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31.03.2018, un match de foot comme il y en a tant…quelques échauffourées entre supporters et soudain c’est le drame. Armée de ses us, de sa matraque et de la haine qui l’anime, la police tunisienne profite de l’effervescence ambiante pour s’en prendre violemment aux ultras. Pris au piège dans une enceinte où le gaz lacrymogène rend l’air irrespirable, certains tentent de s’enfuir. Ce fut le cas de Omar Laabidi, jeune lycéen de 19 ans, qui souhaitait juste regarder un match de foot, et décompresser avant de reprendre les révisions de son baccalauréat. Omar quitte le stade tant bien que mal pensant trouver refuge dans la forêt mitoyenne. Mais c’était sans compter sur l’acharnement des forces du désordre. Les policiers poursuivent l’enfant, c’est une question d’honneur, ils doivent l’attraper : mort ou vif. La traque se poursuit sur 2 kilomètres jusqu’à la frontière naturelle de Oued Mediane. Mourir noyé ou subir les exactions policières ? La noyade ou la torture ? Car l’enfant ne sait hélas pas nager. Il fait un pas en avant puis se retracte. « Je ne sais pas nager » hurle-t- il à ses bourreaux. Le sarcasme des uniformes est à son comble. « Apprends donc à nager » lace l’un d’eux…poussé, Omar Laabidi chût dans le fleuve qui se fera tombeau, assassiné par une police d’Etat qui, à jamais impunie, n’a de cesse de tuer la Liberté. Un supporter meurt, assassiné par la police. Nous somme en novembre 2007 sur une aire d’autoroute. Gabriele Sandri tombe sous les balles d’un policier. Le supporter de la Lazzio s’effondre et l’Italie s’embrase face au silence fracassant d’un État méprisant. On ne meurt pas de la même façon que l’on porte un maillot de foot ou un uniforme. Et ce tant en Italie qu’en Tunisie. Alors que quelques mois plus tôt, le championnat avait été arrêté pour la mort du policier Filippo Raciti tué lors du derby Catane-Palerme, à peine une minute de silence fut elle tenue pour le jeune ultra. En Tunisie, alors que la mort d’un policier agressé au couteau devant le parlement a fait les beaux jours de la presse locale et des médias internationaux, la mort d’Omar Laabidi passe quasiment inaperçue, si ce n’est à travers quelques pages facebook de supporters endeuillés. Comme en Italie, la mort et le mépris d’un État complice, unit les amoureux du ballon rond. Les supporters parlent d’une même voix, et dénoncent l’injustice. Mais alors qu’en Italie les ultras ont hurlé leur colère, en Tunisie ce ne fut qu’un léger murmure inaudible, cantonné aux réseaux sociaux. Quelques actions symboliques, une pétition virtuelle, et une campagne de hachtag à travers le monde, nous sommes bien loin de la prise de position, sans concession, des supporters italiens. Les rues sont silencieuses et seul une flamme, s’allumant dans un battement de coeur au lieu du drame, a marqué cette journée de commémoration des martyrs. Faudra-t-il à la Tunisie une énième autre victimes de la violence policière pour la rue dise enfin « stop » ? Nous nous questionnons, et […]

Omar Laabidi, le Gabriele Sandri tunisien ?


En quoi réside notre devoir de citoyen, lorsqu’un jeune lycéen, supporter du club africain,  meurt en martyr , assassiné par la police, et ce dans un pays où cette même jeunesse a versé son sang pour une révolution que les ancêtres ont volée ? Avant d’avancer ici-même un semblant de réponse, replaçons nous dans le contexte.   Nous, jeunesse Tunisienne, nous sommes gouvernés par celui, qui alors que le corps encore chaud des martyrs jonchaient le sol, a nier publiquement l’existence des snippers et donc la Révolution même. Son Prédécesseur, Foued Mbazaa, a pourtant confirmé leur existence. La justice également a confirmé leur existence dans le rendu de jugement accusant Mohamed Sebti Ben Mesbeh Ben Mohamed Mabrouk, officier n°655, tireur d’élite de l’armée de terre.   Nous vivons dans un pays où ce même président a fait passer, en force et par sa seule décision, une loi de réconciliation nationale, offrant à nos bourreaux, à ceux qui ont volé le pays, violé nos soeurs et ruiné la Tunisie, une totale impunité.   Nous vivons dans un pays où la Loi n’a aucune valeur puisqu’elle est bafouée par un « Etat d’Urgence » permanent grâce auquel la Justice peut être établie selon les intêrets de nos dirigeants.   Nous vivons dans un pays où le tribunal militaire règne en maître absolu. Instance où seule l’opacité est Loi, elle enferme, isole et réduit au silence quiconque voudrait parler, allant jusqu’à fermer des pages facebook et arrêter des internautes.   Nous vivons dans un pays où la seule « instance » officiellement habilitée à nous donner un éclairage sur le passé, a été bâillonnée par un parlement corrompu.   Nous vivons dans un pays où ce même parlement, a feint d’écrire une constitution pour ensuite nous ôter le droit de nous exprimer ou de vivre libre. Nous vivons dans un pays où il n’y a pas de cour constitutionnelle, unique garant du droit.    Nous vivons dans un pays où, 7 ans après, la liste des martyrs n’est toujours pas officialisée.   Nous vivons dans un pays où le gouvernement paie des historiens pour effacer l’Histoire et la réécrire à son avantage.   Nous vivons dans un pays où le Tribunal administratif décide d’effacer l’Histoire en blanchissant les terroristes.   Nous vivons dans un pays où les assassinats politiques restent impunis et où les avocats sont réduits au silence.    Nous vivons dans un pays où Omar Laabidi a été sauvagement assassiné, noyé dans la vase et la boue, par une police d’Etat. A l’heure où ces mots se font parole, aucun ministre ni représentant du pouvoir en place n’a pris la peine, ne serait-ce que par respect aux morts et à leur famille, de prendre la parole et de nous accorder le respect qui nous est dû.    Nous vivons dans un pays où la ministre de la jeunesse et des sports, Majdouline Cherni, après avoir marchandé avec la mémoire de son frère, traite ceux qu’elle est sensé défendre de « terroristes ».    Nous vivons dans un pays où […]

Omar Laabidi a été assassiné, et nous maintenant, on fait ...


Sorti en salle hier dans l’Hexagone, Vent du Nord de Walid Mattar redonne à la Tunisie, ses lettres de prolétariat que tant ont bafouées pour quelques sollicitudes et les bonnes grâces du pouvoir en place. Dans un jeu de miroir au tain de mondialisation, le Réalisateur dresse ici le parcours de deux hommes, dont les destins sont liés par le même moyen de production et les mêmes ronds de cuir obsédés par le rentabilité et la productivité.  Vent du Nord, un docu-fiction ? Avec un taux de chômage et de pauvreté élevés, une espérance de vie moindre que dans la moyenne nationale française, les ouvriers des usines automobiles, les mettalos, ou autres manœuvres des Hauts de France sont les oubliés des politiques de relance frileusement ébauchées par les gouvernements successifs. Dés 2000, la situation de la région s’est fortement dégradée, et les revenus, avant redistribution, sont les plus faibles de France.  Chômage, maladies causées par l’exploitation des mines, pauvreté…un Redeyf à la française où le pauvre doit rester pauvre, l’exploité doit rester exploité et où il est interdit de rêver d’un avenir meilleur sous peine d’être violemment réprimé. Si le Réalisateur a choisi, comme cadre tunisien de sa fiction, la Banlieue sud de Tunis  afin de rendre un hommage à sa ville natale, c’est toute la classe populaire tunisienne qui est représentée ici. Ceux là même qui ont fait la Révolution, et qui restent, comble de l’ingratitude, les oubliés de ces néo-politiciens qui omettent, par péché d’orgueil, ceux grâce à qui ils peuvent s’exprimer aujourd’hui. Alors que le film, car c’est bien d’une fiction qu’il s’agit ici, offre au spectateur des prises de vues magnifiques, des dialogues empreints d’un humour certain, et une bande originale sublime composée par Malek Saied, cette impression de plongée en apnée dans la vie de ces oubliés sociaux donne à l’oeuvre une impression de docu-fiction où l’injustice et le système D tiennent les rôles principaux. Certaines séquences, souvent portées par une musique, nominée au festival international du film d’Aubagne, qui nourrit l’image de sa tragi-poésie, sont des photographies à part entière, qui apportent cette touche de Beau dans un environnement où l’recherche de l’esthétique cède la place à la survie. Le quotidien des « oubliés » « Le café de l’avenir » où Foued tue l’ennuie, et qui n’est pas sans rappeler « le café olympique » de Condamnation, fait écho au bar P.M.U. qui ponctue la vie d’Hérvé. Dans cette société de consommation, les loisirs se font rares pour ceux qui ne peuvent se les payer. Des feux d’artifices, une fête foraine occasionnelle ou le cabaret dans lequel on dépense, pour le plaisir des yeux, la moitié de son salaire, sont autant d’échappatoires de fortune dans une vie morose où l’enfant n’a d’autre choix que la play-station ou les balançoires vétustes, rouillées par l’air marin. Alors pour oublier on boit : le p’tit blanc ou le Koudia bon marché (qui reste pourtant trop cher), le mauvais mousseux ou la Celtia, partenaire des nuits solitaires. Heureusement les amis sont là. Ces amis […]

Vent du Nord : une fable libertaire sur la vie ...




Chers confrères, Camarades de la honte, Vous êtes encore une fois sur la sellette en battant tous les records de l’indignité. Mieux encore que nos tarés de politiciens, vous savez endosser le froc du flic et du bigot et êtes prêts à lâcher vos petits dictateurs de poche, quand la nation a besoin de votre servilité. Je vous écris pour vous dire que je comprends votre combat et vous félicite d’avoir tombé tous les masques de la vilenie et de l’indigence. Comme vous, entre la honte qui sauve et la honte qui tue, j’ai choisi d’être un caméléon. J’ai écrit à gauche, puis au centre, ensuite à droite et jusqu’aux extrêmes confins d’un pouvoir pervers et sans nom. Je suis même allé, comme vous, dans toutes les télés pontifier le public avec les foutaises et les âneries que mes maîtres me dictaient. Comme vous, j’ai bien été recadré par mon connard de boss pour promouvoir n’importe quelle tendance, pourvu que ça nous rapporte à tous les deux. A vrai dire, c’est bien plus confortable que de trimbaler des convictions, des principes, de la déontologie et autre objectivisme ringard. Bref, tous ces boulets, dont nous nous sommes délestés, vous et moi, assez tôt, dieu soit loué, à l’école du pseudo-journalisme d’où nous sommes sortis bardés de diplômes ès-filouterie. N’est-ce pas qu’ils nous font rire nos concitoyens, une poignée d’emmerdeurs, qui réclament de nous, à cor et à cri, de reconquérir notre quatrième pouvoir pour faire contre-pouvoir. Quelle farce!  Ce pouvoir, nous l’avons bel et bien ; et il se trouve même que nous en abusons pour multiplier les possibilités de manipulation, de fraude, d’escroquerie et de tromperie. Car nous avons des intérêts à protéger, des affaires à réaliser et des profits partagés avec nos complices de toujours. Plus extraordinaire encore, notre fameuse révolution a permis de diversifier nos pourvoyeurs et nous réservons, maintenant, nos faveurs à ceux qui ont les moyens de les payer. Désormais, nous sommes l’incarnation de l’arrogance, de la duplicité, de l’opportunisme et de la corruption. Et croyez-le, personne ne peut nous enlever ce pain béni. Quant à la critique, retournons-là contre les insoumis, cette poignée de losers qui galèrent jour et nuit, mais qui finiront bien par lâcher prise. Camarades de la honte, serrez les dents et unissez les rangs de notre belle servilité. Avec mes salutations scélérates Signé Journaleux

Lettre ouverte d’un journaliste à ses confrères de la Honte


العشق الصّافي لا يرعوي ولا يرتدع ولا يتراجع أبدا . حتّى متى ادلهمّت الأنواء وتلبدّت الظّلمة وقلّ الرّفيق. العشق الصّافي لا يقهروإن عسر.  وحبّ الكلمة عشق. ومثله احترام الذّات وتمسّك المتمسّك بإنسانيته وبميزة المواطنة الحقّة .ومثلهما الإصرار على أن تكون الدّنيا قوس قزح. والحرّية عشق أو لا تكون. عشق مطلق. الحرّية – كما زقزقة العصافيركما إيناع الزّهر والشّجر كما النّسائم العليلة كما انبثاق البهرة فجرا كما الأغنية يصدح بها راع في خلاء لاخلاء فيه أو صيّاد ليس حوله سوى الموج – لا ترتدّ أبدا .  وحدهم الطّغاة والمتسلّطون والجهلة وعديمو الضّمير والطّمّاعون لا يفقهون أنّ العشق لا يملى ولا يفرض ولا يوجّه ولا يغلب وأنّ الحرّية لا تقنّن ولا تؤطّرولا تعلّب ولا تحبس. والكلمة تحلّق وإن خال الجلاّد أنّه قصّ أجنحتها والنّبت الطيّب حتّى من الصّخر يخرج والسّماء البديعة لا ترهبها السّجون تطلّ عليها من عليائها والفكر حتّى في أعتى المنافي ينساب ويمرح. أينما كنتم اصخوا بأسماعكم تغنّي لكم الحرّية  وحين تضيق بكم أنفاسكم اصمدوا ولا تنساقوا لليأس تمدّ لكم الحرّية يدها وكلّما خفت النّور في أعينكم لا تهلعوا بل ركّزوا يزوركم قوس قزح ويحضنكم الجمال الجميل ويهدهدكم غد بديع.  ذات كتاب قال « سارق الطّماطم » : « اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام – شعرا وشهادات وروايات ورسائل – تجدوه سحرا وعواطف وصدقا وسكّرا وانطلاقا وتجديفا في بحار رائقة وشمسا حنونة وسلامة طويّة وعزما صلدا وانعتاقا و…حرّية. يعاتبنا كثيرون كلّما قال أحدنا إنّ في السّجن حرّية. ويسخط علينا البعض الآخركلّما صرّح مصرّح منّا أنّه لم يعش البتّة الحرّية كما عاشها سجينا. أنا عاشق البحر والنّسائم الرّقيقة وبسمات الأطفال وشهقات اللّذّة المتقاسمة والآفاق الّتي لا يحدّها حدّ وبراءة جيلنا أو غباءه أصرّ الّلحظة على أن أؤكّد أنّنا لم نعش الحرّية كما عشناها مطلقة سجناء لا قبل السّجن ولا بعد التّحرّر منه . »          

اقرؤوا ما كتبه سجناء النّظام



نساوين متخمرة مع ضرب الطبل تحل شعرها و ورا ظهرها تلوي يداها ,رجال تتبسم و اتبع بعينها, كلمة سر تتڨال لكل مرا في وذناها, يسخن الطبال اطيح تشطح على ركاباها ,هبطت تتصكك مصروعة ريڨتها تكشكش , داخت هزوها للمقصورة في عرڨها تفور حطوها على سرير اخضر,مسبولة تتبسم تڨول حضرت ساعتها, زادة شوية و خرجت تحكي عملى جدها اللي جاها وصلت للموت وهو اللي حياها حال العام ،حال العام فتڨت و زادت في جبتها سمنت وولو حاسدينها على زيادتها، كثر الحديث على هالمرا و قصتها ، فتحت وزيانتة و زادة من تحت المحرمة خرجت قصتها ، سفسراها طايح على كتافها ، ولات في العام تزور مرتين ايد فاها ڨفة فاها شمعات و بخور و يد فاها ڨصعتها، تمشي تضوي شمعة و تهبط دمعة، تدعي لجدها يطفي النار اللي ماكلتها ، تعدات اشهر تستنى و جدها ما جاهاش في المنام، و المرا زادت نارها و ليعتها،بقات الفام تتحدث على سبتها…و الناس، تڨول فوڨ جبح نمال دافنين صرتها، ناس تڨول ماكنها جن و ناس تڨول هبلوها وهي مزالت حليلتها ، المرا لا عندها لا و لاد و لا تلاد براسها تبوم ، راسها راس جارتها يغزلو في الصوف ،و كل خطرة و خطرتها ، على مجبد اك العام وهي تحكي على السبة تڨول صارت اليوم, توا سبعة سنين لتالي.. عرضهم راجل درويش و ناس تڨول بوهالي سلم و ڨالهم قاصدكم ,رجل لڨدام و رجل لتالي ,ڨتلو تحدث، ڨالها، جاتني فلانة بنت فلان في المنام و سماها و الحكاية جابها بالمعنى و الحديث علاها ، فجعت المرا و غيمة سماها و شدتها غصة و بكت بكية و جارتها معاها، سكتتها و مسحتلها دميعاتها في حوالاها …و شدت الطريق وين تهزها رجلاها شڨت الخلى كيما تحدثو علاها، و مزال الحديث ما وفاش… شڨت الخلى وين تهزها رجليها و ثوب الكتان اللي كان ساترها عراها و المشي حفاها ودماها وصلت لدوار فارغ فيه كان النساء و الا الصغار و الكبار اماليه في الحج غايبين، دخلت علاهم مفجوعة تاعبة عطوه حويرات تمر ڨتلهم ما عيني في تمر شربيت ماء تكفيني، و مضرب و غطى يدفاها بعد ما للمشي و البرد كلى عظامها غطوها و بقات عزوز منهم تحت راسها فايقة معاها، تسمع فاها وكل مرة هاك المرا تهتري في المنام تجبد اسم، و تتحدث بالصوت علي صار علاها.. و تهبط دميعات في هاك الليلة.. و العزوزة تتصنت تسبح و تسمع و تميل في راسها، على كل حكاية جبدت علاها حلت فمها تشمتت و من بعد غاضتها خممت خممت.. في كل كلمة بالكلمة و في كل خطرة و سبتها و هالمرا مزالت صغيرة و حليلتها، درويشة و بوهالية و صغرها هازها ، حمل الزمان و الرجال الصبر!! ، برا الصباح رباح ،هكا مخها شار علاها، هزتها عيناها رڨدت و زادت حلمت باها، فاقت مع الفجاري تهف لجارتها عود حطب في يداها، تنادي يا فلانة كانك فايقة اطلعيلي نحموا العافية، ڨلتلها هاني جاية الحزام واحل في الخلال تخبل.. هاني جاية ما نبطاش ڨالتلها هاني سبڨتك..، بقات العزوزة تطيب في كسرى، حظرت لولة مع خلوط جارتها ڨلتلها عڨداك، لڨم النار بالوڨيد، نخطف روحي لظيفة نفطرها، هزتلها كسيرة و شوية زيت هذاكا اللي قادرين عليه.. فيقتها و مدتهملها ، ڨلتلها كول هز […]

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