Archives du jour : 14 janvier 2018


Parce que la Tunisie est au bord de la faillite. Parce que les tunisiens ne mangent plus à leur faim. Parce que le pays est gouverné par des séniles et des incompétents. Parce que la reconstruction du pays sera plus dure si on laisse faire. Pour toutes ces raisons , nous appelons à la désobéissance civile . La désobéissance, comme acte public non violent décidé en conscience, contre les lois imposées par le gouvernement tunisien s’impose aujourd’hui, nous appelons à une insurrection pacifique des consciences, c’est à dire la non soumission au modèle qui nous est imposé par un gouvernement bâtard composé d’obscurantistes et de pseudo progressistes. L’Histoire de la Tunisie est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent. Le Tunisien ne s’est jamais hissé au rang de citoyen. Au fond toujours les mêmes procédés, la même injustice sociale, le même régionalisme, les mêmes politiques économiques, et toujours les mêmes têtes au sommet de l’État. Nous voulons la dignité, comme l’a voulue notre première révolution,  c’est à dire la valeur publique qui doit lui être conférée par la République. Nous voulons la dignité et nous croyons son existence incompatible avec le pouvoir tunisien en place, qui s’est « réconcilié » avec nos bourreaux d’hier et les éternelles forces de l’obscurantisme.   Arrêtons de lutter contre toutes ces lois  qu’ils nous imposent, et dégageons les définitivement.   Le temps n’est plus à la parole mais à l’action.   Le pouvoir est entre nos mains, notre responsabilité citoyenne ne peut se limiter à mettre un bulletin dans l’urne, on ne peut laisser notre pays à la dérive, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard : Qu’est ce qu’on attend ?    Waterman

Edito 14.01.2018


Je pense que je suis arrivée à un point de dégoût et de mépris envers ceux qui ne veulent toujours pas nous écouter et sont encore obstinés à nous écraser, que je n’ai plus mais alors là, plus du tout la moindre envie d’argumenter ou d’expliquer mes propos. Autrement dit, fhemetou wala yedekom ! C’est bon ! Basta ! On s’en fout royalement et on vous emmerde en long et en large ! Vous savez quoi ? Nous n’allons plus attendre vos soutiens ni vos  approbations ! Et vous savez quoi ? Crevez ! Ça sera mieux ! Et en silence aman ! Assez de chialer pour des bourdes dont vous êtes les premiers responsables !  Crevez ! Ça sera votre seul vrai sacrifice aux générations futures ! Je suis sérieuse rahou, nous ne voulons plus, mais plus jamais nous voudrions continuer à débattre avec vous, sourds, connards, têtus et trouillards. Oui vous qui nous avez gavés de  » La démocratie « ,  » La constitution »,  » La transition politique « ,  » Le gouvernement d’union nationale « ,  » le consensus mon cul « ,  » La réforme de l’intérieur « ,  » La résistance civique « .  Et quand on vous dit, ils vont nous enculer, vous répondez en balbutiant : Mais elle serait quoi l’alternative ?! Nous n’avons pas le choix ! Vous fermez les yeux et le coeur et vous vous obstinez à rester dans vos repères de perdants et de looser !  Eh bien, l’alternative est que je vous emmerde tous car vous n’allez, de toute façon, pas comprendre. Nous vous avons appelé à soutenir le peuple. Au lieu de ça, vous avez soutenu les partis politiques. Nous vous avons prié de maintenir la pression pour réformer la police, la justice, l’économie, l’éducation, l’environnement … par le terrain et le travail collectif. Vous avez préféré les cafés politiques enfermés à huit-clos à théoriser sur la révolution et à rédiger des manifestes politiques dont personne, à part vous, pourrait deviner l’utilité. Nous vous avons déclaré notre amour de la révolution ! Vous nous avez jeté les pierres de la transition politique ! On vous a tendu la main quand nous avons occupé le Bardo pour sauver ce qui reste à sauver. Vous nous avez tourné le dos sous prétexte de l’urgence vitale d’expulser les islamistes du pouvoir. Et vous avez fait quoi après ? Vous avez troqué notre révolution contre votre passé puant à l’image de vos idéaux moisis.   Nous vous avons pardonné ! Nous vous avons rappeler la Rue et les exigences de s’organiser autrement et sans hérarchie et individualisme. Vous vous êtes moqués de nous ! Vous nous avez traité de révolutionnistes et d’adolescents qui n’ont pas les pieds sur terre ! Et encore une fois, nous vous avons donné une leçon de discipline, d’horizontalité, d’engagement désintéressé et de dévouement infaillible aux revendications révolutionnaires ! #ManichMsamah en est le parfait exemple ! Et vous ? Qu’avez vous fait pour sauver la révolution? Bande de trouillards, de conservateurs, de dogmatiques, […]

#FechNestanew #Mkarza : le dernier coup de gueule !  


Les classes ont été stratifiées mais la lutte des classes n’est pas devenue archéologique. La finance a érigé la bourgeoisie en mur de l’apartheid face à ceux qui ne rentrent pas dans le rang : pauvres, marginaux, fous, immigrés, réfugiés, sans domiciles… En un mot, les Autres. Pour le bourgeois, deux tâches essentielles ont été assignées à la naissance et lui ont été ingurgitées par l’hypercapitalisme à travers le sein de la cellule familiale (qui n’est autre qu’une cellule cancéreuse pour les libertés individuelles).   1 – La tâche du colon. Les empires ont utilisé les européens pour coloniser l’Amérique en lieu et place de ses habitants originels les amérindiens. Les sionistes ont utilisé les juifs pour coloniser la Palestine en lieu et place de ses habitants originels les palestiniens. L’hypercapitalisme utilise la classe moyenne pour coloniser autant de territoires qu’elle peut en lieu et place de leurs habitants originels ceux qui ne rentrent pas dans le rang. C’est communément appelé gentrification. 2 – La tâche du vampire. Les bourgeois contre les aristocrates puis les bolcheviks contre les tsaristes. Mais l’hypercapitalisme est plus subtil, il invente un rempart à la colère populaire : la classe moyenne. Cet entre-deux classes qui suce jusqu’à la moelle la lutte des individus quand ils s’insurgent contre la finance qui les gouverne. C’est toujours communément appelé révolution. En réalité, c’est l’abolition de l’idée même de révolution dans les méandres d’une classe moyenne servile qui noie avant même son arrivée à la rive de l’hypercapitalisme, toute velléité contestataire.   Cette classe moyenne est tenue en laisse par le spectacle il est vrai mais pas seulement. Toute une organisation sociale sophistiquée fabrique des consommateurs dociles et aseptisés, des petits soldats involontaires et perpétuels. Cette organisation est dirigé par plusieurs corps de métiers d’autorité : soldats, policiers, juges, professeurs, psychiatres, urbanistes… Il n’y a pas que la prison qui soit une prison : les écoles, les asiles et les rues le sont tout autant. Ce sont là les avant-gardes du fascisme hypercapitaliste. L’individu est dés la naissance noyauté par le capitalisme à travers la cellule familiale (qui n’est autre qu’une cellule cancéreuse pour la liberté individuelle).   Sur quel mode opère l’aliéné de classe moyenne ? Sur l’accumulation. Multiplier ce qu’on peut autant qu’on peut de n’importe quelle manière qu’on peut. C’est la doctrine de base. Aucun sens au clonage biologique puisque les êtres humains sont devenus des clones sociaux. Car l’aliéné de classe moyenne est lui-même une accumulation du même pour la finance. La bourgeoisie est l’armée de réservistes de la finance mondiale. La révolution ne pourra s’accomplir que si elle s’attaque en tout premier lieu à la bourgeoisie locale, avant même la finance mondiale.   Le même sens dans la même rue dans la même pensée dans le même corps. Ordre des choses.   Rien ne peut se produire si ce qui se produit n’est pas comestible, c’est-à-dire commercialisable, par le Capital. Puis rejeté, c’est-à-dire déféqué, par le Capital sur la voie publique. Le masque de Guy Fawkes est la propriété […]

MANIFESTE DESTRUCTIVISTE




Quel ne fut l’étonnement des auditeurs de Radio Med, mecredi 10 janvier , en entendant un ministre, et donc un représentant du gouvernement, s’exclamer  » le couffin du citoyen contient des légumes et de la viande. Que faut-il faire ? Y ajouter du vin ? «  Ce mépris assumé, raillé sur les réseaux sociaux, et comparé à celui de Marie-Antoinette demandant à ce qu’on offre des brioches au peuple soulevé, fait écho au silence tout aussi méprisant du Président de la République qui pour une fois depuis sa prise de fonction brille (par son absence) ! Mabrouk Korchid, girouette politique à l’ascension fulgurante et inexpliquée ( non non non, son ascension n’a rien à voir avec le fait qu’il était l’avocat de Baghdadi Mahmoudi et/ou qu’il a tous les dossiers relatifs à la torture des yousséffistes ! Ah ces adeptes de la Théorie du complots !?) ne ferait-il pas mieux de s’occuper des pots-de vin que de s’occuper du vin que le citoyen verse ou pas dans le verre déjà bien rempli du TAKRIZ ambiant ? La rédaction tient quand même à signaler que l’augmentation sur les boissons alcoolisées ne touche que la production locale puisque le prix des liqueurs importées est aujourd’hui en deçà des prix de 2010. Sans doute le buveur de Celtia ou de Koudia est-il plus apte à être surtaxé que le buveur de Chivaz… Une chose est sûre, Mabrouk Korchid devrait mettre de l’eau dans son vin plutôt que de l’huile sur le feu….et s’il n’en a pas, TAKRIZ sera heureux de lui offrir une bouteille de « légmi », compte tenu que l’alcool à 90, comme tous les produits pharmaceutiques, est également hors de prix ! Allez, sans rancune, et SANTÉ !   La Rédaction

Mabrouk Korchid : du parpaing, du vin et du Boursin


Tout commence sur un écran, le même qui est en face de vous actuellement et sur lequel vous êtes en train de lire ces lignes. Deux jeunes tunisiens, convaincus que leur pays est devenu libre et que l’on peut s’exprimer sans craindre le bâton, se questionnent, et laissent libre court à leurs pensées. Une caricature de trop, celle du prophète Mohamed, et tout bascule :  Plainte, harcèlement, condamnation, tortures, incarcération pour l’un et emprisonnement pour l’autre, le cauchemar se fait réalité dans une Tunisie muselée par une société où obscurantisme et l’intolérance se font lois. Aujourd’hui c’est l’exil, la solitude et le poids de traumas qu’ils ne pourrons jamais lester. Actuellement la Tunisie est dans une impasse, car personne n’ose proposer. Tout le monde se tait ou, au mieux, suit. On craint intérieurement de se faire railler sur les réseaux sociaux, on a peur que nos propos choquent et que l’on se fasse pointer du doigt comme un agitateur qui pourrait être accusé de « trouble à l’ordre public ». Car nos pensées sont publiques et les réseaux sociaux sont devenus ordre, rigidité et bienséance. Mais qu’est-ce que l’ordre public ? Juridiquement, cela signifie la « paix publique », or nous pouvons nous interroger quant au bienfondé de cette extension à  la pensée et l’expression de celle-ci. Est-ce que le seul fait de réfléchir peut porter préjudice à la quiétude imposée ? Ne sommes nous pas libre d’ébranler les postulats que nous imposent la société et déposer nos réflexions sur un profil qui nous appartient ? L’ordre public est-il l’euphémisme d’une morale puritaine ou celui d’une pensée unique ? Nous avons eu depuis 2011, de nombreux exemples de censures parées de légitimité : une censure populaire ( l’affaire Nadia El Fani, l’affaire Nesma et Persépolis, l’affaire radio Shams) et une censure étatique ( l’arrestation de Hamadi Khlifi ou celles de blogueurs appelant à la destitution du pouvoir en place ) et une auto-censure latente qui bride toutes création tant spirituelle qu’artistique. Jabeur Mejri a osé affirmer qu’il pensait différemment, il a osé croire que sa pensée lui appartenait et qu’il pouvait échanger sur son réseau social avec des personnes qui souhaitaient échanger sur un sujet aussi sensible que l’Islam et la croyance. Il a osé et en a payé le prix fort. TAKRIZ va, pour la première fois s’auto-censurer et se taire, pour le laisser parler :      

Liberté d’expression, arrestation et torture, témoignage de Jabeur Mejri



Chers confrères, Camarades de la honte, Vous êtes encore une fois sur la sellette en battant tous les records de l’indignité. Mieux encore que nos tarés de politiciens, vous savez endosser le froc du flic et du bigot et êtes prêts à lâcher vos petits dictateurs de poche, quand la nation a besoin de votre servilité. Je vous écris pour vous dire que je comprends votre combat et vous félicite d’avoir tombé tous les masques de la vilenie et de l’indigence. Comme vous, entre la honte qui sauve et la honte qui tue, j’ai choisi d’être un caméléon. J’ai écrit à gauche, puis au centre, ensuite à droite et jusqu’aux extrêmes confins d’un pouvoir pervers et sans nom. Je suis même allé, comme vous, dans toutes les télés pontifier le public avec les foutaises et les âneries que mes maîtres me dictaient. Comme vous, j’ai bien été recadré par mon connard de boss pour promouvoir n’importe quelle tendance, pourvu que ça nous rapporte à tous les deux. A vrai dire, c’est bien plus confortable que de trimbaler des convictions, des principes, de la déontologie et autre objectivisme ringard. Bref, tous ces boulets, dont nous nous sommes délestés, vous et moi, assez tôt, dieu soit loué, à l’école du pseudo-journalisme d’où nous sommes sortis bardés de diplômes ès-filouterie. N’est-ce pas qu’ils nous font rire nos concitoyens, une poignée d’emmerdeurs, qui réclament de nous, à cor et à cri, de reconquérir notre quatrième pouvoir pour faire contre-pouvoir. Quelle farce!  Ce pouvoir, nous l’avons bel et bien ; et il se trouve même que nous en abusons pour multiplier les possibilités de manipulation, de fraude, d’escroquerie et de tromperie. Car nous avons des intérêts à protéger, des affaires à réaliser et des profits partagés avec nos complices de toujours. Plus extraordinaire encore, notre fameuse révolution a permis de diversifier nos pourvoyeurs et nous réservons, maintenant, nos faveurs à ceux qui ont les moyens de les payer. Désormais, nous sommes l’incarnation de l’arrogance, de la duplicité, de l’opportunisme et de la corruption. Et croyez-le, personne ne peut nous enlever ce pain béni. Quant à la critique, retournons-là contre les insoumis, cette poignée de losers qui galèrent jour et nuit, mais qui finiront bien par lâcher prise. Camarades de la honte, serrez les dents et unissez les rangs de notre belle servilité. Avec mes salutations scélérates Signé Journaleux

Lettre ouverte d’un journaliste à ses confrères de la Honte


  L’acte du don d’organes et de tissus provenant de donneurs  vivants, liens primaires (généralement la famille), et cadavériques, liens secondaires, qui peut être qualifié de don moderne est un acte altruiste sans  aucune contrepartie. Il est  non lucratif  et ne transgresse pas le code de l’éthique.  Il demeure pour l’instant l’unique alternative thérapeutique  susceptible de sauver des vies humaines, et est considéré, à ce titre, comme étant un acte généreux , noble et héroïque permettant d’assurer la continuité de la vie. Au delà des mots Il est évident que, compte tenu de la dégradation prévisible de la santé du client dialysé et ce  malgré une certaine amélioration durant la dernière décade, de la qualité des soins, le  recours à la greffe est l’unique  alternative autorisant la continuité de la vie et par là , la reprise d’une vie normale. Or dans notre pays qui a entamé les greffes rénales en 1986, c’est l’amer constat d’échec de ce flou programmatique relatif à la politique de sensibilisation au don d’organes auquel on fait face depuis plusieurs années, avec une pénurie importante d’organes face à une demande sans cesse croissante et ce eu égard à l’augmentation de l’indicateur de la moyenne de vie du Tunisien d’une part et de  l’augmentation des centres de dialyse d’autre part. Aussi, la dangerosité de cette réduction progressive de l’offre  et les répercussions financières sur la caisse de la CNAM  doivent obligatoirement  inciter tous les intervenants à redoubler d’efforts, autorité publique, structure d’appui et associations citoyennes  à approfondir la réflexion sur les  causes profondes de cette absence d’adhésion  du citoyen Tunisien au don d’organes.   Causes fondamentales de cette grave pénurie La complexité structurelle de la société tunisienne, ouverte voire progressiste  pour certains , recluse ,conservatrice et recroquevillée sur elle-même  pour d’autres .Ce conservatisme allié à  l’absence d’une production  culturelle  qui a été isolée du processus du développement global ont fini par engendrer  une certaine indigence  culturelle. La  répression politique exercée  depuis plus de six décades sur la population , la frustration générée par le culte de la personnalité, l’élitisme grégaire et l’atmosphère  dépressive qui s’en suit ont aggravé de fait  le quotidien des gens La prise en main de la communication par la courroie de transmission du parti état à travers  l’élitisme a  également grandement desservi les intérêts  d’une frange de cette population malade La désinformation volontaire ou involontaire de la part de certains milieux médicaux, paramédicaux et médiatiques due au manque de formation continue Le refus  depuis des décennies, en raison de l’architecture verticale et répressive du pouvoir politique , de l’autorité publique et de l’élite d’ une politique participative par le biais de la consultation et de la concertation a  laissé le Tunisien toutes catégories confondues confronté à une aridité informationnelle. La négligence volontaire de la communication et de l’information, préférant glorifier les responsables en amont plutôt que les acteurs en aval (associations citoyennes d’insuffisants rénaux, de greffés et de donneurs) La faiblesse de la dynamique du site Web dynamique  du Centre National de […]

Don d’organes, l’inertie du gouvernement




Tout le monde le sait, le premier ambassadeur d’un pays à l’étranger est l’Artiste. Quelle plus belle vitrine que l’Art dans toute sa splendeur. Tout le monde le sait, oui, tout le monde sauf l’ambassadeur, son excellence Monsieur Poivre d’Arvor, qui était sans doute trop occupé à monter sur les dromadaires de la brigade saharienne.  Aaaah sacré chameau cet Olivier ! Nous sommes et resterons un pays du tiers monde tant que nos artistes seront traités avec autant de mépris. Skander Beldi, alias Flask est un jeune artiste tunisien. Designer-produit, caricaturiste, créateur, peintre, ce touche à tout, boulimique de travail, a préparé ses valises pour se rendre au vernissage de son exposition parisienne à la Fondation de la Maison de Tunisie. Ces petites nénettes des années 80, punk à souhait, se faisaient une joie de faire du shopping avec leur papa, et de choisir leur petites tenues sexy ( qui d’ailleurs ont fait l’objet d’une censure sur mosaïque FM). Oui mais voilà, si les œuvres ont été accueillies à bras ouvert, ce fût à bras d’honneur que l’artiste se vit refuser l’accès à son vernissage, et à bras le corps qu’il tenta de trouver une solution à cette situation plus qu’humiliante, tant pour lui que pour la Tunisie. Skander Beldi, ses valises et ses crayons à la main, a tout essayé pour obtenir le visa d’entrée à sa propre exposition. Il a pris contact avec TLS , prestataire de service qui « recueille pour le compte des autorités françaises, les demandes de visas » un peu partout au Maghreb, et il lui a été répondu que ces derniers ne pouvaient rien faire et par un courrier standard lui expliquaient qu’il devait attendre pour obtenir un rendez-vous. Soit peu importe, il va contacter la Fondation de la maison de la Tunisie : renvoyé vers TLS. Appeler l’institut français de coopération « allez voir TSL ». TLS, TLS, TLS mais qui sont ces gourous qui décident si oui ou non un artiste à le droit de participer en temps et en heure à un événement auquel il est convié, son événement de surcroit ?  Le 28 juin dernier, l’ambassade de France en Algérie a mis fin au contrat avec TSL suite à la gronde des usagers, à quand un changement de prestataire pour la Tunisie ? Au final Skander Beldi a regardé l’inauguration de son vernissage par le biais d’une vidéo postée sur FB, bien installé sur son canapé Tunisien. Toutes ces nénettes étaient à Paris, en train de faire la fête, orphelines mais applaudies. Restait à coté de lui sa fille chérie, poupée qui fait  » non non non non non », un peu comme TLS. Fort heureusement, Skander Beldi prend avec beaucoup de distance cette mésaventure et répond, sur TAKRIZ magazine avec beaucoup d’humour que au final, c’est pas lui qui a raté quelque chose, mais bien les français  !

Artiste ? va te rhabiller !



Napoléon avait qualifié Talleyrand (Noble de Naissance, Prêtre et ecclésiastique de formation, révolutionnaire en 1789 et député de la constituante, Ministre sous Napoléon, et Président du gouvernement à la restauration de la royauté) de « tas de merde dans un bas de soie » Quel rapport avec nos politiciens de la Tunisie post révolutionnaire me direz-vous ? Et bien il suffit de regarder et de voir que l’ensemble de nos politiciens pour voir qu’ils sont aussi opportunistes que Talleyrand …. Nous sommes gouvernés par des tas de merde dans un bas de soie : Des intégristes islamopithèques ont su accaparer tous les rouages de l’état et retourner leur vestes pour s’accrocher au pouvoir en faisant des pseudo-concessions sur leurs principes charia-istes… en donnant à la société civiles des miettes de libertés et en imposant en catimini un mode de vie axé sur la sacro-sainte morale arabo-musulmane… sans oublier de servir leurs propres intérêts (pécuniaires) avec un enrichissement qui laisse rêveur … Capitalisme rime avec islamisme, « qatarisme » et « turkisme » … Une gauche décapitée à la mort de Chokri Belaid qui s’embourgeoise et se disperse comme en témoigne le relooking Brushingué de la poupée qui ne sait que dire « Non » .. Le mari de l’autre. Un recyclage des anciens RCD qui sont devenus subitement de vrais révolutionnaires sous la conduite d’un commis de l’état bourguibien et benaliste… apparemment ce parti a su récupérer toute l’ivraie et laisser le bon grain …. Et nous voilà, pauvre peuple, en 2018, pressé comme des citrons par une fiscalité oppressante et tondus par une inflation galopante … Nous voilà en train de payer le train de vie du gouvernement et des gouvernants qui lui ne se sent pas concerné par la crise… l’austérité, non mais !!!? il y a le prestige de l’état à maintenir …. Nous voilà en train de rembourser via nous impôts, les dettes du pays contractées depuis 2011 … Nous voilà en train de payer les 200 000 emplois fictifs créés par la troïka islamopithèque … Nous avons les dirigeants que l’on mérite (me direz-vous)… Mais savions nous que nous allions trouver de la Merde dans le bas de soie de la révolution de la brouette ?   Le Grand Masturbateur TAkRIZ  

« De la merde dans un bas de soie »



العشق الصّافي لا يرعوي ولا يرتدع ولا يتراجع أبدا . حتّى متى ادلهمّت الأنواء وتلبدّت الظّلمة وقلّ الرّفيق. العشق الصّافي لا يقهروإن عسر.  وحبّ الكلمة عشق. ومثله احترام الذّات وتمسّك المتمسّك بإنسانيته وبميزة المواطنة الحقّة .ومثلهما الإصرار على أن تكون الدّنيا قوس قزح. والحرّية عشق أو لا تكون. عشق مطلق. الحرّية – كما زقزقة العصافيركما إيناع الزّهر والشّجر كما النّسائم العليلة كما انبثاق البهرة فجرا كما الأغنية يصدح بها راع في خلاء لاخلاء فيه أو صيّاد ليس حوله سوى الموج – لا ترتدّ أبدا .  وحدهم الطّغاة والمتسلّطون والجهلة وعديمو الضّمير والطّمّاعون لا يفقهون أنّ العشق لا يملى ولا يفرض ولا يوجّه ولا يغلب وأنّ الحرّية لا تقنّن ولا تؤطّرولا تعلّب ولا تحبس. والكلمة تحلّق وإن خال الجلاّد أنّه قصّ أجنحتها والنّبت الطيّب حتّى من الصّخر يخرج والسّماء البديعة لا ترهبها السّجون تطلّ عليها من عليائها والفكر حتّى في أعتى المنافي ينساب ويمرح. أينما كنتم اصخوا بأسماعكم تغنّي لكم الحرّية  وحين تضيق بكم أنفاسكم اصمدوا ولا تنساقوا لليأس تمدّ لكم الحرّية يدها وكلّما خفت النّور في أعينكم لا تهلعوا بل ركّزوا يزوركم قوس قزح ويحضنكم الجمال الجميل ويهدهدكم غد بديع.  ذات كتاب قال « سارق الطّماطم » : « اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام – شعرا وشهادات وروايات ورسائل – تجدوه سحرا وعواطف وصدقا وسكّرا وانطلاقا وتجديفا في بحار رائقة وشمسا حنونة وسلامة طويّة وعزما صلدا وانعتاقا و…حرّية. يعاتبنا كثيرون كلّما قال أحدنا إنّ في السّجن حرّية. ويسخط علينا البعض الآخركلّما صرّح مصرّح منّا أنّه لم يعش البتّة الحرّية كما عاشها سجينا. أنا عاشق البحر والنّسائم الرّقيقة وبسمات الأطفال وشهقات اللّذّة المتقاسمة والآفاق الّتي لا يحدّها حدّ وبراءة جيلنا أو غباءه أصرّ الّلحظة على أن أؤكّد أنّنا لم نعش الحرّية كما عشناها مطلقة سجناء لا قبل السّجن ولا بعد التّحرّر منه . »          

اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام


نساوين متخمرة مع ضرب الطبل تحل شعرها و ورا ظهرها تلوي يداها ,رجال تتبسم و اتبع بعينها, كلمة سر تتڨال لكل مرا في وذناها, يسخن الطبال اطيح تشطح على ركاباها ,هبطت تتصكك مصروعة ريڨتها تكشكش , داخت هزوها للمقصورة في عرڨها تفور حطوها على سرير اخضر,مسبولة تتبسم تڨول حضرت ساعتها, زادة شوية و خرجت تحكي عملى جدها اللي جاها وصلت للموت وهو اللي حياها حال العام ،حال العام فتڨت و زادت في جبتها سمنت وولو حاسدينها على زيادتها، كثر الحديث على هالمرا و قصتها ، فتحت وزيانتة و زادة من تحت المحرمة خرجت قصتها ، سفسراها طايح على كتافها ، ولات في العام تزور مرتين ايد فاها ڨفة فاها شمعات و بخور و يد فاها ڨصعتها، تمشي تضوي شمعة و تهبط دمعة، تدعي لجدها يطفي النار اللي ماكلتها ، تعدات اشهر تستنى و جدها ما جاهاش في المنام، و المرا زادت نارها و ليعتها،بقات الفام تتحدث على سبتها…و الناس، تڨول فوڨ جبح نمال دافنين صرتها، ناس تڨول ماكنها جن و ناس تڨول هبلوها وهي مزالت حليلتها ، المرا لا عندها لا و لاد و لا تلاد براسها تبوم ، راسها راس جارتها يغزلو في الصوف ،و كل خطرة و خطرتها ، على مجبد اك العام وهي تحكي على السبة تڨول صارت اليوم, توا سبعة سنين لتالي.. عرضهم راجل درويش و ناس تڨول بوهالي سلم و ڨالهم قاصدكم ,رجل لڨدام و رجل لتالي ,ڨتلو تحدث، ڨالها، جاتني فلانة بنت فلان في المنام و سماها و الحكاية جابها بالمعنى و الحديث علاها ، فجعت المرا و غيمة سماها و شدتها غصة و بكت بكية و جارتها معاها، سكتتها و مسحتلها دميعاتها في حوالاها …و شدت الطريق وين تهزها رجلاها شڨت الخلى كيما تحدثو علاها، و مزال الحديث ما وفاش… شڨت الخلى وين تهزها رجليها و ثوب الكتان اللي كان ساترها عراها و المشي حفاها ودماها وصلت لدوار فارغ فيه كان النساء و الا الصغار و الكبار اماليه في الحج غايبين، دخلت علاهم مفجوعة تاعبة عطوه حويرات تمر ڨتلهم ما عيني في تمر شربيت ماء تكفيني، و مضرب و غطى يدفاها بعد ما للمشي و البرد كلى عظامها غطوها و بقات عزوز منهم تحت راسها فايقة معاها، تسمع فاها وكل مرة هاك المرا تهتري في المنام تجبد اسم، و تتحدث بالصوت علي صار علاها.. و تهبط دميعات في هاك الليلة.. و العزوزة تتصنت تسبح و تسمع و تميل في راسها، على كل حكاية جبدت علاها حلت فمها تشمتت و من بعد غاضتها خممت خممت.. في كل كلمة بالكلمة و في كل خطرة و سبتها و هالمرا مزالت صغيرة و حليلتها، درويشة و بوهالية و صغرها هازها ، حمل الزمان و الرجال الصبر!! ، برا الصباح رباح ،هكا مخها شار علاها، هزتها عيناها رڨدت و زادت حلمت باها، فاقت مع الفجاري تهف لجارتها عود حطب في يداها، تنادي يا فلانة كانك فايقة اطلعيلي نحموا العافية، ڨلتلها هاني جاية الحزام واحل في الخلال تخبل.. هاني جاية ما نبطاش ڨالتلها هاني سبڨتك..، بقات العزوزة تطيب في كسرى، حظرت لولة مع خلوط جارتها ڨلتلها عڨداك، لڨم النار بالوڨيد، نخطف روحي لظيفة نفطرها، هزتلها كسيرة و شوية زيت هذاكا اللي قادرين عليه.. فيقتها و مدتهملها ، ڨلتلها كول هز […]

« دوائر -قطرة اخرى من « دوائر#


عمرو في الأربعين هكّاكة. يخدم خلّاص في الكار. على روحو. حشّومي و عاقل و ما يدور بحال حدّ. خدمة، قهوة، دار. حياتو تردّد حاصيلو. اما هو ديما يتبسّم. كان القرابلو يعرفو الّي هو ماهوش يتبسّم أما هذيكة الفورمة متاع فمّو. ما تتبدّلش. يظهر يتبسّم اما هو في الحقيقة يحبّ يردّ. عندو 5 و الا 6 صحاب اهوكا يقابلهم بعد الخدمة. صحابو ديما يلعبوا بروموسبور، محنة عندهم. كان هو ما يحبّش و يقلّهم نعرف ما عنديش زهر و ما نوكّلش صغاري الحرام. كلّ يوم يهبّط كابوسان يقعد يترشّف فيها بالصوت و يتلمّط في كعبة كعك و يتفرّج في صحابو يلعبوا في طرح رامي. يكرّزهم بالأصوات الّي يعمل فيهم بفمّو، اما حتّى واحد لا ينبزوا على خاطرو زوّالي و معقّد. و كيف يتجبدوا أوراق البروموسبور، الجماعة ياخذوا رايو. الماتشات الّي يسألوه عليهم ماخذة في الخاطر ديما يجيو صحاح. اما شيّ! قلّك ألف و أعوذ بالله! نعيش بالحلال و نقعد على قدّي و ما ندورش بالقمار. امشي يا زمان و إيجا يا زمان، نهار كيف النهارات الكلّ، قاعد على الكرسي متاعو في الكار، طلعت بنيّة حليلتها. صحيح معرّس و عندو صغار و يحبّ يعيّشهم بالحلال، اما الغريزة متاع التحرّش الجنسي ديما تغلب. حاصيلو شدّ هاك الطفلة يغمزلها و يخرّج في لسانو و يدخّل فيه بسرعة باش يفهّمها الّي كلّ شيّ ممكن و لا حياء في الكار ياخي مشاتلو تجري و وقفت قدّامو و صاحت « شبيك سي الورل تخرّجلي في لسانك ؟ تحبّ نطيّحلك قدرك و إلّا كيفاش ؟ فهّمني تراه ! » ياخي صاحبنا قعد يغزرلها ساكت و يتبسّم. بالطبيعة هي ما في بالهاش الّي هذيكة ملامحو الطبيعية ياخي عطاطو داودي حتّى من سائق الحافلة مالقدّام سمع صوت الخدّ متاع زميلو. صحيّبنا مسكين ترهوج و بدى يصيح وحدو « قدّم الوسط فارغ! قدّم الوسط فارغ!  » و هو يتبسّم. عدّى النهار الكلّ على الحالة هاذي لين كمّل الخدمة. تعدّى للقهوة يكركر في ساقيه، يلقى صحابو مكرّزين. ما سألهمش علاش مكرّزين، اما هوما سألوه على الصوابع الّي في وجهو. قلّهم مالنّوم. حتّى واحد لا كذّبوا كيف العادة على خاطرو زوّالي و معقّد. في وسط القعدة فهم من كلامهم الّي هوما مكرّزين من قانون المالية و الزيادات و كيفاش الدنيا غلات. زاد كرّز. و بينو بين روحو قال كان جيت مركانتي راني ما كليتش صرفاڤ من عند فرخة اليوم. و قرّر وقتها باش يلعب بروموسبور اوّل مرّة في حياتو. صحابو اعوام يلعبو و حتى مرّة لا ربحوا، اما هو لا تفهموا خايف يخسر و الا خايف يربح. الحاصل شرى ورقة و عمّرها كيف ما جا. من غير تخمام. يعرف الّي هي حكاية متاع زهر موش امور ثقافة. و ما قال لحتّى واحد الّي هو جرّب. صبّ الوريقة و طفّى الضوّ. و قعد يستنّى في نهار الأحد. نهار الأحد فاق مالنّوم بعد ما خرجوا النتايج. ما حبّش يشوفهم قبل ما يعمل قهوة و كعكة بالصوت. بعد ما كمّلهم و خلّى شطر القهوة في شلاغمو، يلقى روحو خاسر. و من نهارتها ماعادش ينجّم يتكلّم. بكش. اما قعد يتبسّم. صحابو ما فهموا شيّ. قالو لازم من قانون المالية الجديد، و الّا مالكعك Hamza BOUALLEGUE

إنّ بعد العسر




Si la révolution Tunisienne a influé sur bien des choses, elle a surtout enrichi le vocabulaire des internautes de mots, nés des médias occidentaux, et que tout un chacun s’est mis à employer de ci de là, sans trop comprendre ce qu’ils signifiaient. Nous avons eu tour à tour «  transition démocratique », «technocratie », mais surtout « maçouni ». Ah les francs-maçons…..qui n’a pas vu des triangles se dessiner de manière perverse dans l’architecture urbaine, ou qui n’a pas cherché à voir dans une photo, un signe que X ou Y appartienne à cette loge ? Connue de tous et pourtant tant fantasmée, la Franc-maçonnerie  s’est retrouvée au centre de tout débat stérile. La spontanéité des événements de décembre 2010 et janvier 2011 a été telle qu’il fallait bien trouver une explication autre que le « Takriz » généralisé….alors pourquoi pas les francs-maçons ? Après tout, ils ont bien été aux premières « loges » de la déclaration d’indépendance des USA et de la Révolution française, alors pourquoi pas nous ?  Si la Franc-Maçonnerie tunisienne est une réalité qui remonte à la fin du 19émé siècle et qui perdure de nos jours sous des vitrines associatives tel que l’ATUGE, qu’en est-il réellement ? Les francs-maçons influent-ils sur les débats actuels de société et sur nos politiques ? Autant de questions soulevées ici….mais commençons par le commencement…il était une fois….la Franc-Maçonnerie tunisienne : Qu’est-ce que la Franc Maçonnerie ?   Il n’y a pas de définition de la Franc-maçonnerie. Chaque obédience (courant) a sa définition qui lui est propre. La Tunisie étant, comme nous allons l’expliquer, sous l’influence du Grand Orient de France (GODF), nous allons ici présenter leur définition propre, inscrite dans leur constitution « institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, qui a objet la recherche de la vérité, de l’étude de la morale et la pratique de la solidarité » . Née au XVIIème siècle en Ecosse, la Franc-Maçonnerie est une organisation qui regroupe en son sein des personnes parrainées par leurs pairs afin qu’elles travaillent à des réflexions sur la société dans laquelle elles vivent. Sorte de « Think-tank » hiérarchisé au sein duquel un rite initiatique et symbolique (NDR : on s’amuse comme on peut) permet à chaque membre de gravir les échelons et de se la péter lors des repas de famille. Théâtralisée (accessoires, mise en scène, costumes et répliques au vocabulaire pompeux) les réunions maçonniques ont attisé la curiosité, puis la convoitise. Au fils des ans, c’est devenu « the place to be » et le droit d’entrée, sans couple exigé, se faisait de plus en plus sélectif, jusqu’à devenir une réunion de riches et de puissants (NDR : si tant est que l’on puisse différencier les deux). Durant ces réunions, se discutent des thèmes tels que la laïcité, l’égalité des sexes, la fraternité, et les notions de liberté. Mais ce qui s’y discute surtout c’est le moyen d’imposer les idées maçonniques au sein de la (des) société(s).  « Liberté, solidarité, laïcité, égalité »….tiens tiens….cela ne vous dit rien ? Non, Bouazizi n’était pas franc-maçon, attendez ! Allons-y étape par étape. Oui, la franc Maçonnerie existe en Tunisie, mais […]

Franc Maçonnerie en Tunisie : Entre mythe et réalité


 » Au combat de chaque tunisienne et de chaque tunisien à vivre dans un pays libéré des ténèbres de l’obscurantisme et des griffes des suceurs de sang. » Othman BABA Enterre ta colère sous mes paupières Lourdes de rêves et de sommeil, Enfouis tes cris aux creux de mes mains Tendues vers demain, Tendues vers l’oubli Et que danse sur le seuil de ma nuit Ton courroux légitime qui agite tes reliefs Et soulève tes vallons. Mon corps d’enfant vieilli avant l’âge trouve refuge Dans les soubresauts De ta poitrine que soulèvent les vents Porteurs de mauvaises nouvelles. A l’aube, ta danse deviendra cavalcade Et tes cris hurlements. Ton souffle chaud et assoiffé embrasera le firmament. Le soleil naissant sera le messager  de ceux qui ont perdu la voix De ceux qui ne trouvent pas la voie De ceux qui ici et là-bas Bousculent les certitudes Piétinent les tabous Et abhorrent la mauvaise foi Ma tête est assez large pour abriter Le silence, le vacarme la vie et le trépas Ma tête est assez large pour concevoir un pays   Où tarissent les larmes Où s’éclipsent les peurs Où fuse la joie Et renaît l’espoir. Ce pays, le mien, le notre Étendue immense de cris, De colère, De courroux et de désarroi On le refera !   Othman Baba , Peinte et poète à qui l’on doit notamment « Peut-être » aux éditions Badaoui, mêle plume et pinceau pour donner sa vision du monde.

La nuit ne sera pas longue, de Othman Baba