décès


Parce que les quelques larmes de crocodile d’Ahmed Friaa ont effacé hier soir de la mémoire collective la réalité des faits, la rédaction a souhaité rappeler que 106 personnes sont mortes par balle ou par asphyxie entre le 13 et le 24 janvier 2011 alors que ce dernier était responsable du ministère de l’intérieur et de ses hommes. La question qui se pose aujourd’hui est : qui est responsable de ces 106 assassinats ?     Hichem Mimouni, Ariana Kais Mezlini, Ariana Najib Amri, Ariana Thabet Ayari, Ariana Wael Boulares, Beja ( gaz) Ahmed Baccouche, Ben Arous Akram Ayachi, Ben Arous Hedi Mahjbi, Ben Arous Mhammed Nasser Talbi, Ben Arous Walid Mechlawi, Ben Arous Hamdi Derwich, Bizerte Mohamed Denden, Bizerte Mohamed Habhoubi, Bizerte Hsouna Adouni, Gabes Khaled Bouzayane, Gabes Naoufel Gammagi, Gabes Essayed Kassraoui, Kairouan Abdesstar Gasmi, Manouba Aymen Boulaba, Medenine Bayrem Maztouri, Medenine Narjess Nouira, Medenine Amor Boualegue Jabri, Nabeul Hassine Ben Chaaban, Nabeul Wael Agrebi, Nabeul Anis Ferhani, Tunis Atef Labaoui, Tunis Chokri Ghamouli, Tunis Chokri Sifi, Tunis Helmi Manai, Tunis Hsen Salhi, Tunis Mehdi Ouini, Tunis Montassar Mahmoud, Tunis Nejib Omri, Tunis Nouri Skala, Tunis Riadh Sliti, Tunis Sofian Mimouni, Tunis Tahar el Mergheni, Tunis Walid Jemai, Tunis Nouri Laaqibi, Zaghouan Lucas Von Zabensky, Tunis Ayoub Riahi, Ariana Khemais Fadhoul, Ariana Mohamed Zantouti, Ariana Mohamed Ali Lamine, Beja (gaz) Mohamed Brahmi, Beja ( gaz) Mohamed Alayat, Ben Arous (gaz) Slim Hadhri, Sfax Mohamed Braham, Sousse (gaz) Mohamed Hedi Hamrouni, Sousse Ammar Chabatti, Tozeur Alaeddine Ethayri, Tunis (gaz) Cherif Mtaala, Tunis  Farhat Behissi, Tunis Lotfi Sahraoui, Tunis  Moncef Maaroufi, Tunis (gaz) Yassine Jlassi, Zaghouan Bennour Belhaj Sassi, Ariana Souhail Riahi, Ben Arous Nejib Mhamdi, Kairouan Abdelahmid el Bedoui, Mahdia Mouhamed Boufrikha, Mahdia Awatef Kanzari, Manouba Wael Tounsi, Manouba Amira Bedoui, Monastir Faycel Chetioui, Monastir Mahmoud Jebloaoui, Monastir Moez Salah, Monastir Mohamed Lagha, Monastir Mohamed Sallem, Monastir Mohamed Zaabar, Monastir Ali Miraoui, Nabeul Habib Tayeb, Nabeul Houssem Eddine Habid, Nabeul Ahmed Amdouni, Sousse Anis Mosbah, Sousse Belgacem Seghayer, Sousse Fatma Chouchane, Sousse Jamal Ben Saad, Sousse Kamel Baklouti, Sousse Ahmed Kriaa, Tunis Atef Benmoula, Tunis Fathi Chelbi, Tunis Elyes el Karrech, Tunis Maroua Amina, Tunis Amine Ouaslati, Tunis Mouez Bouhani, Ben Arous Abdelsatar Saidani, Bizerte Hsen Barniss, Bizerte Sofian Jemala, Bizerte Tarak Dhérif, Kebili Salah Khannafou, Medenine  Raouf Fhima, Sousse Ridha Abdeljlil, Sousse Adel el Hanchi, Tunis Ahmed Ourghi, Tunis Aissa el Hafi, Tunis Belahssen  Laaroussi, Tunis Mouez Kouki, Tunis Nabil Laaroussi, Tunis Sahbi Namouchi, Tunis  Karim Rouafi, Ben arous Mahjouba Naasri, Bizerte Fathi Farhat, Mahdia Ahmed Hammami, Tunis Said Rouafi, Tunis Hassouna Ben Amor, Ariana    A noter que la liste ci dessus ne mentionne pas les morts par balles appartenant aux différents corps sécuritaires, ni les morts par violence ( coups de matraque, accident avec une voiture de police….)   La Rédaction 

Liste des 106 civiles morts par balles sous le mandat ...


La mort de Slim Bagga a divisé les internautes entre ceux qui ont la mémoire courte, refusant de voir la vérité en face et ceux qui, forts des faits, sont traités de complotistes. Depuis 2011, règlements de compte et mises au silence forcé se succèdent dans une Tunisie sans foi ni loi, où règnent les clans. Ces morts, plus suspectes les unes que les autres jalonnent ce que l’on nous a demandé d’appeler « transition démocratique ». Une information en chassant l’autre, il nous a semblé important de rappeler les faits et de dresser cette liste non exhaustive afin que ces dossiers ne soient pas tous jetés dans les abysses de notre amnésie collective ou classés sans suite. 26.02.2011,  Lasmar Trabelsi, chef de la brigade criminelle, pendaison ( nez cassé et marques au poignets) 02.01.2012, Abdelfattah Amor, avocat, président de la commission nationale d’investigation sur les affaires de corruption et de malversation, crise cardiaque 18.10.2012 Lotfi Nagh, membre de la coordination Nidaa Tataouine, crise cardiaque (lynché à mort en public vidéo à l’appui) 31.12.2012, Tarek Mekki, homme politique et opposant historique, crise cardiaque 10.01.2013, Habib Babbour, membre de la coordination Nidaa Tataouine, crise cardiaque 06.02.2013, Chokri Belaïd, homme politique de gauche, mort par balles 06.04.2013, Faouzi Ben M’rad, avocat membre de la commission de défense de Chokri Belaïd, crise cardiaque 25.07.2013, Mohamed Brahmi, homme politique de gauche, tué par balles 22.01.2014, Mohamed Allouche, député et secrétaire général du parti 3eme choix, crise cardiaque 16.04.2014, Sabri Ziadi, avocat chargé du dossier Ennahdha et Nourredine Brihmi, pendaison 02.06.2014, Najib Jendoubi, lieutenant à la sûreté nationale, pendaison 09.10.2014, Montassar Matri, secrétaire général de l’union des syndicats des forces sécuritaires, crise cardiaque ( au lendemain de ses accusation contre Bhiri) 10.04.2016, Abderazak Hammami, avocat secrétaire général du PTPD, crise cardiaque 14.08.2018, Responsable de la migration clandestine ayant causé la mort de dizaines de migrants aux larges Karkhena, crise cardiaque ( à la veille du procès) 29.08.2018, Slim Bagga, journaliste, accident de voiture ( 3 semaines après avoir annoncé son retour) Le décès de Cherif Jeballi, avocat, empoisonné par une substance radio active, viendra hélas bientôt compléter cette liste non exhaustive…mais bien réelle. A vous de voir. La Rédaction

Tunisie : silence, on tue…