Quand l’UFE s’approprie la paternité du festival de la bande dessinée en Tunisie


Quel ne fût notre étonnement lorsque nous avons constaté que l’Union des Français à l’étranger de Sousse organisait le premier festival de la bande dessinée en Tunisie effaçant ainsi, d’un revers de la main, 22 ans de bulles.  22 ans c’est l’âge du festival international de la bande dessinée de Tazarka, l’âge de l’enfant que  Abou Seoud Messadi, son fondateur, a laissé en s’éteignant en janvier 2018.  Il n’aura pas fallu une année pour que Roselyne Cordin, organisatrice de cette imposture, enterre Abou Seoud Messadi une seconde fois, alors que les bédéistes orphelins le pleurent encore. 

Tazarka c’est à peine 9000 personnes qui vivent toute l’années pour voir leur ville s’illuminer sous les coups de crayons et de pinceaux du 9eme art, Tazarka c’est le rêve d’un homme qui a voulu faire de cette petite ville le centre de la bande dessinée en Tunisie, mais Tazarka, c’est avant tout un patrimoine culturel qui fait l’histoire de notre pays, avec ses initiatives, ses artistes et ses invités prestigieux.

 

Le salon international de la Bande dessinée de Tazarka est invité à Angoulème depuis 2008, et ce lorsque la Tunisie fêtait, au centre Ibn Khaldoun ses 40 ans de bande dessinée. 

 

Vous n’avez pas le droit, Madame d’usurper la paternité de ce festival sous couvert d’une francophonie néocoloniale, non, vous n’en avez pas le droit !  Lors de son discours au sommet de la francophonie, Emmanuel Macron parlait de « reconquête de la jeunesse ». Est-ce que cette reconquête passe par un déni de l’histoire au profit d’un nouveau chapitre qui serait récrit sur les cendres de Carthage ou ici de Tazarka ?

 

 

قالو يا بابا

وقتاش نوليو شرفاء

قالو وقتلي يموتو كبار الحومة

 

 

Or Abou Seoud Messadi n’est pas mort, il vit en chacun de nous ! 

 

La rédaction