Archives du jour : 25 février 2018


Alors que tous les indicateurs sont au rouge, le peuple lui continue à sortir le drapeau blanc et son doigt bleu.  Il faudrait attendre les municipales, non, attendre 2019…mais sait-on de quoi demain sera fait ?  Les rapports se suivent et se ressemblent :  Le Droit de manifester piétiné  Des violences policières impunies  La Liberté de la Presse bafouée   Une économie à la dérive  L’indice démocratique qui recule   L’émancipation de la femme remise en cause  Refus de lutter contre la corruption L’impunité des Islamistes qui menacent à tout vent  Un Etat et une administration qui financent le terrorisme Des partis politiques qui refusent la transparence financière   Nos enfants meurent dans un fracas médiatique suivi d’un silence d’action, les médecins hospitaliers craquent, les cerveaux partent exercer à l’étranger et les plus démunis meurent en Méditerranée… Et nous, nous attendons pacifiquement que les choses passent, que le temps passe et qu’il corrige spontanément sans que nous n’ayons à bouger ce qui est. Qui est responsable de la situation actuelle ? Car il y a bien un responsable à tout cela ? Est-ce les politiciens corrompus qui ne servent que leur propre intérêt ? Est-ce les électeurs qui ont légitimé de par leur vote ces mêmes politiciens qu’aujourd’hui ils critiquent ? Ou est-ce ceux qui pensaient, influencé par une campagne médiatique sans précédent, qu’une Révolution pouvait être pacifique ?  La situation est trop grave pour que nous nous jetions respectivement la responsabilité : Nous sommes tous responsables, et nous continuons à l’être à travers notre passivité, notre acceptation et cette léthargie que nous tentons d’estomper à travers des statuts facebook.  Une seule question se pose aujourd’hui : Quel pays voulons nous laisser à nos enfants ?  La Rédaction        

EDITO 25.02.2018


  Nièce du grand avocat Maître Vergés, fille et petite fille de politiciens militants des droits de l’Hommes, Françoise Vergès a prêté sa plume à TAKRIZ pour nous expliquer en quoi et pourquoi l’insurrection est un droit qui fait de l’Homme un citoyen conscient. Soutien inconditionnel à la libération de Georges Abdallah, elle a sourit en voyant le Président Macron se faire alpaguer dans les rues de Tunis, et elle tenait, à travers ses mots, à soutenir ceux qui encore et toujours luttent… Chaque jour, à chaque moment, quelque part, une résistance s’élève contre les conséquences de la contre-révolution menée par des dirigeants corrompus, xénophobes ou racistes, par les multinationales, la finance, l’impérialisme et le capitalisme qui présente de nouveaux défis mais nous met aussi en face de choses « vieilles comme le monde ». En effet, si les peuples font face à ce qu’ils ont toujours connu – exploitation, dépossession, prédation, vol, viol – ils sont confrontés à une accélération produite par les nouveaux besoins du capitalisme, par la précarité et la vulnérabilité accrue des peuples du Sud à cause des politiques internationales, des guerres par proxy, du changement climatique, par l’extension de l’industrie du soin et des services qui réclament des femmes raciséés. Pour imaginer de nouvelles théories, il faut écrire une nouvelle histoire, a dit Cedric Robinson, auteur de Black Marxism. Ce que font peuples, minorités, femmes, depuis des siècles, ce qu’ont fait Aimé Césaire, Frantz Fanon, Amilcar Cabral, Angela Davis et des milliers de théoricien.nes, et tant de poètes, écrivains, cinéastes, musiciens. Je ne vais que proposer ici quelques points pour contribuer à cette vaste bibliothèque de la résistance. Au 16ème siècle, l’Europe divise le monde entre vies qui comptent et vies qui ne comptent pas, entre nature à protéger et nature à exploiter. Dans leur pays, les puissances européennes disciplinent peu à peu les forces sociales qui s’opposent à la privatisation des biens communs, au servage, à l’exploitation des enfants par une répression féroce et en leur proposant de devenir des européens dont la vie s’améliorera grâce à l’asservissement de peuples, la destruction de leurs cultures, villes, savoirs, grâce à des pratiques d’appropriation et des pratiques racistes. Avec la « découverte du Nouveau Monde », l’Europe invente une nature sans coût (notion proposée par le sociologue Jason Moore), qui se reproduirait naturellement à l’infini, qui serait là pour servir ses intérêts économiques.  L’humanité (en fait le monde européen) aurait reçu l’assurance que la nature lui a été donnée pour être à son service, et si des ressources s’épuisent, il suffit d’aller plus loin. Extraction minières, déforestation, destruction de villes, accompagnent cette entreprise. Contemporaine de cette nature sans coût À cette remarque de Moore, j’ajoute la notion de travail sans coût, et qui produit aussi l’assurance qu’une source d’une main d’œuvre est à disposition, sur laquelle le droit de mort s’exerce librement, et que cette source ne se tarira pas. Après le génocide des peuples qui habitaient les Amériques et Caraïbes, les Etats d’Europe se tournent vers le continent africain et en font […]

Le droit à l’insurrection de Françoise Vergès


Avant de se ruer vers les listes et les urnes, il convient tout d’abord de savoir pourquoi on va voter ? Vous allez me répondre que c’est un devoir citoyen, qu’une Révolution a eu lieu pour que les Tunisiens puissent avoir des élections libres ? FAUX, la Révolution a eu lieu pour que plus jamais un système de privilèges ne s’installe dans le pays, or ce système est encore là. Les têtes ont changé, mais le système est le même. Une classe de nantis, issu du même cercle « wassiliste » et de nahdhaoui dirigent le pays, se nomment et se rendent services, s’assurant à tous une retraite dorée pour le moment où le pays coulera.   Alors pourquoi aller voter ? Pour équilibrer le pouvoir centraliser à Carthage  ? FAUX, et pour cela il s’uffit de lire la loi : « Article 141 : Le Haut Conseil des collectivités locales est un organisme représentatif des conseils des collectivités locales. Son siège se situe en dehors de la capitale. Le Haut Conseil des collectivités locales examine les questions relatives au développement et à l’équilibre entre les régions, et émet son avis sur les projets de loi relatifs à la planification, au budget et aux finances locales ; son Président peut être invité à assister aux délibérations de l’Assemblée des représentants du peuple. La composition et les attributions du Haut Conseil des collectivités locales sont fixées par loi. Le Haut Conseil régional ne peut qu’émettre un avis.  La municipalité, d’après la loi, n’est qu’une administration parmi d’autres, elle est rattachée au ministère de l’intérieur et n’aura donc aucun pouvoir de décision significatif. Dans son intervention du 22 janvier 2018, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a estimé que « si tout va bien, la décentralisation prendrait 27 ans en Tunisie ». Soit 3 plans successifs de 9 ans. Êtes-vous donc  certains que votre vote va changer quelque chose ?       Voter pour un programme ? Soit imaginons que vous alliez voter pour X parce qu’il prévoit de créer un centre sportif dans lequel vous souhaitez à l’avenir y mettre vos enfants. Noble choix que le votre. Mais vous êtes vous demandé comment votre maire va financer ce projet ( si toutefois il tient sa promesse électorale, ce qui serait un miracle) ? Y a-t-il des impôts locaux en Tunisie qui assureraient l’indépendance des élus locaux financièrement ? NON  Au mieux le Maire va demander un financement aux ministères des collectivités locales ( à Tunis) et attendre….qu’on lui dise NON, faute de moyens.     Alors pourquoi ? Pour qui aller voter ? La stratégie actuellement préconisée contre Ennahdha est de voter utile. On nous explique aussi que vous contrer les partis politiques il faut voter citoyens et prioriser les listes d’indépendants. On se dispense de réfléchir au fond de l’offre politique en ne votant que pour faire barrage, on vote non pour ses convictions, mais contre ceux de l’autre. L’élu est tout sauf élu au sens propre, large, philosophique et politique […]

Boycott des municipales




Dix ans ont passé depuis le révolte de Gafsa et du bassin minier de Redeyef, évènement considérable, annonciateur de la révolution qui allait emporter le pays trois années plus tard. Au printemps 2008, je me vois encore rédigeant un premier article sur la Tunisie pour Mediapart. Ce média, qui venait tout juste de naître, fut interdit en Tunisie dès le lendemain de la publication de ce papier -titré : « La Tunisie, nouveau nid de l’Islam radical ? ». J’y pointais les méthodes d’intimidation et de mystification de l’opinion publique internationale propre à la dictature tunisienne et posait la question de son rôle dans l’essor du mouvement jihadiste local. La répression était alors totale. Personne ne croyait encore la chute de Ben Ali possible. L’horizon paraissait immuable, les Tunisiens n’étaient pas prêts pour la démocratie, lisais-je régulièrement dans les commentaires laissé par les internautes. Comme ceux du Monde diplomatique et d’autre médias indépendants, mes articles critiques envers le régime tunisien étaient alors traduits et diffusés à l’aide de proxi par les gens de Nawaat ou de Takriz. Un autre temps, une même culture de résistance. Dix années ont passées, mais en Tunisie, cette culture n’a pas disparue. Certes, les souvenirs joyeux du printemps 2011 paraissent aujourd’hui bien loin. Après avoir célébré la révolution puis le vote de la constitution en 2014, l’enthousiasme international s’est peu à peu évanoui, anesthésié par la politique inerte de deux partis trop occupés à ménager une coexistence tactique, un consensus bâti sur mesure pour se maintenir à la tête de l’Etat et empêcher qu’émerge une alternative solide. Deux partis au pouvoir qui ont à la fois mis en péril la justice transitionnelle nécessaire à l’examen de cinquante années de dictature, et enterré le plan de développement économique régional qui manque à la Tunisie depuis l’indépendance. Le résultat de cette politique était écrit d’avance : En cet hiver 2018 se multiplient dans les médias internationaux les témoignages de désespoir d’une part importante de la jeunesse tunisienne, et sa volonté affirmée de s’en prendre à un « système » que ni Ennahda ni Nida Tounes n’ont souhaité attaquer de front, et qu’ils incarne désormais. Un « système » qui, comme au temps de la dictature, ne prend pas la jeunesse tunisienne en considération. La révolution, dont ils ont pourtant été les premiers promoteurs, n’est tout simplement pas arrivée jusqu’à eux, nous disent ces Tunisiens. Leur horizon semble, hélas, toujours immuable, et leur désir d’évasion, toujours aussi grand. Les ressorts de la révolution sont pourtant toujours là. La société civile tunisienne est aujourd’hui bien plus forte qu’il y a dix ans. Mieux structurée autour d’ONG efficaces, telle Bawsala, qui lutte pour plus de transparence au sein de l’Assemblée, elle est l’aiguillon d’un champ politique incapable pour l’heure de répondre aux aspirations des Tunisiens. En Tunisie, aujourd’hui comme il y a dix ans, c’est bien la société qui incarne l’avant-garde. Sa mobilisation ne peut être ignorée par un pouvoir qui se sait de plus en plus faible. La période d’ici aux prochaines élections municipales sera à nouveau […]

La Révolution, toujours vivante, Pierre Puchot


En cette période électorale, le “devoir citoyen” d’aller voter se conjugue à toutes les sauces et à tous les statuts. Mais sait-on seulement ce que veut dire être citoyen ? Si on se contente de la définition donnée, être citoyen c’est avoir des devoirs et des droits au sein d’une citée donnée. Or depuis janvier 2011, on ne nous parle que de devoirs, ce que nous nous devons de faire pour aller vers un soutien inconditionnel à l’ordre imposé : celui d’aller voter pour légitimer le garant de ce dit-ordre, celui de s’engager dans le mieux-être du pays en agissant, souvent de manière bénévole, dans des actions “citoyennes” pour palier aux manquements du dit-ordre, ou celui de payer des impôts pour permettre à l’ordre de financer son assise sur le citoyen. Cercle vicieux de la soumission, premier pas d’une dictature démocratique où chacun tisse avec allégresse la corde qui lui lie les poignets, menottes faites d’exigences partagées devenues évidences, et contre lesquelles il devient impensable de lutter. Mais où est donc la clef de ces menottes ? Où sont donc nos droits de citoyens ? Où est notre droit à la santé ? Celui à l’éducation ou à l’information ? Où est notre droit à la transparence des dépenses publiques ? Notre droit au rassemblement, à la Culture ?Notre droit à une Justice équitable, notre droit d’être dans l’individualité qui est nôtre ? Sommes-nous contraints de n’être que citoyen dans le devoir d’épauler l’Ordre établi ? D’alimenter de notre soumission active ce que Rousseau appelait le “contrat social” imposé par nos politiques, d’appuyer l’intérêt général édité par Ennahdha et Nidaa, parce que ceux-ci sauraient mieux que nous-même quels sont nos besoins ? Celui qui, toujours selon Rousseau nous “oblige à être libre” ? Est-ce qu’être citoyen c’est se soumettre à la volonté du pouvoir en place, sous couvert d’un intérêt général qui ne serait en réalité que l’intérêt de l’Ordre ? Un intérêt qui leur serait « utile » comme l’était le vote qui a mené Sebsi à Carthage ? Non, car être citoyen c’est penser avant tout à l’intérêt collectif et non à celui du pouvoir qui est différent du nôtre. Être citoyen c’est informer et s’informer, car il ne peut y avoir de liberté sans conscience et que la conscience citoyenne se forge à coup de réflexion. Être citoyen c’est oser demander “pourquoi” et oser répondre “non” lorsque cela dessert intérêt général. C’est exiger que le travail pour lequel les élus sont payés soit orienté vers le mieux-être de tous ou, le cas échéant, imposer par n’importe quel moyen leur démission. Être citoyen c’est être le garant de la Démocratie à travers des actions et des plaidoyers, c’est pointer du doigt les dysfonctionnements du Pouvoir et, par n’importe quel moyen, pousser celui-ci à prendre le chemin pour lequel il a été mandaté. Être Citoyen c’est penser au collectif, car les besoins de l’autre aujourd’hui peuvent être les nôtres demain. Le Pouvoir établi est entre les mains d’Hommes non citoyens puisqu’ils […]

Qu’est-ce qu’être Citoyen ?



 Le monde des mortels a connu bien des horreurs. Tant de massacres engendrés par une espèce avide de pouvoir. Les frontières sont les preuves probantes et incontestables du mal qui a été fait, des plaies ouvertes imprégnées par le sang versé. Ce sang coule à flot à la surface de notre Terre Mère. Le petit peuple est toujours sacrifié afin d’asservir une poignée de dirigeants. En vérité, les masses sont volontairement gouvernées par des Etats voyous. Quant a l’Etat central qui occupe cette fraction de la planète, il outrage un président ni mort ni vivant. Un Etat militaire, qui au détriment du peuple, clame l’islam comme religion et bannit toute forme de liberté de pensée ou d’expression. Cependant, contre toute attente, il autorise le droit de culte qui peut-être reconnu ou non ! Cela va des humeurs de ce même Etat schizophrène, entièrement responsable du nivellement de tant de générations. En effet, ce système empêche toute forme de progression. Dans l’ambre, le combat continue au cœur de ce berceau qui maintient à flot nos vies souillées par des lois sordides, contradictoires et complètement  révoltantes. Des lois imposées à chaque citoyen et citoyenne qui n’ont aucun sou pour graisser la patte aux gros ventres qui ont usurpés ce territoire qu’ils nomment « Algérie ». Corruption, oppression et abus de pouvoir sont à l’ordre du jour sur cette partie du globe. L’Histoire des peuples Nord-africains a été ensevelie sous les débris d’une postérité raturée. Le dur  labeur de l’état vers une aliénation certaine, s’est peu à peu enraciné dans les entrailles de l’éducation des enfants de demain.     Nous évoluons discrètement sous cet air vicié. Contraints de s’identifier parfois, sans nulle hostilité manifestée. On se sent profondément terrien. Sans appartenance aucune. On existe, mais toutefois fragmenté. En agonie, face à la presque vie imposée dans un linceul de conformité. Pris au piège de nous-mêmes, où chaque concept, chaque notion à créer ou à inventer, émane de l’Homme pour l’Homme afin de dominer ou de libérer. Bien des penseurs nous ont fait vibrer et bien d’autre enrager. Des civilisations aux connaissances et aux croyances d’hier,  jusqu’aux conceptions de demain. Tant d’avancées nous ont ouverts les yeux et tant d’enseignements nous ont rendus absurdes. Si un pas vers l’avant se façonne, cent en arrière sont inéluctables pour servir l’intérêt d’une minorité impitoyable et sans pitié. Tout précepte, toute croyance, théorie ou concept ne sont que des notions qui étendent vers une appartenance quelconque. Une forme de cellule intellectuelle qui conserve notre cerveau dans un état fœtal « conscient dans l’inconscience ». La soif de domination de certain propulse d’autres sur une vague d’insurrection.     Depuis le début de l’Histoire de l’humanité, l’Homme a clairement démontré que notre espèce est le cancer qui range sa propre chair. À défaut de changement,  la nature reprendra ses droits. Car esclave de ses propres créations, il court vers sa propre destruction mais aussi, de milliers d’autres. L’urgence est universelle. La  révolution d’aujourd’hui est de RENAÎTRE, de mettre en place une  alternative toute a fait nouvelle, […]

Le cimetière des vivants, fédération anarchiste algérienne



  Avec son « mais foutez nous la paix quand même MERDE «  jeté à la figure d’un journaliste français en mars 2015,  lors de la visite de François Hollande, et son tristement célèbre  » barra rahazz » de novembre 2014, Béji Bey avait donné le ton : Les journalistes, moi je leur pisse à la raie ! Les scandales se suivent et se ressemblent, car personne n’a le droit de remettre en question le Bey de Carthage. Un choix s’offre alors aux organes de Presse : redevenir les courtisans qu’ils étaient ou se battre contre le despotisme du vieille acariâtre. Durant les mouvements sociaux de la première semaine de janvier, les deux clans se sont opposés : Les journalistes réprimés, arrêtés, harcelés comme en témoignent les communiqués des différentes ONG pour la liberté de la Presse Communiqué de la FNACC : « […] Michel Picard, correspondant français de RFI, qui couvrait la visite du président tunisien Béji Caïd Essebsi à Ettadhamen, à l’ouest de Tunis. Les policiers lui ont d’abord interdit de discuter avec les personnes rassemblées pour l’inauguration d’une maison des jeunes par Béji Caïd Essebsi. Le journaliste s’est donc éloigné pour mener à bien ses interviews. Un homme, refusant de décliner son identité, l’a saisi par le bras et l’a emmené près d’un véhicule de l’armée. Après avoir attendu 15 minutes sans obtenir aucune information, le journaliste a décidé de reprendre son travail. Plus tard, alors qu’il s’apprêtait à partir, une voiture de la Garde nationale l’a interpellé. Au poste, Michel Picard, dûment accrédité par l’Etat tunisien, a dû répondre à des questions concernant le fait qu’il était non accompagné. Si l’échange est resté courtois, le journaliste a dû signer un document en arabe, sans traduction officielle, avant d’être autorisé à partir [….] ». Communiqué de Reporter sans frontière  décrivant les pressions sur les journalistes et l’arrestation de Mathieu Galtier : « Ces violations de la liberté d’informer commises par des représentants des forces de l’ordre sont inadmissibles pour un état démocratique comme la Tunisie, déclare Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de RSF. Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement les manifestations qui ont lieu actuellement dans le pays. Nous appelons les autorités à ne pas entraver leur travail.” Communiqué d’Amnesty International Les sites dits « médiatiques » comme Tunisie Numérique qui s’est illustré par son instrumentalisation de l’information :   Sauf que voilà, les journalistes étrangers ( peut-être quelques journalistes tunisiens également) sont des journalistes professionnels, avec une déontologie, une éthique et avec internet la diffusion de l’information est telle, que le fait d’acheter la collaboration des médias numériques ne suffit plus au vieil homme de Carthage pour influencer l’opinion. Soit, reprenons les bonnes vieille méthodes de Ben Ali  !   1. On remet l’ATCE en place pour encadrer voire acheter les journalistes étrangers    2. On accuse le Presse étrangère de vouloir mettre le chaos dans le pays   3. On censure !   Alors oui, il y a eu une journée de la colère de la Presse en Tunisie suite aux agissements de Béji Bey et […]

La Presse en Tunisie, entre collabo et déporté difficile d’y ...



Né d’un triste constat, quant aux chiffres constants du chômage dans la région du Grand Tunis, Vision Solidaire est un projet visant à sortir les jeunes de leur situation sociale précaire, de les éloigner des risques de délinquance voire de terrorisme, de leur apprendre un métier d’avenir et d‘améliorer l’image des quartiers difficiles en Tunisie. Ce projet a été mis en place par  La Maison de l’Image, un lieu indépendant dédié à l’image, sous toutes ses formes: photographie, vidéo, cinéma et nouveaux médias. A la fois lieu de rencontre, un espace de formation et de résidence pour les artistes, le lieu était prédestiné à accueillir ces jeunes en quête de qualification et  d’estime. Le projet a été financé par la Fondation DROSOS, qui a  pour mission de permettre aux personnes en situation précaire de mener une vie dans la dignité. Un appel à candidature a donc été lancé le 17 mars 2017 et 30 jeunes âgés de 20 à 28 ans ont pu bénéficier grâce à la maison de l’image à une formation qualifiante.  A compter du 18 janvier 2018, cinq formations sont proposées : La photographie :Les participants à cette formation seront préparés à devenir des professionnels de la prise de vue, du tirage et de la retouche photographique. La formation leur apportera un bagage technique solide permettant à la créativité de s’exprimer pleinement. La vidéographie :Les participants à cette formation aborderont l’ensemble des techniques de la vidéo. Elle leur permettra de maîtriser l’intégralité du processus de production d’un film : tournage, montage, mixage et diffusion afin d’être autonomes et opérationnels très rapidement. L’infographie et design graphique:Les participants à cette formation seront aptes à conceptualiser et créer des produits de communication allant de la conception d’identité institutionnelle, de supports d’information à la création d’emballage. L’illustration et animation 2D : La formation permettra aux participants de maîtriser les différentes techniques des bases traditionnelles du dessin ainsi que la maitrise des outils contemporains de création.  Les participants à cette formation auront un profil de créatif et de technicien de l’image fixe et animée afin de travailler dans différents domaines allant de la conception de livres jeunesses, couvertures d’ouvrage  jusqu’à l’animation 2D de différentes images numériques tels que les décors, personnages, objets. Webdesign et design interactif :Les participants à cette formation seront capables de réaliser des sites et des applications web ergonomiques avec un graphisme professionnel et des langages de programmation adéquats. Suite à la formation, un accompagnement dans l’insertion à la vie professionnelle leur sera accordé grâce aux partenaires de la Maison de l’Image. Les participants à la première promotion sont actuellement en stages dans des organismes partenaires de la Maison de l’Image (Tunivisions, Tuniscop, Digital Mania, Propaganda Production, Ideo, Fares JemaiStudio, Al Jaseera, Tunis Afrique Presse.) Tous sont pratiquement assurés d’obtenir un emploi à l’issue de leur formation théorique et pratique. Certains se sont déjà distingués en  remportant des prix, notamment, Nesrine Maalem, lauréate du prix catégorie réflexe des 24h photo organisé par le club Photo de Sfax en août 2017 ainsi que Sarra Khammouma, Noureddine […]

Vision Solidaire : ART, professionnalisation et avenir


Alors que la B.C.T. a décidé de mettre les préservatifs sur la liste des produits de seconde nécessité, nous avons décidé de vous offrir une petite histoire de la capote. Ainsi si vous avez une panne lors de vos ébats pourriez vous combler le vide avec une discussion autour du condom. Ce sont les égyptiens qui, en premier, ont décidé de couvrir leurs bites avec un étui de lin, momifiant ainsi leur pharaonique membre dans l’espoir de tenir les maladies d’Anus-bis loin de leur sexe en érection. Tout au long de l’Antiquité, où les orgies étaient monnaies courantes, nous retrouvons des représentations ma foi fortes intéressantes quant à l’utilisation de ses protections de tissus que l’on devait laver après chaque éjaculation. Mais c’est en Asie, autour du X éme siècle, que l’on va commencer à joindre l’utile à l’agréable. En Chine, le préservatif, en papier de soie, sera huilé pour pénétrer la chair offerte de nos jolies petites chattes aux yeux bridés, quant au Japon (où la taille de l’engin n’est pas connue pour être comparée à un Katana) ce sont des capotes en écailles de tortue, les Kabuta-Gata, qui seront utilisées. Ces godemichés creux, s’enfilant tantôt sur la queue tantôt sur le doigts, ajoutèrent une rigidité somme toute appréciées par les Geishas avides de plaisirs solitaires. « Demum cum coiverit ponat supra glandem et recurrat praeputium » Bravo ! vous venez de lire un extrait du premier article scientifique consacré à la capote. Si on traduit ces mots barbares de Fellope  » c’est seulement lorsqu’il aura des rapports qu’il le place sur le gland en faisant revenir le prépuce », on se demande quel est le mode d’emploi pour les verges circoncises. En velours, en lin ciré ou en boyaux d’animaux – d’où l’expression « Je veux juste que tu puisses kiffer jusqu’à l’aube, donc vas-y monte sur mon Saint Denis funk » ( NDR ah non, merde, ça c’est Joe Star, excusez nous pour cet égarement) – la fashion week du Condom a fait les beaux jours des tapis rouges des cours d’Europe. Mais comme le dis l’age « le plastique c’est fantastique », merci donc Monsieur Goodyear qui produisit la première capote en caoutchouc, suivit de Monsieur Mc Intosh dans son usine d’imperméables. Produit économique et écologique puisque lavable et réutilisable, le préservatif était garanti 5 ans. Il avait donc de longs jours devant lui ( ou de longues nuits, tout dépend comment on prend la chose). Société de consommation oblige, le préservatif va vite devenir un objet à usage unique dans un contexte où le SIDA devient le mal du siècle et où tout comme en Tunisie, aimer peut être fatal ( non non nous ne reviendrons pas sur l’affaire du bisou)  » Gant de vénus »  chez Shakespeare, ou  » sac à peau de Venise » pour le Marquis de Sade, les métaphores ont jalonné les ébats littéraires et ont fait le tour du monde « capotes anglaises », « frensh letters » ou « Der Pariser », des lits adultères. Cependant de toutes les expressions qui ilustres ces quelques […]

La petite Histoire du préservatif