Le surendettement pour les nuls


Dessin Tawfiq Omrane

L’Etat tunisien dépense chaque année plus qu’il ne perçoit. Tel un compte bancaire, il est à découvert (c’est ce qu’on appelle un déficit). Pour combler ce déficit, il a deux solutions : augmenter ces recettes, et lorsque cela n’est pas possible, emprunter aux banques. Sauf que voilà, les banques ne prêtent pas à taux zéro. En juin 2017, la dette publique s’élevait à 66,7% du PIB pour atteindre 71,4% du PIB, soit 76,1 milliards de dinars en 2018. Or plus la dette augmente, plus les intérêts pour la rembourser sont élevés et… plus la dette augmente. Cercle vicieux dans lequel les gouvernement successifs se sont engouffrer et à travers lequel ils ont vendu le pays.