillent à des réflexions sur la société dans laquelle elles vivent. Sorte de « Think-tank » hiérarchisé au sein duquel un rite initiatique et symbolique (NDR : on s’amuse comme on peut) permet à chaque membre de gravir les échelons et de se la péter lors des repas de famille. Théâtralisée (accessoires, mise en scène, costumes et répliques au vocabulaire pompeux) les réunions maçonniques ont attisé la curiosité, puis la convoitise. Au fils des ans, c’est devenu « the place to be » et le droit d’entrée, sans couple exigé, se faisait de plus en plus sélectif, jusqu’à devenir une réunion de riches et de puissants (NDR : si tant est que l’on puisse différencier les deux). Durant ces réunions, se discutent des thèmes tels que la laïcité, l’égalité des sexes, la fraternité, et les notions de liberté. Mais ce qui s’y discute surtout c’est le moyen d’imposer les idées maçonniques au sein de la (des) société(s).  « Liberté, solidarité, laïcité, égalité »….tiens tiens….cela ne vous dit rien ? Non, Bouazizi n’était pas franc-maçon, attendez ! Allons-y étape par étape. Oui, la franc Maçonnerie existe en Tunisie, mais […]

Franc Maçonnerie en Tunisie : Entre mythe et réalité


 » Au combat de chaque tunisienne et de chaque tunisien à vivre dans un pays libéré des ténèbres de l’obscurantisme et des griffes des suceurs de sang. » Othman BABA Enterre ta colère sous mes paupières Lourdes de rêves et de sommeil, Enfouis tes cris aux creux de mes mains Tendues vers demain, Tendues vers l’oubli Et que danse sur le seuil de ma nuit Ton courroux légitime qui agite tes reliefs Et soulève tes vallons. Mon corps d’enfant vieilli avant l’âge trouve refuge Dans les soubresauts De ta poitrine que soulèvent les vents Porteurs de mauvaises nouvelles. A l’aube, ta danse deviendra cavalcade Et tes cris hurlements. Ton souffle chaud et assoiffé embrasera le firmament. Le soleil naissant sera le messager  de ceux qui ont perdu la voix De ceux qui ne trouvent pas la voie De ceux qui ici et là-bas Bousculent les certitudes Piétinent les tabous Et abhorrent la mauvaise foi Ma tête est assez large pour abriter Le silence, le vacarme la vie et le trépas Ma tête est assez large pour concevoir un pays   Où tarissent les larmes Où s’éclipsent les peurs Où fuse la joie Et renaît l’espoir. Ce pays, le mien, le notre Étendue immense de cris, De colère, De courroux et de désarroi On le refera !   Othman Baba , Peinte et poète à qui l’on doit notamment « Peut-être » aux éditions Badaoui, mêle plume et pinceau pour donner sa vision du monde.

La nuit ne sera pas longue, de Othman Baba



La classe politique titube, elle est ivre de pouvoir et d’argent. Remplissant son verre (et contre tous) à grand pot de vin qu’elle se verse dans une bacchanale où s’excitent MAUV-iettes et MAUV-ais. Se servir, plutôt que servir son pays et son peuple, telle est la devise de ces élus déviants, ou devrais-je dire d’Evian, qui font mine-éral d’être des saints-nourriciers. Le politicien ment en toute sincérité de son ignorance et de son incompétence, et il « Satan » à une légitimité validée par les élections et les érections d’un peuple en admiration devant les costards trois pièces qu’aucune presse ne veut tailler, par peur d’être privé de financements opaques, comme le son leurs collants de pute médiatique.    Les politiques,  cons-d’hommes et de femmes, sensés nous protéger, sont perforés, et les réservoirs de la BCT vidés ! Ils ne nous donnent qu’une illusion de Démocratie. S’il faut neuf mois pour mettre bas un bâtard issu de viol, il aura fallu 7 ans pour que la Tunisie se réveille d’une épisiotomie contre-révolutionnaire qui a déchiré tout espoir d’avenir. Le subtil vote utile s’est introduit dans la chair pour lacérer de sa lame rouillée, souillée, vielle de 92 ans, la mémoire de ceux qui sont morts pour la Patrie. Antiquités sorties du formol afin de rassurer la ménagère de plus de 50 ans, la Pro-stat et les pro des stat’ erronés dirigent et s’érigent en sauveurs, violeurs des droits, de l’Homme qu’ils ne sont pas eux-mêmes. Dans cette orgie politique, tout est songe et mensonges : illusion et désillusion d’un électorat désabusé car abusé, baiser de Judas sur le mont tunisien des oliviers où le Tunisien a été livré, pour 50 ducats, à ses créanciers.  Crucifié sur la potence de la maigre pitance, le Tunisien va-t-il renaitre ? Est-ce la résurrection de la Révolution ? La réponse est de savoir si le Peuple va tendre la deuxième joue après la gifle qu’il a reçu en pleine gueule… Tite Souris TAKRIZ

Politique : orgie et trahison


Avant toute chose, nous voulions remercier tous nos lecteurs et les amis de Takriz qui ont contribué anonymes ou pas au site. Nous leur souhaitons une très bonne année en espérant que le « takriz » diminuera, surtout chez les jeunes tunisiens.   C’est ainsi que nous avions commencé notre édito en décembre 2002, ainsi que nous l’avions commencé en décembre 2009… Nous voilà aujourd’hui en 2018, 20 ans se sont écoulés depuis que TAKRIZ a jeté sur la société, la politique et le net tunisien son premier pavé. Nous sommes en 2018, et le TYREX du net tunisien s’est une fois de plus réveillé sous les coups répétés de l’injustice et de l’oppression. Durant ces 20 années, nous avons vécu, tour à tour, 10 années de censures, 3 années de lutte acharnée qui ont mené vers le départ de Ben Ali, et vers ces 7 dernières années de désillusion. Dans une Tunisie, restée au temps du jurassique, nous avons connu la prison, la torture, l’espoir d’une Révolution aujourd’hui volée et d’un rêve de liberté confisqué par les dinosaures édentés de la politique. Mais nous nous réveillions pour crier notre étouffement ! En écrivant ces mots, j’ai une pensée pour mon compagnon de route, Foetus, qui, d’où il est, veille :  » Le Tyrex est de nouveau lâché, plus rien ne vas l’arrêter, tu verras, tu seras fier de nous ! Ceux de 98 sont là aussi, y’a Ptyx  et Corsai!re qui reprennent le navire. » J’ai également une pensée pour toi Zou. Oui, je sais, les tunisiens aiment à t’appeler « Ettounsi », mais pour moi, tu resteras « ZOU » à jamais. Paix à ton âme l’ami Zouhair, si TAKRIZ est encore vivant, c’est aussi pour toi, pour qu’à jamais tu restes ancré dans la mémoire des internautes, et dans le coeur des tiens. En écrivant ces mots, mes pensées s’envolent vers tant de choses: colère, tristesse, envie et rage…tout se bouscule. Je n’y arrive pas, c’est trop d’émotions pour moi. Alors je dirai juste : A Vous  A ceux qui sont morts A ceux qui veulent vivre A ceux qui espèrent A ceux qui crèvent A ceux qui rêvent     Waterman

Édito 20 ans


  Dans les coulisses d’un sortie en salle de Vent du Nord ,prévue pour le 10 janvier en Tunisie et le 28 mars en France, Walid Mattar,  se confie à TAKRIZ magazine. Entre ses débuts et les problématiques qui lui tiennent à cœur, Walid Mattar est revenu sur certains événements qui ont pu secouer l’actualité post 14 janvier dans le monde du cinéma, et sur la liberté acquise des scénaristes et réalisateurs grâce à une Révolution qui se veut à la fois politique et numérique.          Vous êtes tombé dans le cinéma comme Obelix, quand vous étiez petit. Dès 1993, vous adhériez à la fédération tunisienne des cinéastes amateurs. Qu’est ce qui vous a poussé vers cette voie  ? Disons que ce fût un pur hasard. J’avais 13 ans, et lorsque que l’on n’aime ni les cafés ni le rami, il n’y a pas grand chose à faire sur Hammam Ilf. Au collège et je suis tombé sur une affiche, accrochée par Kamel Staali alors membre de la F.T.C.A. du club  Hammam Ilf , et qui proposait un stage photo. J’ai foncé tête baissée pour rompre avec l’ennui dans lequel j’étais confiné. Après ce stage, nous avons eu une formation cinéma, puis nous avons réalisé quelques films collectifs. En parallèle, j’ai effectué un master en productique, pensant en faire ma carrière et lassant le cinéma une place de hobby, de passion. J’ai travaillé un an comme ingénieur, mais j’ai très vite compris que cela n’était pas possible. Après le Cuirassé Abdelkrim, je suis partie en France pour parfaire mon expérience pratique d’une licence en art du spectacle : j’ai appris sur le tas et j’éprouvais le besoin d’approfondir mes connaissances artistiques en histoire du Cinéma, en analyses de films… Depuis je n’ai jamais quitté cette passion dévorante. J’ai enchainé les boulots alimentaires et la réalisation de documentaires, de court-métrages pour en arriver aujourd’hui à mon premier long métrage  Vent du Nord. Vos films sont les photographies d’une société en lutte contre le système en place.  Est ce que Hervé, perdant son travail après la délocalisation de son usine en Tunisie, les jeunes du Cuirassé Abdelkrim, ou le héros de Baba Noël, migrant économique contraint d’accepter les impératifs d’un marché du travail (parallèle), sont une seule et même personne ? Même si il n’y a pas de thème récurrents dans mes films, il est vrai que les protagonistes sont souvent des personnes issues du bas de l’échelle sociale. Ce sont des gens qui luttent contre l’injustice, une lutte pour la survie, des personnes qui se battent contre un système absurde. Ce système, puissant, rogne les libertés pourtant fondamentales de chacun. La liberté de travailler, c’est le cas d’Hervé dans Vent du Nord, la liberté de se déplacer, inscrite dans la déclaration universelle des droits l’Homme dans le Cuirassé Abdelkrim, la liberté de rendre heureux ses enfants dans Offrande. La liberté de vivre dignement, tout simplement. Vous avez exercé, en tant que scénariste et réalisateur, avant et après 2011, avez […]

Un vent du Nord souffle sur Takriz : entretien avec ...



Ne tournons pas autour du pot : je suis contre la liberté d’expression. La liberté d’expression, ce n’est pas du tout dans nos traditions, c’est nul, ça fait de la peine et ça ne sert à rien. L’être humain vit beaucoup mieux sans. Depuis qu’on a inventé ce truc, les gens s’expriment sans cesse, à tort et à travers. Et pour quel profit ? Quel résultat ? Franchement, vous trouvez que la condition humaine s’est améliorée ? Depuis qu’on a le droit de parler, on a avancé en matière de connaissance de la Vérité ? Non, Michel Foucault l’a dit avant moi, à chaque fois que l’on emploie un mot, on trahit la chose qu’il désigne. La parole est douloureusement imprécise, vague, réductrice. À bas l’expression en toute liberté ! Vive le silence, et vive la parole contrainte, aliénée, opprimée. Au moins, avec cette parole là, on sait à quoi s’en tenir : elle est fausse et dangereuse, mais elle ne raconte pas partout qu’elle apportera son salut à l’humanité. Je distinguerais deux catégories de personnes à qui la liberté d’expression cause des torts considérables : d’une part, il y a ceux qui parlent, librement donc, sans réfléchir. Ils sont terribles, ceux-là. Vous les connaissez, ils disent n’importe quoi, sur n’importe quoi, et en général ça dure longtemps. En plus, depuis le début du Vingt et unième siècle, ils ont Facebook, Instagram et tout un tas de merveilles qui permet à leur expression libre de s’épanouir et de résonner au-delà du cercle de leurs intimes. Et puis, il y a ceux qui réfléchissent avant de s’exprimer. Ceux-là, qui sont sans doute minoritaires, sont encore pires. Ils passent leur vie à se demander ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent. Toujours à l’écoute de leur voix intérieure, ils alimentent la machine à produire du blabla. Quelle perte de temps. Pourquoi les gens s’expriment-ils ? Pourquoi ne gardent-ils pas leurs impressions et leurs opinions pour eux ? Je sais que vous pensez que je plaisante, que je fais l’intéressant. Après tout, je fais des films, et en plus on dit que ce sont des films « d’expression personnelle ». J’ai réalisé Le Fil, qui est vraiment un film libre dans son expression. Et puis Je ne suis pas mort, pareil, et L’Amour des hommes, je ne vous parle même pas de la liberté d’expression qu’il y a dans L’Amour des hommes. C’est vrai. Je bats ma coulpe. La vérité, je vous l’avoue, c’est que je cherche à atteindre un idéal de cinéma sans aucune liberté dans l’expression, et je n’y parviens pas pour le moment. J’essaierai encore. Un jour, je le sais, j’arriverai à faire un film qui n’exprimera rien du tout. Ce jour-là, je crois, j’espère, je serai remarqué à Hollywood. Joyeux anniversaire à TAKRIZ qui a fait beaucoup pour la liberté d’expression en Tunisie ( en croyant bien faire, je crois). Mehdi Ben Attia  

Liberté d’expression par Mehdi Ben Attia


                                                         « Joyeux anniversaire takri-Z »   Je ne suis pas le seul, à sentir en ce moment plus que jamais, la fin approcher… Au bout de 7ans de Révolution, la boucle semble vouloir se boucler. Les jeux sont presque faits. La machine infernale affiche un bouton « ON » et on attend juste le doigt de celui qui va appuyer en premier. 7ans, car il fallait bien que ce soit sous le signe du sept de Zaba, que les mauvais et les « mauveux » se passent discrètement le mot. Cette congrégation s’est enrichie de l’ennemi d’hier, Zaballah qui participe désormais au festin, et qui compte le moment venu, avec toute la bande réunie, lapider, massacrer, et se débarrasser une bonne fois pour toute de cette salope de Révolution. Alors qui va appuyer en premier ? Je veux croire encore, comme sous Ben Ali, que la plume, le verbe et le rire auront raison de la machine. Alors, comment ne pas voir la renaissance de Takriz en ce moment trouble de l’Histoire, comme un signe inespéré et un clin d’œil de Boukornine. Et comment moi, modestement moi Z, qui a été biberonné au lait de Takriz, il y a 20 ans, pourrait rester indifférent à cet appel du ventre. Takriz m’avait aussi ouvert ses colonnes et c’est sous ma première plume anonyme de PTYX, que j’avais rédigé mes premiers coups de gueule. Que ce 20ième anniversaire de la naissance de Takriz, soit le catalyseur de la nouvelle guerre que nous déclencherons contre la machine. Aux anciens et aux anciennes, ceux et celles qui sont rentrés dans les rangs, ceux et celles qui de guerre lasse ont abandonné la lutte, c’est le moment ou jamais de rependre le e-maquis !

Clin d’oeil de Z pour les 20 ans de sa ...


Figure de la révolte populaire qui a soulevé le bassin minier de Redeyef en 2008, vous avez été arrêté et torturé. Vous avez connu l’exil, un statut de réfugié politique….Gardez vous encore des séquelles de cette période ? De la détention et de la torture qui ont duré de longs mois passés dans une dizaines de prisons tunisiennes, je garde encore des blessures difficiles à cicatriser, d’autant plus que mes tortionnaires sont toujours en liberté. Toutefois, j’essaie de transcender ces épreuves à travers l’écriture. J’essaie de construire au fil des dernière années un témoignage, sous une forme plutôt littéraire, qui me permettrait à la fois d’affronter mes traumatismes les plus refoulés et d’éclairer les gens sur cette facette obscure et sadique du régime de Ben Ali afin que la vérité ne soit pas oubliée. Quant à mon expérience en tant que réfugié politique, elle fut riche, extraordinaire car elle m’avait permis de rencontrer de formidables camarades et amis en France, qui m’ont soutenu et aider à retrouver petit à petit mon équilibre. Le moment crucial de ce parcours d’exilé fut, après maints rassemblements de soutien au soulèvement révolutionnaire, la manifestation du 15 janvier 2011 à Paris: nous étions plus de 30 milles dans la rue à fêter la chute de Ben Ali, à peu près le même nombre de personnes qui s’étaient soulevés à Redeyef en 2008. En mai 2014, alors que vous manifestiez devant le ministère de l’intérieur pour la libération de l’un de vos camarade de lutte vous avez été violemment battus par les forces de l’ordre. Qu’en est il aujourd’hui de la plainte qui a été déposée ? Je n’avais pas déposé de plainte à cette occasion. Nous faisions campagne pour la libération de notre ami et camarade et il ne fallait pas détourner l’opinion publique de notre cause principale. Je me suis donc contenté des excuse d’un cadre du Ministère de l’Intérieur. Par contre, j’ai bel et bien déposé une plainte contre mes tortionnaires de 2008, le procureur a entendu ma déposition mais plus de nouvelles depuis deux ans. Je patiente sans désespérer, je ne suis pas prêt à lâcher l’affaire ! Aujourd’hui vous vous évoluez sur les planches dans une pièce de Jaafar Guésmi. Est ce que l’art est pour vous un nouveau mode de lutte ? Expliquez nous. Jaafar m’a plutôt offert l’opportunité de travailler avec lui en tant qu’assistant à la mise en scène. C’est une expérience extrêmement riche en enseignements et en rencontres humaines et artistiques qui dure depuis plus d’un an. La pièce est aussi bien une allégorie poignante de la Tunisie postcoloniale, avec ses complexités et ses contradictions, qu’une réflexion sur le quatrième art, où le jeu théâtral d’une pléthore de comédiens brillants s’allie aux performances fabuleuses de jeunes circassiens tunisiens. Une tournée internationale est prévue pour 2018. Sinon, pour répondre à votre question: je crois que l’art, et l’art vivant en particulier est un mode de lutte et un catalyseur de conscience collective très important. Il permet de communiquer […]

Moudhafer Laabidi se confie à TAKRIZ



Que dire lorsque l’on a rien à dire ? Que cette question me tombe fatalement dessus à propos de cette Tunisie bien aimée dont je conte tant et tant de fois depuis notre première rencontre en 2010 non pas les mérites- ils vont de soi- mais les injustices –elles ne vont pas de soi- n’est pas la conséquence que trop de mots ont été dits. Non. Tout- ou presque- pourtant a été formulé depuis 7 ans maintenant. Des théories qui verraient la main de forces crypto-américaines occultes derrière la chère Révolution à ceux qui pourfendaient la Troïka comme responsable des maux de la Tunisie depuis au moins la fin du monde ottoman (« Non non je vous assure Ben Jaafar n’a pas participé aux accords de Sykes-Picot » « Qu’est-ce que vous en savez l’islamo-gauchiss- avec deux S- vous vous ne vous rendez pas cooompte – avec trois O- de ce qu’ILS –en majuscule- font ? »), mes oreilles ont dû faire un tri héroïque de ce qui remontait au cerveau. Les palmes de la mauvaise foi étant remportées de main de maître par certains depuis Paris, il ne faut voir dans ma phrase précédente aucune pique à l’adresse de certains des meilleurs esprits de la banlieue nord de Tunis. La densité du commentaire post-révolutionnaire atteignant la couche d’ozone par concentration de forces contraires dans un espace pourtant réduit, poser une caméra revenait à créer un espace de respiration, de réorganisation possible et momentanée de ma pensée dans les chutes d’un évènement . Et surtout déjà percevoir que la lutte serait une course à l’épuisement. Voilà, c’est cela n’avoir rien à dire : commencé à être rattrapé dans la course à l’épuisement. D’une pensée qui tente de réorganiser le trop-plein du présent en 2011, me voici devenu entretemps un œil qui cherche en 2017 chez ses contemporains en Tunisie ce qui s’est peu à peu, sans que je n’y prenne suffisamment garde, ré-enfouit. Un peu comme regarder un poste de télévision éteint sous un portrait de BCE alors que la rue gronde d’un silence bruyant, et me demander quand j’aurai l’envie d’aller ouvrir la fenêtre pour écouter ce qui se passe dehors. Alors voilà, il me faut maintenant poser ma caméra dehors, filmer ce que je ne vois pas, le présent. Et attendre que l’image de l’avenir s’y incarne, un peu à la manière d’une photo dans son bain révélateur, et dont chaque touche se dessine bien avant de se compléter. Bref, j’observe, mais aujourd’hui je n’ai rien à dire.

Que dire quand on n’a rien à dire ?


    في التسعينات، كانت فمة قصة مصورة مصرية (أو كوميكس كيما يقولو غادي) إسمها « المواطن المطحون ». السيد هذا وضعيتو تالمون منيكة أصل، ولى يشبه لهيكل عظمي، ما عندوش معدة ومرمدينو في الخدمة وفي الشارع وفي حياتو الشخصية. هالمواطن المطحون هذا هو توصيف باهي ودقيق للمواطنين اللي عايشين ديكتاتورية. كتونسي كان يعاني من الديكتاتورية، مشكلة المواطنين المطحونين كانت أساسية عندي، خاطر المطحون ما يتكلّمش على حقو، المطحون بسهولة يولّي طحان والخليط يخلي صاحب الطاحونة أو زميمهم (الطحانة) عاملو بشرعو وينيك في البلاد والعباد.   فلسفيا، إنجمو نتسائلو :   من هم ؟ من وراءهم وماهي أهدافهم ؟ شكون جاء قبل ؟ المطحون والطحان وإلا زميمهم ؟ وهل أنو المطحون مسؤول على الوضعية متاعو وهل أن يستاهل الشلابق والبزق اللي ينيك فيهم كل نهار وهو يكشّخ ؟   المطحون زوز أنواع سيدي خويا. المطحون الأول هو مطحون جاهل، موش بمعنى سبّة، لكن بمعنى أنو ما يعرفش. المطحون ما يعرفش اللي البوليس ما عندوش الحق يدخلو زوز صوابع خاطر رشقتلو في العشية معد كاس نعناع أخضر. المطحون ما يعرفش اللي عرفو في الخدمة ما عندوش الحق يحل سروالو عليه ويتبول عليه بالواقفة منغير حتى سبب. المطحون هذا عادة ما يقلب العنف والتمرميد اللي هابط على ظهرو في مجالات أخرى ما عندها حتى علاقة بالمجال اللي يهز فيه في العصبة يوميا. مثلا، المطحون تلقاه مغروم بالكورة للطولة، ويكره أي جمهور موش تابعو، وتنجم تبدل الكورة بالدين مثلا، ويولي يكره جمهور الشيعة، وكيف يفد يتعدى يولي يحاول يطحن في مواطنين مطحونين أخرين، عادة ما يكونو مواطنات مطحونة، فيهبط على مرتو بالضرب، ويمرمد أختو خاطرها ممكن عندها صاحبا أما ياخو المصروف من عندها وهات من هاك اللاوي. المواطن المطحون موش عارف ربي وين مدّيه، وخاصة ما يعرفش اللي موش كان هو مطحون، هذاكا علاش ما يخممش حتى نهار باش يتلم مع مطحونين اخرين باش يوقفو زميم الطحانة عند حدّو.   المواطن المطحون من الصنف الثاني هو الصنف الخطير. هو الصنف اللي تالمون تشبّع بقيم الطحين والتكربيس وفهم اللي عادة ما المطحونين يبلّعو أفامهم وموش فاهمين أنهم هوما الأغلبية، هاذم يولي كيما يقولو الاخوة التروتسكيين « كومبرادور » ولا في أمريكا « الزنوج المناصرين للعبيد ». يعني، في عوض أنهم يفيقو على وضعهم، دورهم الأساسي يولّي أساسا إقناع المطحونين الأصليين أنو ما ينجموش يحسنو حالتهم، أنو « ليس بالإمكان أحسن مما كان »، و »ربي باش يعوضلهم على التمرميد »، أو المقارنات الفاشلة من نوع شوف الصومال ومسلمي بورما وإسكيمو دوز وإحمد ربي على ما عطاك. طبعا زادة فمة منطق التخويف والترهيب من أي محاولة تغيير، « رد بالك فلان توزّر » ولا « هذاكا تبعث وراء الشمس » خاطر تكلّم وفضح المستور، وإلا منطق « خلي أهل البلاء في البلاء ». المطحونين هاذم برتبة طحان مستقبلي باش تلقاهم زادة مع أي فكرة « عامة أو سائدة » كيما الإعدام وحق البوليسية في ضرب المجمرين وضد المثلية وضد وضد وضد. هدف المطحون هو أنو يولي طحان وأنو زميم الطحان يحسسو أن يفرق على المطحون العادي وأنو الطحين متاعو وصّلو باش يرتقي في سلّم الطحين.   نوصلو توة للختام والجواب على السؤال : أش نعملو مع دين ربّهم ؟ بالنسبة للمطحون الأول فالحل واضح : نيك حطلو أمبولة ضو في عينيه، عيّط عليه في أي فرصة، أقرصو من أحناكو (باش ما نقولوش بلاصة […]

ولا تقربوا المطاحن ما ظهر منها وما بطن


Maintenant que les ardeurs se sont calmées et que les esprits ont à priori repris leur bon sens, je souhaite revenir sur un épisode qui m’a véritablement marqué en 2017, à savoir la sortie de Tunis by Night et son rapport avec certains médias en Tunisie. Au-delà de la paternité de ce film, je souhaite m’exprimer en toute harmonie avec mes valeurs du respect et en toute adéquation avec une problématique qui a une grande importance pour moi : à savoir l’urgente question de la critique cinématographique dans les médias en Tunisie. Je me demande simplement ceci : Où est passé la véritable critique cinématographique dans nos médias ? Quand je parle de la critique cinématographique j’entends bien celle qui s’apparente de l’école francophone d’André Bazin, François Truffaut, Jean Collet… Jusqu’à Charles Tesson, Alain Bergala et Serge Daney. Une critique qui compose son verbe à travers la sensibilité artistique et la connaissance cinématographique. Une vision pénétrante à travers le prisme de l’histoire du cinéma qui va au-delà du cinéma pour rencontrer la sociologie, la philosophie, la psychologie, l’ethnologie et l’art dans toutes ses formes. Dans cette dernière expérience de Tunis by Night, j’ai été confronté en une très grande mesure à des : Donneur de leçons sans contenus. Des frustrés de la réalisation sans connaissance solide du sujet en question. Des émetteurs d’avis superficiels présentés comme vérités ultimes. Des accusateurs, dictateurs de gout, s’exprimant avec grand dégout. Des « Si j’étais à ta place… » Des « t’aurai du faire… » Des apprentis penseurs qui « pensent » comme si le fait de compliquer un propos en le rendant hermétique au lecteur, leur donne plus de crédit. Dans toute cette cacophonie médiatique sans résultats utiles ni vrai apprentissage, il fallait se contenter de la « grande » satisfaction de passer à la télé ou le « grand privilège » d’être interviewé pour un journal. Certains « critiques » ont pensés que j’avais du mal à accepter la critique.  La vérité j’adôôôôre la critique, comme dirait « Chouchou », quand elle : UNE CRITIQUE. Je n’ai pas besoin de dire que j’ai grandi avec « Qu’est-ce que le cinéma » de Bazin, « les films de ma vie » de Truffaut, « la création selon Fellini » de Collet  ni prendre en photo les piles des Cahier du cinéma, pour justifier ma connaissance des bases élémentaires de la critique cinématographique. Je reconnais qu’avoir simplement des références cinématographiques ne fait de nous un connaisseur, mais ne avoir une vraie connaissance approfondie fait de celui qui prétend exercer ce métier, un aventurier sans boussole ou un chimiste sans la table de Mendeleïev. Ce qui est surprenant dans tout cela, c’est la tribune qui est réservée à certains apprentis sorciers et à partir de laquelle ils jouissent de ce plaisir d’être des donneurs de leçons ou des juges d’instruction. Leur influence est malheureusement de taille, même si à force de répéter la même mélodie avec le même vocabulaire, la même tonalité, les mêmes terminologies, la même stratégie de dénigrement, les mêmes stratégies de glorification, elle finit par te donner la nausée tellement ça sent le faux et le […]

Critique ? Vous avez dit Critique ? par Elyes ...




Certes, la révolution dite du jasmin nous a apporté des libertés, dont la liberté d’expression, les régimes dictatoriaux nous ayant muselé durant plus d’un demi-siècle. Un acquis inestimable, et espérons-le irréversible. Mais faut-il se contenter d’une liberté institutionnelle, purement formelle ? Non, sans hésitation. C’est maintenant dans nos têtes qu’il faut la faire, la révolution. La vraie liberté n’est pas un cadeau tombé du ciel, c’est le fruit d’un long travail sur soi-même, d’une conquête intérieure. C’est briser la gangue de fer du formatage des parents, de l’école, de la rue et des copains, dans lequel on nous a enfermé depuis l’enfance, nous délester du poids des conventions sociales qui nous a écrasé. Dynamiter les préjugés, les tabous et les interdits, dont on nous a ligotés. La vraie liberté, ce n’est pas déblatérer, pérorer, faire le paon sur les écrans de télévision, après être passé chez le coiffeur pour se faire faire un brushing. C’est arrêter d’applaudir à se peler la paume des mains et apprendre à s’indigner, à s’insurger et à clamer son désaccord. Apprendre à décrypter la langue de bois des discours officiels, à retourner les cartes diffusées par les médias – nationaux ou étrangers – pour découvrir ce qu’elles cachent. Ignorer la doxa et son cortège de morale préfabriquée ( ce que Nietzsche appelait la moraline ) et fabriquer sa propre morale avec ses valeurs intériorisées. La liberté est le combat de toute une vie, exigeant vigilance et ténacité. On ne naît pas homme ( ou femme ) libre, mais on peut le devenir. 30.12.2017 Ali Bécheur

La conquête par Ali Bécheur


Vous savez, pour la plupart d’entre vous (pour les autres, c’est même pas la peine de leur adresser la parole), que les solutions aux problèmes de la Tunisie existent, pourtant, vous n’en parlez même pas ou les évoquez si peu, alors que la Tunisie va droit vers le mur de la cessation de paiement. Pour des raisons politiques, vous préférez éluder les problèmes, vous préférez naviguer en eaux troubles alors que le pays est déjà à terre, que la maladie, la faim, la misère, la haine, le suicide, l’exil et toutes les formes d’aliénation sont en train de croître de façon exponentielle. Vous savez qu’avec 400 000 fonctionnaires en trop, L’État est devenu un boulet pour le pays, mais vous ne faites rien pour crever l’abcès. Vous savez que le libéralisme sauvage va enrichir encore plus les riches, appauvrir les pauvres et éliminer cette classe moyenne qui à permis à la Tunisie de tenir debout. Vous savez qu’il suffit simplement d’une volonté politique réelle pour éliminer le terrorisme et relancer tous les secteurs de l’économie. Vous savez que des centaines de gros investisseurs veulent travailler en Tunisie et que c’est l’aveuglement du gouvernement et l’abominable mentalité de l’administration qui les éloignent chaque jour de ce pays. Vous savez que si vous ne le faites pas, de l’Éducation jusqu’à la Santé, tout va tomber en ruine. Vous savez que la corruption et la saleté ne sont qu’une question de discipline, une discipline que vous ne pouvez même pas appliquer à vous même ou à vos proches. Vous savez que les capacités de ce pays sont énormes, mais vous continuez à les ignorer, rendant fous les gens capables. Vous savez que ce qui cloche, c’est le mauvais esprit, la jalousie, les égos, l’envie, la méchanceté, la haine, la paresse. Mais vous perdurez dans votre hypocrisie et vos fausses certitudes, comme si tout allait s’arranger tout seul et qu’il ne s’agit que d’un mauvais cycle qui pas passer tout seul. Réveillez-vous, ouvrez les yeux, dans quelques mois, on ne pourra même plus appliquer les solutions qui sont aujourd’hui encore possible. Ce sera trop tard. Trop tard !

Lettre ouverte de Abdellaziz Belkhodja aux Politiciens



Tous les hommes naissent libres, s’exclament les défenseurs des libertés, alors que les humains naissent tous avec un cordon ombilical qui a servi à les faire vivre dans le ventre d’une maman, leur apportant nourriture et oxygène. Briser cette dépendance se fait en coupant le cordon ombilical avec une pince spéciale. Un acte violent qui provoque chez l’enfant le premier traumatisme et le plonge dans un état de détresse et de stress… C’est peut-être la raison pour laquelle on n’a jamais vu, depuis la création de l’espèce humaine, un nouveau-né, rire et applaudir sa venue au monde. Bien au contraire, ils pleurent jusqu’au spasme du sanglot, hurlent de tout leur corps et crient ouaaaaan, ouéééééén, et ce langage commun veut tout simplement dire : Eh merde ! je débarque chez les bruts, les bêtes et les méchants… Après des mois où il a mené tranquillement une vie intra-utérine aquatique, la première violation de la liberté ne se fait pas attendre : On va empêcher par tous les moyens ce bébé de pleurer, de communiquer et d’exprimer au bout de ses larmes son indignation… Un bataillon formé de la mère, du père, des frères et sœurs s’il y’en a, des infirmières, de la mamy si elle est encore en vie, du papy du côté du père, des cousines, des copines, des voisines, de la nounou qui va se faire des sous, et je ne sais qui d’autres… Un bataillon avec des hommes et des femmes, grands, forts et féroces qui s’agitent, s’excitent et des fois s’insultent pour stopper les larmes du bébé et l’empêcher de crier. ـ أميّ علاش يبكي؟؟؟… ـ استناني ساعة لاهية في راجلك ما عرفش يهزّو … شعرة لا قسملوا كرومتو… البهيم يقعد طول عمرو بهيم وكي تكثر عليه البهامة يتحوّل لبgرة… قتلوا أذنّلوا في وذنو باش يطلع مالذريّة الصالحة… قالي أناهو مالآذانات… نعرف كان متاع « الصلاة خير لكم من النوم  » وقتها نبدا مروّح مالسهرية… وتخلط الحماة يديها فارغة… والنافسة ينـّgز عليها قطّوس نفاس… وتاكل بعضها… وأك المولود الجديد يمرمطوا فيه من يد ليد… دزّولوا البزّولة في فمّو… دوّشولوا…. نشّفولوا … لعّقوه وقمّطولوا صىرّتو كيما يقمّطوا البيبيات الكل…  مشطولوا شعرو على جنب كيما الصغار الكل… رشّوه بالقوارص متاع الصغار الكل… علّقولوا مسّاك فيه خمسة وحوتة وحطّوا تحت المخدّة حصن الحصين كيما يعملوا العربان الكل… لبّسوه حوايج بلا لون… لا جوهري لا غبرة على خاطروا في كرش اموا كل ما تعمل écho يغطّي أعضاؤو التناسلية … كان يحبّ يطلع ما يشبّه لحتى حدّ وحتى شيّ…  كان يحبّ يطلع حرّ… فهم نهارتها إلّي الحريّة صعيبة وبحرها غارق وسومها غالي … يعطيوك إسم… وإنت ساكت… تكره مطعم الحليب… تشرب وإنت ساكت… ريحة القوارص تجيبلك الردّان… يفوّحولك وإنت ساكت… يلبّسوك على كيفهم… وإنت ساكت… يعطيوك ورقة وأقلام زيّانة ويقولولك صوّر … تخربش الورقة وإنت ساكت… وتكبر… وتقول توّه انّجم نبكي… تحشم بدموعك… نستنى حتى تسكّر على روحك بيت… وتبكي في الظلام… وإنت ساكت وتفرعن… وتولّي عندك راي وعندك موقف… يطرّد الليل النهار…وإنت ساكت ويمشي في بالك إلّي الحرية انّك تكون خارج زنزانة… غرفة توقيف… خارج السرب… السّيستام… خارج La pensée savante, intelligente, les règles, […]

L i b e r t é … Ce mensonge ...


Plus que jamais, le temps des raves est arrivé. La musique est résistance.  Résistance par le son.  Résistance à la médiocrité.  Résistance a la mort.  Par les fréquences que nous délivrons, nous artistes électroniques, nous bouleversons l’ordre établi de la morosité ambiante et de la léthargie stagnante. Nous avons un devoir de proposer une réponse a cela. Ceci est notre responsabilité.  Les vibrations sonores que nous proférons à l’audience sont notre arme et notre ode a la vie. Nous propageons nos sons pour que les gens dansent, pour qu’ils se sentent vivants. La danse c’est la vie et nous sommes les maitres de cérémonies.  C’est notre droit humain de faire écouter nos musiques et de les partager autour de nous. Nos fréquences sont notre réponse a ce monde et a ce pays que nous aimons. Notre pays, notre patrie, nos terres et nos espaces publics. L’espace public nous appartient. c’est notre droit citoyen et il est de notre responsabilité et devoir d’y propager nos fréquences qu’on passe tant de temps à sculpter et a choisir afin que l’audience en jouisse. Stop à la médiocrité des ondes commerciales. Stop à l’assujettissement à la publicité, au chiffre d’affaires et au taux d’audiences faites sur la médiocrité. Créons une révolution sonore sans attendre qu’elle nous soit autorisée. A nous de la prendre.  Il en va de notre dignité.  Il en va de notre existence. Créez des Raves.  Créez des lieux de fête.  Créez des espaces.  Créez des Raves. Rave ! The Soundboy TAKRIZ

Rave people, rave !


  Pour un parfait comploteur machiavélique super-puissant et capable de manipuler le monde entier, il n’y a rien de plus facile, ni de plus compliqué que de renverser un dictateur aussi insignifiant que zaba. Ah ! je le dis tout de suite : pour renverser zaba, un bon coup d’Etat classique, à l’ancienne, avec une équipe restreinte et une exécution rapide et furtive, aurait largement suffi. Mais pour les fayots du régime, qui continuent à porter la farine alors qu’il n’y a plus de blénali, c’est impossible que le gars dans lequel ils avaient misé leur froc et leur cul pouvait sauter en un mois comme un vulgaire l’un d’eux. Pour eux, c’est impossible qu’ils soient aussi nuls et que tout leur saute à la gueule sans rien voir venir, voire il se pourrait qu’ils aient été les idiots utiles de leur propre farce. Alors ils inventent une explication des débiles qu’ils sont : le complot selon leur dissonance cognitive de misérables lèches-trous-du-cul c’est un coup en 325 bandes sur 10 millions de boules et sans faire tomber la noire en même temps que la blanche. Voilà : le comploteur machiavélique super-puissant pouvait très bien allonger quelques zéros à une bande d’opportunistes parmi les chiens qui tournaient autour de leur clébard-en-chef et ça aurait très bien fonctionné. Mais il a préféré se dire : « Tiens ! Et si je faisais plutôt un plan complètement WTF qui pouvait foirer sur un rien et qui, s’il réussit, fera de la Tunisie une démocratie ? » Ah oui, Parce qu’en plus, c’est bien connu, les comploteurs adorent les démocraties et détestent les dictatures et régimes mafieux et crapuleux qui concentrent les pouvoirs dans une seule main de marionnettiste. Sérieux ! Un citoyen à Sidi-Bouzid se met le feu, son clan se vénère et déboule tout niquer. Les clans autour, qui sont tout aussi véners, se mettent à tout niquer aussi. Et comme il n’y a rien à niquer dans ce bled, à part le régime, alors c’est le régime qui se fait niquer. Forcément, zaba, qui ne veut pas que son régime se fasse niquer, envoie ses zombies en riposte et raconte à qui veut le croire qu’il combat des terroristes. Mais comme ces terroristes n’ont pas la gueule de terroristes et que tout le monde a vu ça sur facebook, alors les régions proches, qui sont aussi remontées, déboulent tout niquer, toujours forcément le régime, vu qu’il y a toujours rien dans ces zones-là à part ça. Alors zaba se croit malin et envoie plus de zombies et continue à raconter des conneries que seuls ses fayots continuent de gober, croyant qu’à force d’y croire ça allait devenir vrai. Et vu qu’ils gobaient ses conneries et qu’il lui disaient merci, zaba a cru en retour que ça roulait pour lui. Du coup ça se vénère encore plus en Tunisie et encore plus partout. La boule de neige qui rase tout sur son passage devient de plus en plus grosse et atteint les régions […]

C’est l’histoire d’une boule qui devenait de plus en plus ...



Artiste reconnue, vous figurez comme une figure libre de la jeunesse tunisienne, c’est également ce que représente Aziza dans le film TUNIS BY NIGHT. Pensez vous que la Tunisie post 14 janvier est une Tunisie libre ? La Tunisie post 14 janvier est sans doute plus libre que celle d’avant. Cette liberté est encore fragile, d’autant plus intimidée par un contexte de crise socio-économique et d’une pression émanant de la divergence des projets sociétaux existants au sein de la société comme au sein de la classe politique. Le retour des vieilles pratiques est très inquiétant surtout qu’il est accompagné par la présence de certaines figures du passé avec presque autant de pouvoir qu’avant. Il est fort probable que tout cela soit un passage obligé, nous sommes des funambules traversants ce fil fin et coupant mais il faut bien arriver a bon port, enfin il faut y croire, et puis vous êtes là !   Que pensez vous de la hausse de 6% sur les produits culturels prévue par la loi finance 2018 ? Honnêtement en ce qui concerne la hausse sur les produits culturels, je n’arrive pas à me faire un avis « juste ». Car nous ne sommes pas à ça près, le chantier des reformes culturelles est bien plus complexes. En Tunisie, nous les artistes, nous n’avons pas de statuts, pas d’assurance et pas d’institutions qui permettent une paie ou un travail régulier. Partout dans le monde, être artiste c’est se confronter perpétuellement à cette précarité ( faire un saut dans le vide et accepter des hauts très hauts et des bas très très bas), vous imaginez ce que cela peut être en Tunisie ? La production artistique est organiquement liée aux subventions de l’État et n’est pas sur le point de devenir autonome. La culture est encore centralisée (ce chapitre à lui seul nécessite des pages) et en considérant la situation économique, la culture (cinéma théâtre danse arts plastiques…) est sans doute en ce moment un luxe qu’une grande partie des tunisiens ne peut pas se permettre. Le retour de TAKRIZ va également se faire sur la scène politique. Si nous vous nommions ministre de la Culture, quelle serait votre première réforme ? Je ne pense pas un jour être intéressée par ce poste mais si jamais vous me le proposez, la première reforme serait de trouver, créer, inventer, des fonds pour remettre les théâtres et les cinémas a Tunis et en région dans un état correcte (ou les créer la où ils n’existent pas) pour accueillir des spectacles et des films et ainsi, pousser à une production régulière et rentable (avec une billetterie soutenue par l’État pour les plus démunis, je n’invente rien hein!). Il faut faire travailler de manière plus importante les gens de la culture et faire parvenir cette culture partout en Tunisie, avec un vrai réseau de distribution nationale et un vrai accompagnement des projets culturels, jusqu’au moment ou ça joue devant un public. La culture doit être représentée partout dans de bonnes conditions. Je […]

Amira Chebli se confie à TAKRIZ


De France 2  à Arte en passant par CNN, RFI ou TV5 monde, William Irigoyen est un nom que l’on ne présente plus dans le milieu du journalisme. Il dépose ses mots, toujours très justes, sur de nombreux journaux : Le Monde diplomatique, L’Orient littéraire, La Cité... Mais William Irigoyen est également écrivain, on lui doit Jeter le JT – Réfléchir à 20h est-il possible, aux éditions François Bourin, où il dit rêver d’ « une sorte de Vatican II de la grand-messe télévisée ».  Lorsque nous lui avons proposé d’écrire pour TAKRIZ, il a été prudent, mais son volontarisme a fini par prendre le dessus sur toutes les questions qu’il a pu se poser. Le voici donc sur TAKRIZ magazine. C’était le 14 janvier 2011. Ce jour-là, la Tunisie tournait une page de son histoire. Sous la pression du mouvement de contestation populaire qui avait débuté quelques mois plus tôt à Sidi Bouzid le président d’alors, Zine el-Abidine Ben Ali, quittait la scène politique. Après vingt-trois ans de règne musclé, l’autocrate déchu prenait la fuite avec sa femme. Direction : l’Arabie Saoudite. Bien que me trouvant à distance de notre voisin méditerranéen, j’ai vécu tout cela en direct. Le soir même, en effet, je présentais Arte Info, rendez-vous quotidien d’actualité sur la chaîne franco-allemande. Moncef Marzouki, qui allait bientôt devenir numéro un de son pays d’origine, était alors en duplex de son exil français. En lien permanent avec sa patrie, il nous fît le récit des événements. Nous avions prévu trois minutes d’entretien. La discussion dura bien plus. Grâce à cet envoyé spécial – qui n’en était pas un – nous avions l’impression, nous autres Français et Allemands, d’être auprès des Tunisiens, ceux-là même qui, disait-on, avaient été les premiers à vouloir emporter le monde arabe vers un printemps radieux. Nous sentions l’ivresse démocratique d’un peuple qui exigeait des changements profonds, des conditions d’existence plus décentes, une vie meilleure en somme. Sept ans après, une question se pose. Tout cela est-il arrivé ? N’étant pas un spécialiste de ce pays, je laisse à d’autres le soin de répondre. Takriz a sa petite idée là-dessus. Mais peut-il l’exprimer ? Jusqu’à il y a peu, je l’avoue, je ne connaissais pas ce webzine, porté semble-t-il par des maquisards de la liberté. Par la grâce des réseaux sociaux, voilà qu’un beau jour, je reçois une proposition d’écrire ces quelques lignes. Un honneur pour le journaliste apprenant l’arabe que je suis, qui plus est fils d’un pied-noir ayant vécu une partie de sa vie à Sfax. Mais un honneur auquel je réponds par la prudence. Suis-je bien sûr de savoir où je mets les pieds ? Mon interlocutrice me rassure, m’envoie des articles et des liens internet. Les recoupant avec mes propres informations je juge par moi-même. Cette prudence, je la revendique. Il ne faut jamais foncer, tête baissée. Je regarde donc, tente d’en apprendre encore sur ce média mystérieux. Il est peut-être question, lis-je sur le net, que certaines personnes liées à Takriz jouent, à l’avenir, un […]

Takriz de nouveau à l’abordage par William Irigoyen


Il fut un temps où le peuple avait soif de Liberté et de Dignité. Aujourd’hui il se contente de boire la pisse que lui servent les médias numériques. Une pisse contaminée par une absence totale de travail d’investigation et par une autocensure de ces même médias qui tremblent devant l’éventualité d’une condamnation. Big Brother is watching you, et si il est Orwell moins le quart au pays de l’info, l’État d’urgence se charge d’égrainer le temps dans le sablier du tribunal militaire. La Presse s’empresse de se bâillonner elle-même dans un exercice BDSM de bondage où les liens se partagent et se likent dans l’anti-chambre du Donjon Facebook. Soumis à son maître, le 4eme pouvoir n’existe pas en Tunisie. Ne se donne à la lecture qu’un semblant de journalisme qui se contente d’écarter ses lignes pour offrir des informations décongelées : un titre, racoleur, comme une pute sur le trottoir du net, et un contenu, aussi vide que les couilles d’un retraité après une heure de branlette. Facebook est devenu le centre névralgique de ce que nous consommons jusqu’à l’indigestion : un fast-food, au menu duquel sont proposés selfies mégalo et statuts d’intello. On copie, on consomme, et on colle, on se gave comme une oie, bien loin du Capitole : rien n’est digéré. Nos doigts, souillés par ce touché anal médiatique, s’engouffrent au fond de notre gorge pour nous aider à vomir l’information que nous resservons à notre tour aux 5000 amis qui applaudissent devant cet exploit culinaire et littéraire : de la merde ! On nous sert de la merde et nous nous en nourrissons avec une boulimie scatophile, heureux de cette liberté nouvelle qui nous a été donnée à grandes mares de sang. Mais après tout qu’est ce que la vie de plus de 300 personne devant le plaisir de manger goulûment les excréments numériques de ces milliers d’incontinents rectaux au sphincter défoncé par la connerie ambiante. Nourriture spirituelle au goût de fumier politique, composte où se mêlent jasmin fané et cadavres en décomposition, dans le jardin d’une révolution violée.    Tite souris TAkRIZ

Indigestion médiatique





Je suis énervé J’ai perdu mon arme Ma camera de poing Le jour où j’ai rejoint Par mes poèmes sans point Les 20 ans des révoltés Est-ce juste un hasard Ou bien le prix d’être fêtard Vivre le noir et agiter tard Big Brother n’a pas de répit Et il ne fait pas dans l’oubli Plus rien à perdre Ramassons nos histoires L’Utopie reste le seul chemin !     MACH 26.12.2017

Les 20 ans des révoltés par Mahmoud Chalbi





Ghazi Beji et Jabeur Mejri, ont été accusés le 5 mars 2012 d’ «atteinte à l’ordre public », «transgression à la morale» et «apport de préjudice à un tiers». Tout deux ont été condamnés à 7 ans et six mois de prison et 1200 dinars d’amende. Tout cela pourquoi ? pour avoir partagé leurs idées sur Facebook. Athéisme, critique de l’Islam, ces deux jeunes ont vu leur vie basculer pour avoir osé croire que la Tunisie post 14 janvier était la Tunisie de la liberté retrouvée. Si Jabeur s’est fait arrêter et a purgé sa peine (quoique gracié), Ghazi lui, a été jugé par contumace. Il est parvenu à fuir la nouvelle dictature Tunisienne, devenu le premier réfugié politique de la Révolution du Jasmin vite fané. TAKRIZ a souhaité laisser à Ghazi une tribune libre sur son magazine, et en c’est 20 ans de lutte pour liberté de la parole et de la pensée. Après 23 ans de censure, voilà le 14 janvier 2011 la chute du régime. Tout à commencé après la révolution du jasmin, le vent de la liberté souffle . Cela faisait 4 ans à l’époque que j’étais au chômage et j’avais espoir que la révolution nous apporte du travail et plus de liberté ! Mais voilà, à la fin de l’année 2011, les barbes commencent à pousser comme des champignons et les discours des intégristes religieux se multiplient : la révolution du travail et de la Liberté est récupérée par les Frères Musulmans, financés par l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite. Dés début 2012 je commence à recevoir des  menaces de mort à cause d’un livre que j’ai écrit «  l’illusion de l’islam ». Le 5 mars 2012 mon ami, athée, Jabeur Mejri est arrêté à Mahdia pour athéisme.3 Jours plus tard, sous les menaces salafistes et activement recherché par la police, j’étais obligé de quitter la Tunisie vers l’inconnu à la recherche de cette Liberté que je n’ai pas trouvé dans mon pays d’origine. Je n’ai pas envie de revenir sur mon exil : des mois de marche à travers plusieurs pays du d’Afrique du Nord aux Balkans, des nuits passées dans les forêts et les montagnes serbes. J’ai traversé 11 pays avant d’arriver en France : Tunisie – Libye – Algérie -Turquie – Grèce – Macédoine – Serbie – Roumanie – Hongrie – Autriche – Suisse – France. Des bombes en Libye, jusqu’à la famine en Europe de l’Est, j’ai tout connu, à ce à cause de ce que j’ai pu écrire ou dire. Liberté vous me dites ? De quelle liberté s’agit-il ? Ce n’est que que grâce aux aides financières de ma famille et des militants j’ai pu croiser que j’ai survécu. Je profite du fait que TAKRIZ m’offre c’est espace de liberté pour m’exprimer et les remercier un à un : – Ma famille – Tewfik Allal et Brigitte Bardet Allal / Fethi Benslama (Manifeste de la liberté) – Feu Abdelwaheb Meddeb ( Radio France culture) – Mouheddine Cherbib (FTCR […]

Témoignage : Ghazi Beji, réfugié politique en France pour avoir ...





    "Je suis donc par principe heureux d'apprendre le retour de TAKRIZ sur la scène publique, et je lui souhaite une vie longue, remplie de débats, pleine de bruits et de cet esprit irrévérencieux qui, à l'heure actuelle, est trop peu présent sur la place.   Je suis attaché à la liberté de penser et de s’exprimer. Même si j’avais des réserves quant au contenu de certaines paroles, j’applaudis toujours à leur présence, pour autant qu’elles soient sincères et favorables à la révolution; Je suis donc par principe heureux d’apprendre le retour de TAKRIZ sur la scène publique, et je lui souhaite une vie longue, remplie de débats, pleine de bruits et de cet esprit irrévérencieux qui, à l’heure actuelle, est trop peu présent sur la place. Vous exprimerez sans doute des positions avec lesquelles je ne serai pas toujours d’accord. Mais, comme j’ai eu l’occasion de le dire, je serai toujours avec la liberté d’expression et de débat, contre toutes les limitations qu’on voudra y mettre . Je renouvelle donc mon souhait de longue vie à votre site, le suivrai avec intérêt, et, si cela se présente, je n’hésiterais pas à y apporter des contributions, en vous autorisant par avance à reproduire tout ou une partie de se que j’ai pu publier ou de ce que je pourrais produire dans l’avenir. Gilbert Naccache

Gilbert Naccache pour Takriz



Qui n’a pas rêvé d’épouser une jeune vierge effarouchée qui aura attendu, dans la frustration de ses longues nuits d’hiver, que vous déboursiez des dizaines de milliers de dinars en fêtes pompeuses et offrandes nuptiales pour vous céder le Sacré Graal de son Hymen encore intact. Cela fait cher le centimètre carré de membrane, mais peu importe, vous aurez l’honneur d’avoir été le premier (surement pas le dernier) à avoir eu avec elle une pénétration vaginale. En ce qui concerne les autres types de pénétrations, les voix du Seigneur vous resterons impénétrables. Car si votre dulcinée s’est faite défoncée le cul sur la banquette arrière d’une voiture de location, vous n’en saurez jamais rien, et ce malgré tous les crédits bancaires que vous allez pouvoir contracter pour acheter sa virginité. C’est qu’elle est rusée la garce, et vous bien crédule par la même occasion, elle avait prévu le coup (de bite) et s’était assurée son image de « bent 3ayla » en acceptant de ne donner que son fessier dans l’attente de l’anneau marital. La bouche pleine du foutre de la veille, elle a crié son douloureux plaisir à son premier amour, (pas assez riche pour sa famille, mais bien mieux pourvu que vous), sans que jamais vous n’en sachiez ce qu’il en est.  Pendant que vous vous masturbiez devant votre écran sur cette levrette saccadée jouée par une blonde pulpeuse aux seins siliconés, celle qui allait devenir votre femme goutait, elle, au plaisir bien réel de la chair et mettait à « mâle » la frustration imposée par notre société pudibonde. Plus efficace que les points de suture, quoique plus douloureux lorsque cela est pratiqué de manière sauvage, la sodomie est la clef, pour toute les filles, d’un mariage réussi dans un pays qui rime avec hypocrisie et où  devoir conjugal rime avec vaginal.   Tite Souris TAKRIZ

Sodomie, la clef d’un mariage réussi


L’actualité nous rattrape et on est fou de rage. Les échouages d’énormes quantités de petits poissons sur nos plages de Mahdia à Zarsis. Déjà, quelques jours auparavant, Les iles kerkennah ont vu leurs plages inondées d’hydrocarbures et les dégâts socio-économiques sur les pêcheries fixes de type Charfia sont énormes . Ajoutez à cela la mortalité répétitive des poissons dans la baie de Monastir. La pollution marine dans nos eaux n’a plus besoin de démonstration. Devant une telle ampleur du désastre, on assiste comme d’hab’ à cette incapacité maladive des ministères de tutelle d’anticiper, d’apporter des réponses et de proposer une stratégie à long terme pour une gestion durable et responsable de nos ressources. Malgré l’engagement de la Tunisie aux conventions et autres accords internationaux, rien n’y fait. Ce n’est plus la peine d’envoyer encore des « cadres » a des missions a travers le monde pour encore « adhérer » et « s’engager » … quand on n’a pas les couilles d’appliquer la loi dans son propre bled. Quand, à part Éole, des mafias font la pluie et le beau temps dans nos ports de pêche. Quand les agents chargés d’appliquer la loi sont, pour la plupart, corrompus jusqu’à l’os. Quand des « grandes usines de la mort », inland et outland, sont intouchables a Gabes, a Sfax, a Kasserine et ailleurs. On comprend pourquoi la situation est devenue chaotique et ingérable pour les incapables de dirigeants, des couilles molles, qui comme on le dit ici « ma yia3irfou rabbou khra ken wa9it idhou9ouh »   Avant que le gouvernement n’évoque un pseudo risque d’attentat concernant le problème avec le petit état bédouin des EAU, il a été question de l’expulsion de quelques émirs tourbillonnés venus braconner l’outarde chez nous. C’est vrai qu’ils sont habitués, comme leurs semblables de la même sous région pétrolière et gazifière, à venir exterminer ce qui reste de notre faune désertique. Ces énergumènes qui ont pris du volume après le printemps arabe en tant bras financiers de la politique yankee, s’appuyaient sur une nouvelle nomenklatura dirigeante pour s’adonner à leur sport favori : Le braconnage. En expulsant les émiratis et en accueillant à bras, et fesses ouvertes, des quataris juste après, les représailles ne se sont pas faites attendre. Toujours avec leurs convois d’une dizaine de 4×4, protégés par l’armée et par une unité spéciale de la garde nationale, munis d’autorisations de toutes sortes et de toutes les couleurs (même el omda est partie prenante), il est interdit de les approcher, que dire d’appliquer la loi. Aux dernières nouvelles les quataris, avec à leur tête le demi frère de leur grand manitou, sont dans un lieu dit مخروقة Makhrouga à 130 km au Sud de Tataouine. Armés jusqu’aux dents avec leurs 5 « faucons sacrés »  introduits illégalement en Tunisie et gardés par des serviteurs Indiens. les brigadiers de la chasse de la région ne peuvent pas les approcher que dire de les verbaliser ni même de vérifier les identités des braconniers venus de ce maudit golfe. Bien que dans les autorisations il y est stipulé de « Ne […]

TAKRIZ écologique


Dans toutes les avant premières du film, un peu partout en France les premiers questions étaient toujours : est ce que le film va sortir en Tunisie, comment va t il être perçu, quels étaient les réactions des autorités, est ce qu’il y a eu de la censure etc… Comme si cela était normal voire espéré. Et notre réponse était toujours la même : non seulement il n’y a eu aucune censure d’aucune sorte, que nous avons écrit ce que nous avons voulu et tourné ce qu’on écrit, mais en sus nous avons été soutenu par le Ministère de la culture qui a été le premier financeur du film, et le plus important en montant. Depuis, le film est sorti en Tunisie après avoir été présenté au festival de Carthage, et là encore aucune pression, aucune réaction négative (de la police par exemple). Pour moi il est absolument évident qu’il y a là un signe indéniable que les choses ont changé car cela n’aurait pas été possible avant la révolution.  

Nadim Cheikhrouha, producteur de la Belle et la Meute, pour ...



شكراً شكراً للسبعة أو ثمانية وزراء إلي تداولوا على وزارة الصحة منذ بداية الثورة، على قراراتهم العظيمة و حوكمتهم الرشيدة. شكراً للعاملين بالوزارة إلي كل واحد فيهم أتعس من صاحبه، و إلي حد منهم ما يعطيك صرف من عدل. شكراً من عند الإطار الطبي و الشبه طبي و المواطنين على تفانيكم و تطويركم لقطاع الصحة في طونص إلي أصبحت اليابان و فرانسا و إنجلترا غايرين منو. شكراً على الفاسدين إلي رجعتوهم يخربوا في سبيطارات صفاقس، إلي يدخلولك بنت عمك تخدم بلاش مناظرة و يعطيوك السبيطار تقيم فيه حفلات زفاف و يهزوا الملاين من الدوايات من الصيدلية لرواحهم وقت إلي المرضى ما خلطوش عليهم. شكرا على قانون المعدات الثقيلة إلي بدلتوه و عطيتو به الحق لرجال الأعمال و الكناترية يصولوا و يجولوا و يحلوا مصحات في زك المدن الكبار و فيهم معدات طبية ثقيلة من غير إحترام قاعدة الشرط العددي للسكان . شكراً على حالة السبيطارات إلي السقف فيها مقعور، و الجرابع تحوس فيهم، و المعدات ملصقة بالسكوتش و الميزانية ما تسمحش بش تصلحوهم ، أما إلي تلقاو فلوس بش تبدلوا الريدوات الكل متاعهم بStore ألومنيوم. شكراً على « تطوير » الدراسات الطبية، إلي زدتوها عام ثم زوز، في خرق واضح للقانون، و حد ما را. شكراً على دبلوم الدكتوراه في الطب إلي تحبو تنحيوه، خاطر طونس زايدة كرزة على باقي دول العالم و تنجم تنحي الديبلوم المستعرف بيه عالميا و تعوضو بحاجة من الحيط، بلعاني بش تمنع الطبة يخرجوا للخارج و تزيد تنكحلهم تكوينهم. شكراً على الصيدلية المركزية إلي ولات أفرغ من مخاخكم، و إلي كل نهار نسمع بدواء آخر تقطع منها. شكراً على ميزانية الصحة إلي نتصورها قريب تولي أقل من ميزانية وزارة الشؤون الدينية. شكراً على أفكار المشاريع الجبارة كبناء 3 كليات طب جديدة، و احنا الطبة حاليا حايرين فيهم و بالرغم حتى من هروبهم للخارج أما قعدوا فما 10% منهم بطالة. كان نقعد نشكر فيكم على المكتسبات إلي حققتوهم ما نسكتش، و نقعد نشكركم صباحا مساء و يوم الأحد. لذا بش نختم رسالة الشكر متاعي ببيت شعر للأديب جلال بريك : « علاش نسكر أنا ؟        تي مو من زبور أم الهم متع زك أمكم »   Docteur TAKRIZ

رسالة شكر من طبيب تونسي


Le journaliste et grand opposant à Ben Ali, Taoufik Ben Brik est un ami de longue date de TAKRIZ. Il est contre cette campagne de diabolisation de ce groupe qu’il considère comme l’un des derniers contre pouvoir, aujourd’hui, en Tunisie, si ce n’est le seul, à l’heure où tout le monde « a fait allégeance » au pouvoir en place. « Ce sont des jeunes qui militent pour la liberté d’expression et qui refusent l’injustice. S’ils usent parfois de violence, c’est pour répondre à celle plus importante dont fait usage la police et derrière elle le système ». Il ajoute qu’il a connu des membres de TAKRIZ quand il était déjà à Paris, qui sont venus lui rendre visite à l’époque de Ben Ali. Il est resté en contact depuis, avec eux. « Ce sont mes amis les plus proches » déclare-t-il, en poursuivant  » ce sont les seuls à dire non à tous les abus ». Qu’on arrête alors de les dénigrer ! »  

Coup de Gueule de TBB en soutien à Takriz