Archives du jour : 3 octobre 2018


Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir !   Dans les dernières vingt-quatre heures, une avalanche de documents concernant l’affaire de Moncef Kidhr, a circulé dans un mail contenant données de justice et/ou Ministère de l’intérieur et en option liens vers des séquences audio.   Les réactions ne se sont pas faites attendre et le F.B. Tunisien regorge de statuts/analyses preuves à l’appui. Nous n’avons jamais été dans une telle situation … déni et silence d’une part et stoïque volonté d’atteindre la vérité d’autre part … Chokri Belaid mérite bien une vérité. Ce qui m’a frappé singulièrement c’est la nuit de discorde au sein du M.I. Cela mérite bien un temps d’arrêt, une réflexion … cela mérite d’être élucidé avant de passer aux autres aspects de l’affaire. En effet c’est le point culminant de traîtrise de certains et bravoure et discipline d’autres haut-fonctionnaires du M.I. Venons en aux faits ! Lors de l’arrestation de Moncef Kidhr deux procédures parallèles ont été déclenchées par deux équipes distinctes du M.I. ; La première étant dans un rôle « naturel » et de proximité : Poste de Police d’EL Mourouj. ; La deuxième étant dans un rôle parallèle question de récupérer/intercepter les milliers de documents non encore broyés par la machine à disposition, dans les locaux de l’ « Auto-école » de Moncef Kidhr. Intéressons-nous à cette gestion des preuves impliquant la personne de M.K mais aussi de toute la hiérarchie secrète … Ennahdha – Branche armée. La manière de réception des documents saisis par les agents du M.I. a soulevé plus d’un questionnement : n’étant pas ordinaire ni naturelle ni classique, des dizaines de Kilos de documents appartenant au M.I. récupérés, ont installés la discorde entre Atef Omrani (de mèche avec la Nahdha) et les administrateurs des documents saisis qui se sont retrouvés à réceptionner des documents volés du M.I. … sans procédure de justice claire ni classique pour les répertorier : voilà on a retrouvé ça ! L’appellation de « Chambre noire » parait un peu trop exagérée, j’aurais préféré « Chambre de la vérité en sursis », la divulgation de son contenu aura des dégâts potentiellement irréversibles sur le haut commanditaire de l’assassinat de Chokri Belaid, sans doute Rached El Ghannouchi lui-même. Les papiers mis à notre disposition par l’équipe de défense de Chokri Bealaid, permettront, peut-être, de mieux comprendre un événement entouré de nombreuses couches d’intoxication de fantasmes et de contre-vérités. Tant que le gouvernement refusera de lever le secret sur les documents de la chambre de la vérité en sursis, cela alimentera la suspicion mais une chose reste certaine au demeurant rien qu’en se limitant aux data à disposition : Rached EL Ghannouchi semble bel et bien être le donneur d’ordre de l’assassinat de Chokri Belaid. Mohamed Anis BEN AZOUZ

M.I. : La Chambre de la vérité en sursis