politique


La politique agricole tunisienne ne semble pas échapper aux petits accords à travers lesquels lesquels l’occident assied son diktat économique. Si l’Algérie, a connu de nombreux embargo européens suite à des décisions  favorisant les producteurs algériens locaux aux intérêts européens ( embargos auxquels la Tunisie a d’ailleurs participé en 2016 en interdisant l’importation de produits algériens), le gouvernement tunisien lui courbe plus facilement l’échine. Pour exemple,  concernant la pomme de terre, alors que  16 janvier 2018 le ministre appelle à une politique de semences locales, il changera d’avis quelques mois plus tard, et signera un accord avec l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) pour semer expérimentalement des pommes de terre allemandes. Ce 180° pourrait rester inexplicable, si le 13 février Youssef Chahed ne se trouvait pas à Berlin en visite officielle. Le 10 août 2018 la Ministre de l’agriculture annonce que  la production de pommes de terre saisonnières a atteint 250 mille tonnes contre 220 mille tonnes au cours de la saison précédente, soit une progression de 13,6%. L’UTAP (Union tunisienne pour l’agriculture et la pêche) en appelle donc les producteurs à constituer un stock afin de réguler le marché.  Pourtant, malgré cette croissance, la Tunisie a importé 5000 tonnes de pommes de terre ! Pourquoi une telle quantité alors que la production locale est en hausse ? Anis Kharbach, vice-président de l’UTAP, évoque une «suspicion de corruption» tout en sachant que ces 5000 tonnes sont inexploitables puisque contaminées par un virus. Faut-il regarder l’agenda international de Youssef Chahed, chef du gouvernement et accessoirement amis des multinationales agro-alimentaires,  pour trouver une éventuelle corrélation ? Ou les hauts fonctionnaires finiront-ils par avoir le courage d’expliquer aux tunisiens ce qui se passe en coulisse ? Pour le moment, c’est le black-out médiatique….mais c’est pas grave, on garde la patate ! La Rédaction

La Tunisie importe 5000 tonnes de pommes de terre contaminées


Aux haras néo coloniaux, les entraîneurs chouchoutent leur poulain respectif, et alors que la délégation américaine rencontre le cow-boy de Monsanto qui depuis quelques temps se fait pousser la barbe, Macron lui, brosse son boutentrain dans le sens du poil au box de la francophonie. C’est qu’il mise gros bébé Rothschild, et ses promesses de 2016 qui visaient à effacer la dette de la Tunisie envers la France (800 millions d’euros) ont été enfouies sous le fumier des intérêts financiers. Au tiercé Tunisien, la France mise toujours sur le cheval perdant, un « savoir faire » d’échec diplomatique, si cher à MAM et à Hakim Karoui : Macron veut poursuivre « la conquête de l’Afrique » à dos d’âne quasi centenaire, porteur de casseroles, lourdes comme les pénalités de l’affaire de la BFT (400 millions de dollars). Mais peu lui en importe, il veut s’élève en Rênes au pays des mulets stériles. L’heure de la saillie est proche. Et Macron, entraîneur d’entraîneuses, essaie encore de nous enculer à coup de cravache flatteuse. Mais son boutentrain n’est là que pour exciter la jument à grand coup d’effet d’annonce, Manu, tu devrais le savoir…il ne déverse pas ses semences OGM dans la croupe des nations indépendantes. Ça crins ton manège Manu ! (Oui nous nous permettons de t’appeler Manu car diplômés et indépendants, nous nous nourrissons sans financements étrangers. Quant à la Révolution nous l’avons déjà faite…). Lors de ta dernière visite, tu as refusé de galoper avec la société civile, préférant trotter dans ta charrette, et porter comme Iznogood la chechia de celui qui veut être calife à la place du calife, dans un pays qui n’est pas le tien. Ton cheval est perdant Manu, il va bientôt partir aux abattoirs de l’Histoire. Depuis 2011, la Tunisie veut un pur sang… tunisien et non un pantin de l’occident ! Alors attention Manu, car pour la photo finale, sur la ligne d’arrivée, tu risques encore de te prendre un doigt, de te prendre une ruade et de te retrouver les quatre fers en l’air, comme Sarkozy avant toi… La Rédaction

France à fric : Macron mise sur un cheval perdant


Monsieur le Ministre de l’éducation,      Après la célébration de la Journée mondiale des enseignants, je vous écris, Monsieur, cette lettre qui portera la voix de mes collègues soucieux quant à l’avenir de l’école, surtout depuis que vous avez été nommé à la tête de ce Ministère. J’ai vu hier les vidéos publiées sur la page de la Délégation de l’éducation de Sfax sans oublier les autres villes, où les élèves ont rendu hommage à leurs enseignants. C’était un moment très émouvant qui a permis, au moins, de reconnaître à sa juste valeur l’enseignant et de lui rendre son estime. D’ailleurs, si je n’avais pas consulté mon téléphone, je ne me serais jamais rendu compte de cet événement qui était si fade que personne n’en a parlé dans l’établissement où je travaille, à savoir le lycée secondaire 20 mars 1956 à Saida (gouvernorat de Sidi Bouzid). Je vous ai écouté lors de votre passage sur la Chaine Nationale pour une opération de communication qui, au lieu d’être consacrée aux décisions en faveur de l’école en proposant des réformes conséquentes – ce qui n’a jamais été envisagé –, a produit plutôt l’effet contraire. Hélas vous êtes devenu, suite à vos déclarations, la risée de tout le monde sur les réseaux sociaux. J’ai lu également le communiqué que votre Ministère a publié à l’occasion de la journée mondiale des enseignants. Je vous dis tout simplement que les contre-vérités sont comme la rosée qui disparaît à la première lueur de l’aube.     Ce ministère, qui est incontestablement le plus important, mérite mieux que cela et mieux que vous. Je ne m’attarderai pas sur vos propos disqualifiant à chaque fois ces braves hommes dont le courage, l’honnêteté et l’abnégation maintiennent encore debout cette école décadente et essayent de la redresser malgré les moyens très faibles. « J’étais ahuri, dites-vous, quand j’ai vu des enseignants écrire encore à la craie sur des tableaux ». J’ai pensé immédiatement au projet de votre prédécesseur, c’est-à-dire monsieur Néji Jalloul qui a promis une tablette à chaque élève, celui de la ville comme celui de la campagne. Je rappelle que, jusqu’à maintenant, personne n’a rendu compte du budget qui a été alloué à ce projet « très révolutionnaire ».     Monsieur le Ministre, quel serait donc le degré de votre étonnement si vous rendiez visite à mon établissement ? Les conditions sont lamentables dans cette commune. Vos fonctionnaires (votre délégué en l’occurrence) sont au courant et font la sourde d’oreille. Les syndicalistes ont publié un communiqué dans lequel ils ont informé l’opinion publique de la gravité de la situation. Nous avons entamé aussi une journée de grève le 24 septembre dernier (le collège et le lycée de la commune) sans qu’il y ait la moindre initiative de vos représentants.     La situation devient de plus en plus grave, voire dangereuse en l’absence d’hygiène dans les établissements. A qui incombe la responsabilité ? A vous en premier, à vos prédécesseurs et à la bêtise des politiques ensuite. Vous ne faites […]

Lettre ouverte à Monsieur Hatem Ben Salem, Ministre de l’éducation



يا أيها الرفاق يا أهل الشقاق و النفاق ألستم أنتم من استقبل الباجي بالورود و العناق ألستم أنتم من زكيتموه رغم ما بينه و النهضة من وفاق ألستم أنتم من قطع الطريق على  غيره و من الرفاق اليوم تخرج علينا من تسمت بأحزاب اليسار ،في ندوة صحفية للجنة تبحث في اغتيال ابن تونس البار، و تدعي أنها تمتلك الوثائق و الحجج الدامغة ،التي ستدين حركة النهضة و مؤسسات الدولة جامعة ،  ثم يتضح أن كل ما في الأمر أنها تؤكد و تصر، على أن لحركة الاخوان في تونس جهازا في السر، و هذا وحده كاف كدليل، بادخال شيح الاخوان السجن كفيل، لتخرج لنا جبهة قطاع الطرق في ثوب البديل، قبل  موعد الانتخابات بقليل ،دعوني أتسائل وحدي أليس حمة الرفيق العميل ؟ أليس توقيتكم هذا أكبر دليل ؟ هل نخصكم الباجي اليوم كي تقولو كل ما قيل ؟ أم هي الصدف ألتي وضعت بين أياديكم كل هذه الوثائق ؟ عما تتسائلون ؟ عن الغرفة السوداء ؟ أتعرفون من قتل الشهداء ؟ ما كل هذا الغباء ؟ توظيفكم للقضية سبب البلاء ؟ انتم تحاربون حزبا و لا تهتمون بمصير البلاد  ، و ما الغرفة السوداء غير الفساد ؟ فلماذا لا تحاربون الفساد ؟ فلماذا لا تنتصرون لكل العباد ؟ اذا أردتم معرفة من قتل شكري فعليكم بمعرفة من قتل الشهداء، ستقولون أنكم حددتم مكان الداء ؟ و لكن هل هذا بجديد ؟ قلتم ما قلنا ونعيد : لن نضيع في حق الشهيد، حتى اغتيل شكري بلعيد ،ومن ثمة رأينا كم  للسياسة عبيد الحكومة و المناصب همكم الوحيد عما تتسائلون ؟ عن الأجهزة السرية ؟ ألم يعش رفيقكم حمة عشر سنين في السرية ؟بدون راضية  مارس فيها العادة السرية ؟ أليست السرية خيار كل الحركات الثورية ؟ أليس ما تقدمونه استمناءات  فكرية ؟ و مالهم الا تكون لهم أجهزة تحميهم ؟ أيبقون مثلكم كل السهام ترميهم ؟ أبعد كل هذه الاغتيالات تتسائلون ؟ أتعتقدون حقا أنكم في دولة القانون ؟ ألم تروا أن كبير الاستعلامات و مديره مسجونون ؟ أحكم العسكر و العصابات أم دولة القانون ؟ رغم كل هذا أنتم ساكتون ؟ تدعون كشف الأسرار و لكنكم ربما غافلون ؟ كلا أنتم عارفون و لقد سمعنا الرحوي بالراديون ،تراه عالما بما كان    ينويه الشاهد الميبون ؟الستينجر و الليبيون ؟ الطائرة و المدنيون ؟فانظر الى النهضة و تعلم، كيف يكون التخطيط قبل أن تتكلم، فاذا مقاليد السلطة تتسلم ،ارنا ما أنت فاعل يا رفيق عما تتسائلون ؟ عن تواطئ الباجي في الاغتيال ؟ أم تستره على الجاني و الاحتيال ؟ ألم يقبض الباجي من الامارات المصفحات و المال ؟ رغم ذلك أيدتموه وقلتم المرزوقي من المحال ؟أليس ضربا من الخبال ؟ فقبل أن تتكلم اليوم ايها الرفيق، يا من كنت يومها   قاطع الطريق، تذكر أنك فقدت كل مصداقية، اليوم هي مسألة عصية ،لن تسترجع المصداقية ،و لن تسترجعها كل القوى اليسارية، الا بعد قطف رؤوس قادتكم الذين لا يؤمنون بالتعددية، فأين مؤتمراتكم الشعبية و أين قواعدكم الحزبية ؟ لستم اليوم الا شرذمة تبعية ،فلا يحق لكم اليوم السؤال، ان كان الباجي متورطا في الاغتيال، الا اذا اعتذرتم على الملأ لكل اليساريين عن فعلتكم الشنيعة عما تتسائلون ؟ بل أنا سائلكم ماذا أنتم فاعلون ؟ […]

يا أيها الرفاق يا أهل الشقاق و النفاق


Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir !   Dans les dernières vingt-quatre heures, une avalanche de documents concernant l’affaire de Moncef Kidhr, a circulé dans un mail contenant données de justice et/ou Ministère de l’intérieur et en option liens vers des séquences audio.   Les réactions ne se sont pas faites attendre et le F.B. Tunisien regorge de statuts/analyses preuves à l’appui. Nous n’avons jamais été dans une telle situation … déni et silence d’une part et stoïque volonté d’atteindre la vérité d’autre part … Chokri Belaid mérite bien une vérité. Ce qui m’a frappé singulièrement c’est la nuit de discorde au sein du M.I. Cela mérite bien un temps d’arrêt, une réflexion … cela mérite d’être élucidé avant de passer aux autres aspects de l’affaire. En effet c’est le point culminant de traîtrise de certains et bravoure et discipline d’autres haut-fonctionnaires du M.I. Venons en aux faits ! Lors de l’arrestation de Moncef Kidhr deux procédures parallèles ont été déclenchées par deux équipes distinctes du M.I. ; La première étant dans un rôle « naturel » et de proximité : Poste de Police d’EL Mourouj. ; La deuxième étant dans un rôle parallèle question de récupérer/intercepter les milliers de documents non encore broyés par la machine à disposition, dans les locaux de l’ « Auto-école » de Moncef Kidhr. Intéressons-nous à cette gestion des preuves impliquant la personne de M.K mais aussi de toute la hiérarchie secrète … Ennahdha – Branche armée. La manière de réception des documents saisis par les agents du M.I. a soulevé plus d’un questionnement : n’étant pas ordinaire ni naturelle ni classique, des dizaines de Kilos de documents appartenant au M.I. récupérés, ont installés la discorde entre Atef Omrani (de mèche avec la Nahdha) et les administrateurs des documents saisis qui se sont retrouvés à réceptionner des documents volés du M.I. … sans procédure de justice claire ni classique pour les répertorier : voilà on a retrouvé ça ! L’appellation de « Chambre noire » parait un peu trop exagérée, j’aurais préféré « Chambre de la vérité en sursis », la divulgation de son contenu aura des dégâts potentiellement irréversibles sur le haut commanditaire de l’assassinat de Chokri Belaid, sans doute Rached El Ghannouchi lui-même. Les papiers mis à notre disposition par l’équipe de défense de Chokri Bealaid, permettront, peut-être, de mieux comprendre un événement entouré de nombreuses couches d’intoxication de fantasmes et de contre-vérités. Tant que le gouvernement refusera de lever le secret sur les documents de la chambre de la vérité en sursis, cela alimentera la suspicion mais une chose reste certaine au demeurant rien qu’en se limitant aux data à disposition : Rached EL Ghannouchi semble bel et bien être le donneur d’ordre de l’assassinat de Chokri Belaid. Mohamed Anis BEN AZOUZ

M.I. : La Chambre de la vérité en sursis 


Alors que les autorités ont feint de ne pas pouvoir anticiper les catastrophes naturelles, laissant les tunisiens livrés à eux-mêmes, qu’en est-il de la catastrophe organisationnelle et sanitaire qui se prépare au sein des hôpitaux tunisiens pour janvier 2019 ? En effet, suite à une décision unilatérale des autorités, qui réforment uniquement pour reformer sans évaluation des risques, le premier stage d’internat concernant les étudiants en médecine, s’est vu prolongé de deux mois en mai-juin 2018. Ce report a un effet boule de neige, puisque ces internes qui devaient effectuer leur résidanat en janvier 2019,  ne le feront qu’en mars, voire juillet pour certains. Dans les zones dites prioritaires qui manquent de Seniors, ce sont ces résidents en médecines qui assurent la majeure partie du travail,  supervisés par leurs Chef. Certains services, comme les services anesthésie-réanimation de Kairouan dont dépendent les blocs des deux hôpitaux de Kairouan, ne doivent leur survie qu’aux résidents. En janvier, qui va assurer ce service puisque les hôpitaux vont se voir amputer de plus de 600 résidents, toutes spécialités confondues ? Nous ne pensons pas que le chauffeur d’Imed Hammami va pouvoir assurer à lui seul le remplacement de plus de 20% des effectifs soignants. Après un courrier, envoyé au bureau national des collèges de spécialités, et resté sans réponse, l’Organisation Tunisienne des Jeunes Médecins a tiré le signal d’alarme à travers un communiqué officiel daté du 26 septembre. Nos ministres, qui se soignent à l’étranger, en ont fait fi. Que leur importe que des services hospitaliers soient contraints de fermer faute de personnel, que leur importe que les citoyens n’aient plus accès aux soins ni aux médicaments, l’important pour eux, c’est de s’en mettre plein les poches…..de sang sur les mains.   La rédaction      

Janvier 2019, une pénurie annoncée de médecins



أخيرا طل علينا الباجي بطلتو المعهودة امثال و اشعار وصحة رقعة مشهودة حكالنا كي العروي على جريدة و عصفور و عركتو مع رشودة  وقال أنو الشاهد قلب الفيستة و عمل بالمتسلفة مردودة تلوح في حجر النهضة و سرق للنداء نوابها القرودة يلوج على شرعية في برلمان عذريتو مفقودة يظهرلي حب يأكد انو النظام البرلماني لعبة مقدودة  خلاتو رئيس منتخب بصلاحيات محدودة لا ينجم ينحي الوزير الأول و لا يورث و لا فترتو ممدودة سألوه على الحلول باش تخرج تونس من هالطريق المسدودة قاللهم كي يطير الشاهد يطير ولدي و تولي الحلول وقتها  موجودة و كان على التوافق اليوم مبادرة مجبودة اليوم البلاد طاحت طيحة سوداء هذا ملخص حديث رئيسكم البوال حمر كي التفاح خدودة بعد ما هزكم للحلقوم الي تناكت فيه صيودة اليوم وضع منيك بلاد باركة الواحد بيعوه في جرودة  قريب يحبسو الشهاري و ما هي الا أيامات معدودة هذا حال شعب هو السبب في الحشية المرفودة ماكم انتخبتوه هاني شامت و كلمتي مقصودة نطلب من ربي يزيدكم طوفان و يمسحكم من وجودا هلكتو البلاد و خليتوا شبابها يتجاوز خلسة الحدودا و اليوم كي فقتوا  وليتوا تزعوكو و نفوسكم مغدودة. باهي نرجع بالتوالي للسنين الخوالي كي قلنا راهي النهضة لاعبتها بوهالي  ما تحبش على الرئاسة اما تجيها من تالي تعين المرزوقي و تحطلو الجبالي تتصالح مع الازلام و تعين المعتمد و الوالي و تقدم و توخر و تقول مانيش حزب اسلامي على خاطر تحب تتغلغل في  الدولة ووضعها البالي و من بعد رشحت الباجي الي ساندها من الأول حطتوا رئيس و خلاتو على جماعتو يتبول و تشقق النداء الى حزب موالي للنهضة تحول و زاد خرجولهم الامارات الي كانت تمول اتفرقع النداء ودفع ضريبة التوافق حتى وزيرهم الاول طلع اكبر منافق  طامع في الرئاسة و النهضة فيه توافق ديما من تالي وكل رئيس فيه ترافق, الكلو من الاسلام و الدين و ربي ومحمد,  الي خلاكم اتبعو في الشيخ بمخ امجمد, كي تنتخبوهم  في بالكم الحسنات ابدات تتلمد, يعطيكم و الله بعصبة في جهنم كلها  تتمرمد, عيشة مع الكفارا تقدم رفاهة بلا دين خير منكم, في أسفل السافلين  بالدين و بربكم وبزك امكم, زعمة المشكلة وين في دينكم و الا في تمخوير ترمكم ؟  قال و قيل قال يعن زبور ام الي جاب حديث رسلكم, لا قريتو الكتاب اما سمعتو كان المفتي و شيوخكم,  هلكتو البلاد دواكم كان طوفان قوي الكل يهزكم, افرحوا بالشهادة وانشاء الله ربكم يغرقكم كلكم, نعاودوا نبنيوا تونس و من جنتكم تفرجوا و موتو بغيظكم. اليوم هاكم جربتوا الدين , و شبعتوا بالخيرات و الفيضانات اجمعين, و زدتو رديتونا الكل مسلمين, ماعدا انا و بعض المشركين من المكرزين , و الدينار قريب يوصل اسفل السافلين , مالا نقولو امين ؟ نحب نفهم علاش الي يتبعوا في النهضة لها الدرجة منيكين ؟ اش عملتو بيه اسلامكم و تدخيل السلطة في الدين ؟ النهضة تحب على السلطة و ما عندهاش اقتصاديين ؟ علمائهم بزعامة شيخهم يعرفو كان يطبقوا خطط الانقلابيين , لا عندهم رؤيا واضحة لا مبادئ و في الاخر حتى مع المثليين ؟ ما هذا يا زبي  الى فين ماشين؟موش كان ولينا كلنا أيتام فرانسا رانا كلنا متزبرين ؟ الطوفان بعثو ربي لتونس باش الامور الكل تبان […]

كيفاش الباجي حشاهولكم للجواجي


On a souvent présenté le système Ben Ali comme un système mafieux basé sur une forte répression policière, sans se demander si la peur était le seul facteur de cette obéissance populaire et cette résilience à l’oppression.  Dans son livre « la force de obéissance » , Béatrice Hibou (directrice de recherches au CNRS, attachée au Centre d’études et de recherches internationales – Sciences Po) a pourtant apporté, en 2006, une autre analyse de la situation politique Tunisienne, à travers le prisme de l’économie politique et d’un système de dépendance entre un Etat dominant et un peuple obéissant, voire adhérant. Ce mécanisme d’assujettissement est avant tout basé sur une économie d’endettement à laquelle se greffe la fiscalité, la gestion des privatisations, l’organisation de la solidarité et de l’aide sociales. C’est cet ensemble de facteurs qui crée le processus de dépendance mutuelle entre dirigeants et dirigés. La répression et le contrôle policier apparaissent alors moins centraux que les arrangements, les accommodements, les petites ruses calculées, les compromissions au jour le jour, les instrumentalisations réciproques garantissant la légitimation quotidienne du régime. Toute l’économie tunisienne est basée sur l’endettement. La classe qui se veut bourgeoise n’est en réalité que la classe ayant les « garanties » (c’est un bien grand mot) pour pouvoir obtenir des crédits, et/ou facilités de paiements auprès des banques, des fournisseurs ou même des commerces. L’économie d’endettement apparaît comme « une question de culture des deux côtés » : une culture de la connaissance et de la renommée – on continue à prêter sur un nom.  Ce mode de gouvernance ne peut survivre sans un travail normalisateur, voire partisan des appareils de l’Etat ( administration centrale, justice…).C’est ce travail de funambule qui a été effectué depuis l’indépendance qui fait qu’il est bon de survivre en Tunisie. Or lors de sa dernière inspection, le FMI vient de sonner la fin de la récréation. Ce glas a été sonné le 5 juin 2018, la circulaire 2018-06 de la BCT qui incorpore le taux de change comme un nouveau paramètre dans le calcul du ratio de solvabilité des banques. Au vu de la chute abyssale du dinar tunisien, il n’est pas nécessaire d’être expert pour comprendre ce que cela signifie.  Mais cela n’est que le début de la faillite annoncée des PME et de la dévalorisation en bourse des entreprises plus conséquentes. Car il suffit de lire  entre les lignes les conclusions du FMI pour comprendre leurs injonctions : « Money and credit have continued to increase rapidly and the dinar has depreciated further, which will likely create new inflationary pressures in the months ahead »  (Les liquidités et le crédit ont continué à augmenter rapidement et le dinar s’est encore déprécié, ce qui créera probablement de nouvelles pressions inflationnistes dans les mois à venir) : LIMITEZ LES OCTROIS DE CRÉDITS ! Certains y verront ici une bonne chose, puisque cela permettrait, selon les gourous du FMI, de limiter l’inflation. Mais la question est de savoir si l’on pourra survivre à une telle mesure qui, sans nul doute, sera imminente et non progressive, puisque c’est la condition sinequanone au […]

Limitation de l’octroi des crédits : la mort annoncée du ...


Alors que le pays en est encore à ses balbutiements en terme de droits, de constitutionnalité et de législation, le rapport dit « colibe » évoque la nécessité de légiférer contre l’appel et l’assistance au suicide, et ce au nom du droit sacré à la vie et de l’intégrité des corps.  Cependant, alors que les charlatans et autres gourous mystiques pullulent comme de la gangrène et exercent frauduleusement une médecine de comptoir au nom d’Allah le guérisseur, un phénomène de plus en plus inquiétant touche la Tunisie : la vente et l’injection illégales de produits pharmaceutiques sous couvert du sport.    Pratique illégale de la pharmacie et de la médecine  L’exercice de la pharmacie est strictement encadré en Tunisie par de très nombreux textes, notamment par la loi n° 73-55 du 3 août 1973, fixant les conditions relatives aux diplômes requis afin de pouvoir s’inscrire auprès du Conseil de l’ordre des pharmaciens. L’ordre des pharmacien a le pouvoir de saisir peut saisir les tribunaux par voie de citation directe, sans préjudice de la faculté de se porter, s’il y a lieu, partie civile dans toute poursuite intentée par le procureur de la République. Cependant, il n’en est rien.   Il suffit d’effectuer une recherche sur facebook pour tomber sur ce genre de publication qui ne semblent choquer personne A noter que sur la liste des médicaments, car il s’agit bien de  « produits destinés à traiter une affection médicale grâce aux principes actifs qu’il contient », on peut retrouver : Le Stanabol :  utilisé chez l’homme pour le traitement de l’anémie et de l’angio-oedème héréditaire. Il est également utilisé chez l’animal pour stimuler le développement musculaire, la production de globule rouge  la densité des os ou l’appétit d’animaux affaiblis. L’Oxandrolone : dérivé synthétique de la testostérone, il est utilisé pour pour le traitement de l’hépatite alcoolique, le syndrome de turner et la perte de poids causée par le VIH. Le Hydrochlorure d’Ephédrine :  utilisée en intraveineuse contre l’hypothension et la diminution la concentration de lipides dans le sang, elle a pour effet secondaires :  des hémorragies cérébrales, des troubles psychiatriques ou encore des arythmies cardiaques qui peuvent à leur tour entraîner des infarctus du myocarde. Nous reviendrons plus tard sur cette substance. Le Clenbutérol : produit vétérinaire utilisé pour traité les infections broncho-pulmonaires chez les chevaux, est vendu en toute transparence sur la toile tunisienne. Les femmes l’utilisent pour maigrir, et les sportifs, en période de sèche afin d’atteindre un taux de graisse au plus bas sans perdre trop de muscle. Une pratique qui relève du dopage et qui n’est pas sans risque ( tremblements, des maux de tête, agitation, insomnies, sautes d’humeur, une augmentation de la quantité de transpiration et surtout une augmentation des risques d’accidents cardiaques et cérébraux). L’Oxymétholone : indiquée dans le traitement d’anémies aplasiques, elle a pour effet secondaires l’œdème, la prise de poids rapide, le priapisme, les modifications de couleur de peau, les dysuries,  les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales, la perte d’appétit, l’ictère, la gynécomastie….. La Méthandienone quant à elle provoque des lésions du foie Si la Loi […]

Tunisie : la mort en ligne



Février 2018, suite à la sanction européenne plaçant la Tunisie dans la liste noire des pays exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, Chédly Ayari, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est vu gentillement limogé, histoire de calmer un peu les esprits. En Tunisie s’en est ainsi, solidarité oblige, on vole en bande mais on ne tombe qu’en solo. Voici que pointe le bout de son nez Marouane Abbassi, petit chouchou maghrébin de la banque mondiale, alors que Hakim Ben Hammouda, préssenti pour le poste, pleure toutes les larmes de son corps.  Allez, c’est parti, au boulot Marouane, et au pas de course s’il te plait, car il te faut appliquer à la lettre la lettre de recommandation du FMI sinon Christine va se fâcher ! Et c’est parti : le 5 mars , le taux d’intérêt directeur de BCT passe de 5 à 5,75 %, et le 13 juin, lors de sa réunion périodique, le conseil d’administration de la BCT le révise à la hausse de 100 point de base, passant de 5,75 à 6,75 %, et cela pourquoi ? pour limiter l’inflation….du moins parait-il. Depuis, tout a été dit, tout et son contraire, car tout le monde s’est vu expert. Mais commençons par le commencement : Les Banques Centrales ont deux taux principaux : Un taux d’intérêt auquel la banque centrale prête des fonds aux banques commerciales. Un taux de dépôt qui « rémunère » les dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale. Ces dépôts sont typiquement les réserves obligatoires, à savoir une partie des dépôts des clients des banques commerciales que ces dernières doivent déposer à la banque centrale (encore faut-il que ce soit le cas). Augmenter le taux d’intérêt tel que ça a été fait aura deux impacts dans un pays comme la Tunisie dont l’économie informelle est énorme :  Le premier impact est l’augmentation de l’inflation alors qu’on prétend vouloir la limiter. Le second impact est la baisse de l’investissement. Mais alors que faire ? TAKRIZ a posé la question à  Montacer Ben Cheikh, docteur es sciences économiques et maître de conférence « La solution est simple. La banque centrale aurait pu augmenter le taux des réserves obligatoires limitant ainsi la capacité des banques commerciales à accorder des crédits et à augmenter l’offre monétaire. En limitant l’offre monétaire, on baisse nécessairement les prix à la consommation ! Ensuite, la banque centrale aurait pu baisser son taux de dépôt. La BCT peut fixer un taux de dépôt négatif comme c’est le cas de la Banque Centrale Européenne par exemple dont le taux de dépôt est de -0.4%. Ainsi, la banque centrale ne rémunère plus les banques commerciales sur leurs dépôts, mais prélève des droits de garde » Mais augmenter les réserves obligatoires, n’est-ce pas créer une pénurie de liquidités  ? « Augmenter le taux des réserves obligatoires revient à transférer des liquidités des banques commerciales vers la Banque Centrale. Les liquidités ne vont pas disparaître du circuit économique dans ce cas. Les liquidités ne disparaissent essentiellement que lorsqu’elles […]

A quoi joue la Banque Centrale ?


Alors que la carrière de Azza Besbess a été mise à mal par la ministre de la jeunesse et des sports, Mejdouline Cherni, et que Ons Jabeur est toujours en attente d’une prise en charge d’une partie de ses frais, TAkRIZ a souhaité s’entretenir avec Naïm Barhoumi, champion de culturisme, dont le palmarès ferait pâlir d’envie n’importe quel sportif. Maintes fois champion de Tunisie, Naïm Barhoumi porta haut les couleurs de son pays en remportant, entre autre, le titre de Mister univers WABBA en 2015, et la médaille de bronze aux championnats du monde IFBB en 2016. Pour unique reconnaissance de l’Etat dont il a pourtant été l’ambassadeur : le mépris. Sollicité par la France, il refuse pourtant toutes les propositions qui lui sont faites, dans l’espoir que les autorités reconnaissent son travail autrement qu’à travers un coup de com’ médiatique via lequel ils  espèrent redorer leur image. De son métier de pompier, Naïm Barhoumi arbore son profond respect pour la vie humaine et pour la prévention. Il souhaite mettre en place une campagne de prévention contre les produits dopants utilisés par nos jeunes, avec le soutien du ministère de la jeunesse et des sports, mais ses cris d’alarmes restent à ce jour sans réponse. Fraîchement revenu d’une exhibition à Cologne, Il nous explique :        Avant toute chose, puisque vous acceptez de nous donner cet interview et que nous sommes en pleine polémique autour de la mort de Omar Laabidi, nous souhaitons enfin savoir…. confirmez-vous le fait que vous avez été naturalisé français pour acte de bravoure, en ayant sauvé deux personnes de la noyade ?  Effectivement, c’était deux personnes qui, en état d’ivresse se sont faites braquées par des tiers, et qui ont préféré sauter dans la Seine plutôt que de se faire poignarder. Elles ne savaient pas nager, je les ai ramenées à la rive, tout simplement. C’est pour cela que je n’appellerai pas cela « acte de bravoure », mais un simple devoir citoyen.     Parlons un peu de l’actualité, alors que nos ambassadeurs ridiculisent notre diplomatie en offrant de l’huile d’olive et des dattes  aux politiciens européens, les sportifs, qui avec les artistes sont les plus grands ambassadeurs de la Tunisie à l’étranger, eux, sont totalement ignorés par le gouvernement…Ons Jabbeur, Azza Besbes….vous.  A votre avis, pourquoi ? En fait j’ai envie de vous répondre en vous montrant cette photo. Voilà pourquoi les affaires étrangères et les officiels travaillent : pour faire des photos. En novembre 2016, Youssef Chahed est venu avec une délégation consulaire tunisienne sur mon lieu de travail. Jusqu’alors, je n’avais jamais croisé quiconque, et encore moins Mohamed Ali Chihi, l’ancien ambassadeur de Tunisie en France, qui sourit ici au second plan.     Sur France 24 sport, vous avez porté haut les couleurs du patriotisme qui habitent les sportifs, en criant haut et fort que votre amour pour la Tunisie ne vous permet pas de porter du « bleu blanc rouge ». Votre désarroi est resté sans réponse de la part des autorités. […]

Naïm Barhoumi, ce héros ignoré


Au lendemain de la manifestation qui s’est tenue sur l’avenue Habib Bourguiba en mémoire au jeune Omar Laabidi, ultras des North Vandales tué par la police d’Etat, TAkRIZ a voulu s’entretenir avec Mickaël Correia autour de son livre : Une Histoire Populaire du Football. Journaliste indépendant, Mickaël Correia participe entre autre à l’élaboration collective du mensuel C.Q.F.D : « ce qu’il faut détruire ». Dans son livre, parut en mars 2008, l’auteur rappelle que le football est avant tout un sport populaire, un creuset de résistance, autour duquel est née une contre-culture contestataire. Emancipation du monde ouvrier, fin du colonialisme, montée du féminisme ou révolution Tunisienne : à chaque fois, le football était présent.   Salut Mickaël, dis moi, CQFD a, et ce dès décembre 2010, suivi les mouvements sociaux qui ont « dégagé » Ben Ali. Nous nous sommes d’ailleurs longuement entretenus avec vous  en avril 2011. Est-ce que ce sont le rôle des Leaders, des Dodger’s et des Vandales  (club africain) ou des zapatistes (Espérance Sportive de Tunis) puis le rôle des ultras égyptiens qui t’a donné l’idée d’écrire ce livre ? Quel a été le déclic ?  Ce ne sont ni les ultras tunisiens ni les ultras égyptiens mais les supporters turcs qui ont servi d’étincelle à l’écriture de ce livre. En mai 2014, je suis parti pour CQFD à Istanbul afin de suivre les Carsi, le groupe de supporters ultra du Besiktas. Ces supporters sont réputés pour leur esprit contestataire et ils ont été en première ligne lors du mouvement de la place Taksim en 2013 qui s’est mué en vague protestataire contre le régime autoritaire d’Erdogan. Les Carsi m’ont vraiment politiquement bouleversé et suite à un reportage , je me suis penché de plus près sur l’histoire des ultras, sur leur rôle dans la chute des dictatures en Tunisie puis en Egypte en 2011 et de fil en aiguille, je me suis aperçu qu’il y avait matière à produire un livre qui abordait le football comme un creuset de résistances populaires et comme un instrument d’émancipation. Lorsque TAKRIZ a appelé à la révolution, nous nous sommes dit que ce n’était pas les petits bourgeois de Tunis, qui pleuraient dés qu’ils avaient un ti bobo qui allaient pouvoir affronter les chiens en matraque de Ben Ali. Il nous fallait des « guerriers » agguéris pour occuper la rue, et c’est pour cela que nous nous sommes rapproché des groupes d’ultras afin de « faire foule pour renverser le monde ». Dans ton livre, tu décris le foot comme une pièce de théâtre classique avec ses 3 unités, ne penses-tu pas que le sport c’est aussi la guerre avec ses armées, ses chants et ses étendards ?  C’est plus compliqué que ça. L’éthique sportive que promeut le pouvoir et les institutions est celle du fair-play. Une éthique par essence aristocratique, qui est un prolongement de l’art de la chevalerie (et donc de la guerre) et où, plus que le résultat final, c’est l’honneur de l’individu qui doit être mis en avant. Mais la vraie éthique populaire ce n’est pas cela, c’est […]

Une Histoire populaire du football : carton rouge et drapeau ...



قبل ما تبدى تقرى القصيدة زيد نقطة على اخر كل حرف و احسب روحك جاي من وراء البلايك من منطقة قاحلة و انتي قارح و اتخيل روحك تجاوب في عبد الرحمان الكافي وزبوبيتو و انتي تحكيلو على    وضع تونس اليوم :بعد نفيس باهي من شيشتي  انقول عليت في المخروقة   ماشروش الازرق قعدونا فوقا حبار غالي عليهم   و انتخاباتهم كي العادة مسروقا باش تربح النهضة و النداء    و الشعب يقطع عروقا قعدهم بن علي على الكوكا اليوم يقعدوا على البوقا من غير ما تحشيه في الحبار احشيه في الغقوقا خليهم يمشوا ينيكو بأحزابهم كل واحد ليه صندوقا نحبوا بترولنا و ضونا  و غازنا و ملحنا و محروقا لا تجيبها انتخابات و برلمان و لامشروع مرزوقا و لا البسكلات و لا خراك طرطور انشقت شقوقا ولا الجعبة و لا الوطد قعدت كان تقطع في طروقا و لا الخرخاري و لا النواب نساوين لساناتها مطلوقا هاي جابتلكم وثايق خيرلك تمسحي بيهم المخروقا لا تنفخيلي كرارزي و لا كرارز الي فدو خلوقا   نضرب بالكف و الشلبوق والصرفاق و الصرفوقا و مانفهم كان ثورة و زنوس مايلة كلها مشنوقا لانحاسب سارق و لا نديرلا  محكمة تحميلا حقوقا نصلبا و نشرب من دما ولحما ناكلا  و نذوقا علي عملتو في بلادي وشبابها و عمر مات مغروقا روحا طلعت في واد بالغرم بوليس وراه لحوقا قالولا تعلم عوم و يصارع في الموت شهادتا منطوقا يا قاتل الروح وين تروح جريمتك موثقا موثوقا اصحابي مكشخين انيابهم و مانحب كان عتوقا تفاهمنا على الماتراك في غقوقكم مرشوقا  اما الي حرق و هج و بعد غربة جبدا شوقا لبلادفيها قحاب تحب تورث و موبنة صرامها مفلوقا نقولا اقعد في بلاد الرومي خيرلك من رجيم معتوقا اشكون هالميبون الي يفتي في بلادكم بفسوقا زيتونة ولت بطيخ و هالمفتي لبسوه بخنوقا جيبولا عصبة سيدا الشيخ و الباجي و هيدوقا نهضة و نداء في دارهم الكبيرة قحابهم  مطلوقا بسيس و بن تيشة و قراش الكل ترمها مرتوقا ماعاد عندي وسع بال باش انكمل حكاية الزروقا تكريز تركن سكن في ريوسنا المغلقة مغلوقا و نفوس ضايقة من وضعكم المنيك مخنوقا حرية و كرامة و التشغيل استحقاق كلمات منطوقا لشعب ناسي  منيك ماشي لانتخابات بثورتنا مسبوقا La rédaction

الزبوبية الزرقة


    Alors que Harim el Soltane, objet de propagande turque, hypnotise le Tunisien, un scénario identique se joue à Carthage entre le Calife et son odalisque Sicilienne. Forte de ses expériences passées avec Bourguiba ou Ben Ali, Béji Caïd el Pippa*, comme on la surnommait dans le harem politique, avait durant 5 ans satisfait tous les désirs de son maître afin d’être hissée au rang de favorite. Considérée par ses rivales d’Afek ou de l’U.P.L. comme une experte de la prostitution mondiale, Béji Caïd el Pippa était la seule qui avalait……tout ce que le Calife pouvait déverser dans la gorge profonde d’un peuple à la crédulité abyssale. Dans des vas et viens décisionnels, elle flattait le Calife et prenait plaisir à faire gonfler son orgueil, afin de garder son fauteuil d’osier et d’oseille, pendant que le Maître était en guerre contre toute forme de civilisation. Et si la Religion est l’opium du peuple, Béji Caïd el Pippa quant à elle,  est le kif du Tunisien !       La Rédaction * La Rédaction a choisi de traduire « el Sebsi », longue pipe fine composée d’une tige en bois et d’une tête en argile, par le mot PIPPA. Toute connotation sexuelle est bien évidemment indépendante de notre volonté initiale.      

La putain du Calife


En quoi réside notre devoir de citoyen, lorsqu’un jeune lycéen, supporter du club africain,  meurt en martyr , assassiné par la police, et ce dans un pays où cette même jeunesse a versé son sang pour une révolution que les ancêtres ont volée ? Avant d’avancer ici-même un semblant de réponse, replaçons nous dans le contexte.   Nous, jeunesse Tunisienne, nous sommes gouvernés par celui, qui alors que le corps encore chaud des martyrs jonchaient le sol, a nier publiquement l’existence des snippers et donc la Révolution même. Son Prédécesseur, Foued Mbazaa, a pourtant confirmé leur existence. La justice également a confirmé leur existence dans le rendu de jugement accusant Mohamed Sebti Ben Mesbeh Ben Mohamed Mabrouk, officier n°655, tireur d’élite de l’armée de terre.   Nous vivons dans un pays où ce même président a fait passer, en force et par sa seule décision, une loi de réconciliation nationale, offrant à nos bourreaux, à ceux qui ont volé le pays, violé nos soeurs et ruiné la Tunisie, une totale impunité.   Nous vivons dans un pays où la Loi n’a aucune valeur puisqu’elle est bafouée par un « Etat d’Urgence » permanent grâce auquel la Justice peut être établie selon les intêrets de nos dirigeants.   Nous vivons dans un pays où le tribunal militaire règne en maître absolu. Instance où seule l’opacité est Loi, elle enferme, isole et réduit au silence quiconque voudrait parler, allant jusqu’à fermer des pages facebook et arrêter des internautes.   Nous vivons dans un pays où la seule « instance » officiellement habilitée à nous donner un éclairage sur le passé, a été bâillonnée par un parlement corrompu.   Nous vivons dans un pays où ce même parlement, a feint d’écrire une constitution pour ensuite nous ôter le droit de nous exprimer ou de vivre libre. Nous vivons dans un pays où il n’y a pas de cour constitutionnelle, unique garant du droit.    Nous vivons dans un pays où, 7 ans après, la liste des martyrs n’est toujours pas officialisée.   Nous vivons dans un pays où le gouvernement paie des historiens pour effacer l’Histoire et la réécrire à son avantage.   Nous vivons dans un pays où le Tribunal administratif décide d’effacer l’Histoire en blanchissant les terroristes.   Nous vivons dans un pays où les assassinats politiques restent impunis et où les avocats sont réduits au silence.    Nous vivons dans un pays où Omar Laabidi a été sauvagement assassiné, noyé dans la vase et la boue, par une police d’Etat. A l’heure où ces mots se font parole, aucun ministre ni représentant du pouvoir en place n’a pris la peine, ne serait-ce que par respect aux morts et à leur famille, de prendre la parole et de nous accorder le respect qui nous est dû.    Nous vivons dans un pays où la ministre de la jeunesse et des sports, Majdouline Cherni, après avoir marchandé avec la mémoire de son frère, traite ceux qu’elle est sensé défendre de « terroristes ».    Nous vivons dans un pays où […]

Omar Laabidi a été assassiné, et nous maintenant, on fait ...



Alors que le corps de Omar Laabidi, North Vandals, ultra du Club Africain vient d’être mis en terre après avoir été assassiné par des policiers, TAKRIZ a souhaité s’entretenir avec les Ultras afin de leur offrir la possibilité de s’exprimer ouvertement. Depuis des années, les médias consensuels refusent de leur donner la parole, et les cantonnent au rang de voyous  et de casseurs sans foi ni loi. C’est loi d’être le cas, et Maître Ben Meftah, porte parole des Ultras de l’Espérance sportive de Tunis en est le contre-exemple. C’est avec toute la verve et le calme qui sied à sa profession qu’il a accepté de se confier à nous.    C’est la première fois que les ultras toute équipe confondue, acceptent de communiquer avec les médias, via un porte-parole. Comment expliquez-vous ce changement de stratégie ? Avant toute chose, je profite de l’occasion pour dénoncer le meurtre d’un jeune supporter clubiste samedi dernier suite à une poursuite policière,  et  pour exiger des sanctions exemplaires pour les fautifs. La curva sud présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt : « Que Dieu le tout puissant lui accorde son infinie miséricorde et l’accueille dans son éternel paradis. » Quant à ce que vous appelez « changement de stratégie », après la révolution, les groupes sont passés par un passage à vide pour plusieurs raisons : huis clos, interdiction d’entrée aux stades, puis réduction du nombre des tickets, interdiction des déplacements . Tous ceci a engendré des moments de doutes et de vide. Un manque de confiance terrible s’est installée, petit à petit, au sein des groupes. A un moment donné la situation a dégénéré et il y a eu des affrontements quasi hebdomadaires dans les stades et parfois ailleurs entre les différents groupes d’ultras : Affrontements bien entendu retransmis en directe la plupart du temps. Ces affrontements ont été utilisés par le Ministère de l’intérieur et plusieurs autres intervenants afin de ternir l’image des groupes, ce qui a énormément nuit aux groupes. Par ailleurs, la Tunisie post-révolution s’est caractérisé d’une part par la faiblesse de l’Etat, de l’autre par l’absence de stratégie fiable. C’est pour cela que les forces de l’ordre de la Deuxième République ont choisi cette solution de facilité qui est de reprendre les anciennes méthodes répressives de la politique de Ben Ali contre les groupes d’Ultras : violence, arrestations arbitraires, interdictions d’entrée aux stades, humiliations…. Face à cette situation, les groupes ont fait leurs mea-culpa, ils se sont soudés et ont décidé de commencer une nouvelle ère. Afin de contrer la désinformation et de montrer leur vrai visage, un visage d’artistes et d’artisans, de militants voulant vivre leurs passion en toute Liberté, afin de balayer cette légende urbaine de criminels sauvages, dans une époque où le pouvoir appartient au média, ils ont décidé de communiquer avec eux.  Si j’ai été choisi, c’est que je suis un enfant du virage au sein duquel j’ai vécu durant toute ma jeunesse. J’ai leur confiance car je connais ce mouvement, et ils savent je le […]

Entretien avec Me Seif Allah Ben Meftah, porte parole des ...


Les esprits s’échauffent sous le soleil de plomb qu’ils tentent, charlatans alchimistes, de nous faire passer pour de  l’or. Ils savent que la « faim » est proche. Apeurés, ils s’agitent dans leur cage dorée de l’ARP et se mordent mutuellement. Vautours autour du cadavre d’une Nation en décomposition, ils tentent d’arracher, à coup de prises de bec,  un dernier lambeau de « chers » payés pour ce qu’ils valent. L’odeur du sang des victimes de la Révolution sèche sur le trottoir de l’Histoire où ces charognards vont finir, se prostituant pour quelques pièce du théâtre dans lequel ils ont joué. Des cadavres de martyrs, ils n’en veulent pas. Leur liste les hante et jamais elle ne sera officialisée. Fantômes de la Vérité dérangeante, ils sont de ces âmes damnées que l’on ne peux dévorer sans vomir ce qu’on est.  Nos morts hantent les lieux, et lorsque l’obscurité et l’obscurantisme des rapaces affamés s’élèvent devant les professeurs pervers du pacte de Carthage, ils secouent leur chaîne, comme en un dernier râle, pour leur rappeler que jamais ils ne seront en paix. Ne jamais oublier, ne jamais pardonner.  Les esprits s’échauffent sous le soleil de plomb des « balles » masquées et maquillées en accident, et l’odeur nauséabonde des excréments élus, votés et nominés se mêlent à l’odeur du jasmin. Ils étouffent dans un relent amère, enfermés dans le mensonge qu’ils ont arrosé à grand coup d’urée médiatique.  Après avoir rôdé sur le cadavre du pays qu’ils ont sciemment assassiné, les voilà en train de se dévorer mutuellement. Cannibales politiques, ils sont réduits à leurs plus vils instincts. Reptiliens, rampants comme les larves d’une mouche à viande, qui se dandinent tant bien que mal pour avancer entre ses pairs qu’ils n’auront jamais.  Qu’il est jouissif ce spectacle pour celui qui a su rester sur les hauteurs d’âme  : la mise à mort imminente de ces anthropophages dont ils ne restera au final que des eaux usées dans l’égout de l’Histoire.  La Rédaction   

Les charognards


Alors que tous les indicateurs sont au rouge, le peuple lui continue à sortir le drapeau blanc et son doigt bleu.  Il faudrait attendre les municipales, non, attendre 2019…mais sait-on de quoi demain sera fait ?  Les rapports se suivent et se ressemblent :  Le Droit de manifester piétiné  Des violences policières impunies  La Liberté de la Presse bafouée   Une économie à la dérive  L’indice démocratique qui recule   L’émancipation de la femme remise en cause  Refus de lutter contre la corruption L’impunité des Islamistes qui menacent à tout vent  Un Etat et une administration qui financent le terrorisme Des partis politiques qui refusent la transparence financière   Nos enfants meurent dans un fracas médiatique suivi d’un silence d’action, les médecins hospitaliers craquent, les cerveaux partent exercer à l’étranger et les plus démunis meurent en Méditerranée… Et nous, nous attendons pacifiquement que les choses passent, que le temps passe et qu’il corrige spontanément sans que nous n’ayons à bouger ce qui est. Qui est responsable de la situation actuelle ? Car il y a bien un responsable à tout cela ? Est-ce les politiciens corrompus qui ne servent que leur propre intérêt ? Est-ce les électeurs qui ont légitimé de par leur vote ces mêmes politiciens qu’aujourd’hui ils critiquent ? Ou est-ce ceux qui pensaient, influencé par une campagne médiatique sans précédent, qu’une Révolution pouvait être pacifique ?  La situation est trop grave pour que nous nous jetions respectivement la responsabilité : Nous sommes tous responsables, et nous continuons à l’être à travers notre passivité, notre acceptation et cette léthargie que nous tentons d’estomper à travers des statuts facebook.  Une seule question se pose aujourd’hui : Quel pays voulons nous laisser à nos enfants ?  La Rédaction        

EDITO 25.02.2018



  Nièce du grand avocat Maître Vergés, fille et petite fille de politiciens militants des droits de l’Hommes, Françoise Vergès a prêté sa plume à TAKRIZ pour nous expliquer en quoi et pourquoi l’insurrection est un droit qui fait de l’Homme un citoyen conscient. Soutien inconditionnel à la libération de Georges Abdallah, elle a sourit en voyant le Président Macron se faire alpaguer dans les rues de Tunis, et elle tenait, à travers ses mots, à soutenir ceux qui encore et toujours luttent… Chaque jour, à chaque moment, quelque part, une résistance s’élève contre les conséquences de la contre-révolution menée par des dirigeants corrompus, xénophobes ou racistes, par les multinationales, la finance, l’impérialisme et le capitalisme qui présente de nouveaux défis mais nous met aussi en face de choses « vieilles comme le monde ». En effet, si les peuples font face à ce qu’ils ont toujours connu – exploitation, dépossession, prédation, vol, viol – ils sont confrontés à une accélération produite par les nouveaux besoins du capitalisme, par la précarité et la vulnérabilité accrue des peuples du Sud à cause des politiques internationales, des guerres par proxy, du changement climatique, par l’extension de l’industrie du soin et des services qui réclament des femmes raciséés. Pour imaginer de nouvelles théories, il faut écrire une nouvelle histoire, a dit Cedric Robinson, auteur de Black Marxism. Ce que font peuples, minorités, femmes, depuis des siècles, ce qu’ont fait Aimé Césaire, Frantz Fanon, Amilcar Cabral, Angela Davis et des milliers de théoricien.nes, et tant de poètes, écrivains, cinéastes, musiciens. Je ne vais que proposer ici quelques points pour contribuer à cette vaste bibliothèque de la résistance. Au 16ème siècle, l’Europe divise le monde entre vies qui comptent et vies qui ne comptent pas, entre nature à protéger et nature à exploiter. Dans leur pays, les puissances européennes disciplinent peu à peu les forces sociales qui s’opposent à la privatisation des biens communs, au servage, à l’exploitation des enfants par une répression féroce et en leur proposant de devenir des européens dont la vie s’améliorera grâce à l’asservissement de peuples, la destruction de leurs cultures, villes, savoirs, grâce à des pratiques d’appropriation et des pratiques racistes. Avec la « découverte du Nouveau Monde », l’Europe invente une nature sans coût (notion proposée par le sociologue Jason Moore), qui se reproduirait naturellement à l’infini, qui serait là pour servir ses intérêts économiques.  L’humanité (en fait le monde européen) aurait reçu l’assurance que la nature lui a été donnée pour être à son service, et si des ressources s’épuisent, il suffit d’aller plus loin. Extraction minières, déforestation, destruction de villes, accompagnent cette entreprise. Contemporaine de cette nature sans coût À cette remarque de Moore, j’ajoute la notion de travail sans coût, et qui produit aussi l’assurance qu’une source d’une main d’œuvre est à disposition, sur laquelle le droit de mort s’exerce librement, et que cette source ne se tarira pas. Après le génocide des peuples qui habitaient les Amériques et Caraïbes, les Etats d’Europe se tournent vers le continent africain et en font […]

Le droit à l’insurrection de Françoise Vergès


Avant de se ruer vers les listes et les urnes, il convient tout d’abord de savoir pourquoi on va voter ? Vous allez me répondre que c’est un devoir citoyen, qu’une Révolution a eu lieu pour que les Tunisiens puissent avoir des élections libres ? FAUX, la Révolution a eu lieu pour que plus jamais un système de privilèges ne s’installe dans le pays, or ce système est encore là. Les têtes ont changé, mais le système est le même. Une classe de nantis, issu du même cercle « wassiliste » et de nahdhaoui dirigent le pays, se nomment et se rendent services, s’assurant à tous une retraite dorée pour le moment où le pays coulera.   Alors pourquoi aller voter ? Pour équilibrer le pouvoir centraliser à Carthage  ? FAUX, et pour cela il s’uffit de lire la loi : « Article 141 : Le Haut Conseil des collectivités locales est un organisme représentatif des conseils des collectivités locales. Son siège se situe en dehors de la capitale. Le Haut Conseil des collectivités locales examine les questions relatives au développement et à l’équilibre entre les régions, et émet son avis sur les projets de loi relatifs à la planification, au budget et aux finances locales ; son Président peut être invité à assister aux délibérations de l’Assemblée des représentants du peuple. La composition et les attributions du Haut Conseil des collectivités locales sont fixées par loi. Le Haut Conseil régional ne peut qu’émettre un avis.  La municipalité, d’après la loi, n’est qu’une administration parmi d’autres, elle est rattachée au ministère de l’intérieur et n’aura donc aucun pouvoir de décision significatif. Dans son intervention du 22 janvier 2018, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a estimé que « si tout va bien, la décentralisation prendrait 27 ans en Tunisie ». Soit 3 plans successifs de 9 ans. Êtes-vous donc  certains que votre vote va changer quelque chose ?       Voter pour un programme ? Soit imaginons que vous alliez voter pour X parce qu’il prévoit de créer un centre sportif dans lequel vous souhaitez à l’avenir y mettre vos enfants. Noble choix que le votre. Mais vous êtes vous demandé comment votre maire va financer ce projet ( si toutefois il tient sa promesse électorale, ce qui serait un miracle) ? Y a-t-il des impôts locaux en Tunisie qui assureraient l’indépendance des élus locaux financièrement ? NON  Au mieux le Maire va demander un financement aux ministères des collectivités locales ( à Tunis) et attendre….qu’on lui dise NON, faute de moyens.     Alors pourquoi ? Pour qui aller voter ? La stratégie actuellement préconisée contre Ennahdha est de voter utile. On nous explique aussi que vous contrer les partis politiques il faut voter citoyens et prioriser les listes d’indépendants. On se dispense de réfléchir au fond de l’offre politique en ne votant que pour faire barrage, on vote non pour ses convictions, mais contre ceux de l’autre. L’élu est tout sauf élu au sens propre, large, philosophique et politique […]

Boycott des municipales




Dix ans ont passé depuis le révolte de Gafsa et du bassin minier de Redeyef, évènement considérable, annonciateur de la révolution qui allait emporter le pays trois années plus tard. Au printemps 2008, je me vois encore rédigeant un premier article sur la Tunisie pour Mediapart. Ce média, qui venait tout juste de naître, fut interdit en Tunisie dès le lendemain de la publication de ce papier -titré : « La Tunisie, nouveau nid de l’Islam radical ? ». J’y pointais les méthodes d’intimidation et de mystification de l’opinion publique internationale propre à la dictature tunisienne et posait la question de son rôle dans l’essor du mouvement jihadiste local. La répression était alors totale. Personne ne croyait encore la chute de Ben Ali possible. L’horizon paraissait immuable, les Tunisiens n’étaient pas prêts pour la démocratie, lisais-je régulièrement dans les commentaires laissé par les internautes. Comme ceux du Monde diplomatique et d’autre médias indépendants, mes articles critiques envers le régime tunisien étaient alors traduits et diffusés à l’aide de proxi par les gens de Nawaat ou de Takriz. Un autre temps, une même culture de résistance. Dix années ont passées, mais en Tunisie, cette culture n’a pas disparue. Certes, les souvenirs joyeux du printemps 2011 paraissent aujourd’hui bien loin. Après avoir célébré la révolution puis le vote de la constitution en 2014, l’enthousiasme international s’est peu à peu évanoui, anesthésié par la politique inerte de deux partis trop occupés à ménager une coexistence tactique, un consensus bâti sur mesure pour se maintenir à la tête de l’Etat et empêcher qu’émerge une alternative solide. Deux partis au pouvoir qui ont à la fois mis en péril la justice transitionnelle nécessaire à l’examen de cinquante années de dictature, et enterré le plan de développement économique régional qui manque à la Tunisie depuis l’indépendance. Le résultat de cette politique était écrit d’avance : En cet hiver 2018 se multiplient dans les médias internationaux les témoignages de désespoir d’une part importante de la jeunesse tunisienne, et sa volonté affirmée de s’en prendre à un « système » que ni Ennahda ni Nida Tounes n’ont souhaité attaquer de front, et qu’ils incarne désormais. Un « système » qui, comme au temps de la dictature, ne prend pas la jeunesse tunisienne en considération. La révolution, dont ils ont pourtant été les premiers promoteurs, n’est tout simplement pas arrivée jusqu’à eux, nous disent ces Tunisiens. Leur horizon semble, hélas, toujours immuable, et leur désir d’évasion, toujours aussi grand. Les ressorts de la révolution sont pourtant toujours là. La société civile tunisienne est aujourd’hui bien plus forte qu’il y a dix ans. Mieux structurée autour d’ONG efficaces, telle Bawsala, qui lutte pour plus de transparence au sein de l’Assemblée, elle est l’aiguillon d’un champ politique incapable pour l’heure de répondre aux aspirations des Tunisiens. En Tunisie, aujourd’hui comme il y a dix ans, c’est bien la société qui incarne l’avant-garde. Sa mobilisation ne peut être ignorée par un pouvoir qui se sait de plus en plus faible. La période d’ici aux prochaines élections municipales sera à nouveau […]

La Révolution, toujours vivante, Pierre Puchot


En cette période électorale, le “devoir citoyen” d’aller voter se conjugue à toutes les sauces et à tous les statuts. Mais sait-on seulement ce que veut dire être citoyen ? Si on se contente de la définition donnée, être citoyen c’est avoir des devoirs et des droits au sein d’une citée donnée. Or depuis janvier 2011, on ne nous parle que de devoirs, ce que nous nous devons de faire pour aller vers un soutien inconditionnel à l’ordre imposé : celui d’aller voter pour légitimer le garant de ce dit-ordre, celui de s’engager dans le mieux-être du pays en agissant, souvent de manière bénévole, dans des actions “citoyennes” pour palier aux manquements du dit-ordre, ou celui de payer des impôts pour permettre à l’ordre de financer son assise sur le citoyen. Cercle vicieux de la soumission, premier pas d’une dictature démocratique où chacun tisse avec allégresse la corde qui lui lie les poignets, menottes faites d’exigences partagées devenues évidences, et contre lesquelles il devient impensable de lutter. Mais où est donc la clef de ces menottes ? Où sont donc nos droits de citoyens ? Où est notre droit à la santé ? Celui à l’éducation ou à l’information ? Où est notre droit à la transparence des dépenses publiques ? Notre droit au rassemblement, à la Culture ?Notre droit à une Justice équitable, notre droit d’être dans l’individualité qui est nôtre ? Sommes-nous contraints de n’être que citoyen dans le devoir d’épauler l’Ordre établi ? D’alimenter de notre soumission active ce que Rousseau appelait le “contrat social” imposé par nos politiques, d’appuyer l’intérêt général édité par Ennahdha et Nidaa, parce que ceux-ci sauraient mieux que nous-même quels sont nos besoins ? Celui qui, toujours selon Rousseau nous “oblige à être libre” ? Est-ce qu’être citoyen c’est se soumettre à la volonté du pouvoir en place, sous couvert d’un intérêt général qui ne serait en réalité que l’intérêt de l’Ordre ? Un intérêt qui leur serait « utile » comme l’était le vote qui a mené Sebsi à Carthage ? Non, car être citoyen c’est penser avant tout à l’intérêt collectif et non à celui du pouvoir qui est différent du nôtre. Être citoyen c’est informer et s’informer, car il ne peut y avoir de liberté sans conscience et que la conscience citoyenne se forge à coup de réflexion. Être citoyen c’est oser demander “pourquoi” et oser répondre “non” lorsque cela dessert intérêt général. C’est exiger que le travail pour lequel les élus sont payés soit orienté vers le mieux-être de tous ou, le cas échéant, imposer par n’importe quel moyen leur démission. Être citoyen c’est être le garant de la Démocratie à travers des actions et des plaidoyers, c’est pointer du doigt les dysfonctionnements du Pouvoir et, par n’importe quel moyen, pousser celui-ci à prendre le chemin pour lequel il a été mandaté. Être Citoyen c’est penser au collectif, car les besoins de l’autre aujourd’hui peuvent être les nôtres demain. Le Pouvoir établi est entre les mains d’Hommes non citoyens puisqu’ils […]

Qu’est-ce qu’être Citoyen ?


Parce que la Tunisie est au bord de la faillite. Parce que les tunisiens ne mangent plus à leur faim. Parce que le pays est gouverné par des séniles et des incompétents. Parce que la reconstruction du pays sera plus dure si on laisse faire. Pour toutes ces raisons , nous appelons à la désobéissance civile . La désobéissance, comme acte public non violent décidé en conscience, contre les lois imposées par le gouvernement tunisien s’impose aujourd’hui, nous appelons à une insurrection pacifique des consciences, c’est à dire la non soumission au modèle qui nous est imposé par un gouvernement bâtard composé d’obscurantistes et de pseudo progressistes. L’Histoire de la Tunisie est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent. Le Tunisien ne s’est jamais hissé au rang de citoyen. Au fond toujours les mêmes procédés, la même injustice sociale, le même régionalisme, les mêmes politiques économiques, et toujours les mêmes têtes au sommet de l’État. Nous voulons la dignité, comme l’a voulue notre première révolution,  c’est à dire la valeur publique qui doit lui être conférée par la République. Nous voulons la dignité et nous croyons son existence incompatible avec le pouvoir tunisien en place, qui s’est « réconcilié » avec nos bourreaux d’hier et les éternelles forces de l’obscurantisme.   Arrêtons de lutter contre toutes ces lois  qu’ils nous imposent, et dégageons les définitivement.   Le temps n’est plus à la parole mais à l’action.   Le pouvoir est entre nos mains, notre responsabilité citoyenne ne peut se limiter à mettre un bulletin dans l’urne, on ne peut laisser notre pays à la dérive, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard : Qu’est ce qu’on attend ?    Waterman

Edito 14.01.2018



Je pense que je suis arrivée à un point de dégoût et de mépris envers ceux qui ne veulent toujours pas nous écouter et sont encore obstinés à nous écraser, que je n’ai plus mais alors là, plus du tout la moindre envie d’argumenter ou d’expliquer mes propos. Autrement dit, fhemetou wala yedekom ! C’est bon ! Basta ! On s’en fout royalement et on vous emmerde en long et en large ! Vous savez quoi ? Nous n’allons plus attendre vos soutiens ni vos  approbations ! Et vous savez quoi ? Crevez ! Ça sera mieux ! Et en silence aman ! Assez de chialer pour des bourdes dont vous êtes les premiers responsables !  Crevez ! Ça sera votre seul vrai sacrifice aux générations futures ! Je suis sérieuse rahou, nous ne voulons plus, mais plus jamais nous voudrions continuer à débattre avec vous, sourds, connards, têtus et trouillards. Oui vous qui nous avez gavés de  » La démocratie « ,  » La constitution »,  » La transition politique « ,  » Le gouvernement d’union nationale « ,  » le consensus mon cul « ,  » La réforme de l’intérieur « ,  » La résistance civique « .  Et quand on vous dit, ils vont nous enculer, vous répondez en balbutiant : Mais elle serait quoi l’alternative ?! Nous n’avons pas le choix ! Vous fermez les yeux et le coeur et vous vous obstinez à rester dans vos repères de perdants et de looser !  Eh bien, l’alternative est que je vous emmerde tous car vous n’allez, de toute façon, pas comprendre. Nous vous avons appelé à soutenir le peuple. Au lieu de ça, vous avez soutenu les partis politiques. Nous vous avons prié de maintenir la pression pour réformer la police, la justice, l’économie, l’éducation, l’environnement … par le terrain et le travail collectif. Vous avez préféré les cafés politiques enfermés à huit-clos à théoriser sur la révolution et à rédiger des manifestes politiques dont personne, à part vous, pourrait deviner l’utilité. Nous vous avons déclaré notre amour de la révolution ! Vous nous avez jeté les pierres de la transition politique ! On vous a tendu la main quand nous avons occupé le Bardo pour sauver ce qui reste à sauver. Vous nous avez tourné le dos sous prétexte de l’urgence vitale d’expulser les islamistes du pouvoir. Et vous avez fait quoi après ? Vous avez troqué notre révolution contre votre passé puant à l’image de vos idéaux moisis.   Nous vous avons pardonné ! Nous vous avons rappeler la Rue et les exigences de s’organiser autrement et sans hérarchie et individualisme. Vous vous êtes moqués de nous ! Vous nous avez traité de révolutionnistes et d’adolescents qui n’ont pas les pieds sur terre ! Et encore une fois, nous vous avons donné une leçon de discipline, d’horizontalité, d’engagement désintéressé et de dévouement infaillible aux revendications révolutionnaires ! #ManichMsamah en est le parfait exemple ! Et vous ? Qu’avez vous fait pour sauver la révolution? Bande de trouillards, de conservateurs, de dogmatiques, […]

#FechNestanew #Mkarza : le dernier coup de gueule !  


Quel ne fut l’étonnement des auditeurs de Radio Med, mecredi 10 janvier , en entendant un ministre, et donc un représentant du gouvernement, s’exclamer  » le couffin du citoyen contient des légumes et de la viande. Que faut-il faire ? Y ajouter du vin ? «  Ce mépris assumé, raillé sur les réseaux sociaux, et comparé à celui de Marie-Antoinette demandant à ce qu’on offre des brioches au peuple soulevé, fait écho au silence tout aussi méprisant du Président de la République qui pour une fois depuis sa prise de fonction brille (par son absence) ! Mabrouk Korchid, girouette politique à l’ascension fulgurante et inexpliquée ( non non non, son ascension n’a rien à voir avec le fait qu’il était l’avocat de Baghdadi Mahmoudi et/ou qu’il a tous les dossiers relatifs à la torture des yousséffistes ! Ah ces adeptes de la Théorie du complots !?) ne ferait-il pas mieux de s’occuper des pots-de vin que de s’occuper du vin que le citoyen verse ou pas dans le verre déjà bien rempli du TAKRIZ ambiant ? La rédaction tient quand même à signaler que l’augmentation sur les boissons alcoolisées ne touche que la production locale puisque le prix des liqueurs importées est aujourd’hui en deçà des prix de 2010. Sans doute le buveur de Celtia ou de Koudia est-il plus apte à être surtaxé que le buveur de Chivaz… Une chose est sûre, Mabrouk Korchid devrait mettre de l’eau dans son vin plutôt que de l’huile sur le feu….et s’il n’en a pas, TAKRIZ sera heureux de lui offrir une bouteille de « légmi », compte tenu que l’alcool à 90, comme tous les produits pharmaceutiques, est également hors de prix ! Allez, sans rancune, et SANTÉ !   La Rédaction

Mabrouk Korchid : du parpaing, du vin et du Boursin


  L’acte du don d’organes et de tissus provenant de donneurs  vivants, liens primaires (généralement la famille), et cadavériques, liens secondaires, qui peut être qualifié de don moderne est un acte altruiste sans  aucune contrepartie. Il est  non lucratif  et ne transgresse pas le code de l’éthique.  Il demeure pour l’instant l’unique alternative thérapeutique  susceptible de sauver des vies humaines, et est considéré, à ce titre, comme étant un acte généreux , noble et héroïque permettant d’assurer la continuité de la vie. Au delà des mots Il est évident que, compte tenu de la dégradation prévisible de la santé du client dialysé et ce  malgré une certaine amélioration durant la dernière décade, de la qualité des soins, le  recours à la greffe est l’unique  alternative autorisant la continuité de la vie et par là , la reprise d’une vie normale. Or dans notre pays qui a entamé les greffes rénales en 1986, c’est l’amer constat d’échec de ce flou programmatique relatif à la politique de sensibilisation au don d’organes auquel on fait face depuis plusieurs années, avec une pénurie importante d’organes face à une demande sans cesse croissante et ce eu égard à l’augmentation de l’indicateur de la moyenne de vie du Tunisien d’une part et de  l’augmentation des centres de dialyse d’autre part. Aussi, la dangerosité de cette réduction progressive de l’offre  et les répercussions financières sur la caisse de la CNAM  doivent obligatoirement  inciter tous les intervenants à redoubler d’efforts, autorité publique, structure d’appui et associations citoyennes  à approfondir la réflexion sur les  causes profondes de cette absence d’adhésion  du citoyen Tunisien au don d’organes.   Causes fondamentales de cette grave pénurie La complexité structurelle de la société tunisienne, ouverte voire progressiste  pour certains , recluse ,conservatrice et recroquevillée sur elle-même  pour d’autres .Ce conservatisme allié à  l’absence d’une production  culturelle  qui a été isolée du processus du développement global ont fini par engendrer  une certaine indigence  culturelle. La  répression politique exercée  depuis plus de six décades sur la population , la frustration générée par le culte de la personnalité, l’élitisme grégaire et l’atmosphère  dépressive qui s’en suit ont aggravé de fait  le quotidien des gens La prise en main de la communication par la courroie de transmission du parti état à travers  l’élitisme a  également grandement desservi les intérêts  d’une frange de cette population malade La désinformation volontaire ou involontaire de la part de certains milieux médicaux, paramédicaux et médiatiques due au manque de formation continue Le refus  depuis des décennies, en raison de l’architecture verticale et répressive du pouvoir politique , de l’autorité publique et de l’élite d’ une politique participative par le biais de la consultation et de la concertation a  laissé le Tunisien toutes catégories confondues confronté à une aridité informationnelle. La négligence volontaire de la communication et de l’information, préférant glorifier les responsables en amont plutôt que les acteurs en aval (associations citoyennes d’insuffisants rénaux, de greffés et de donneurs) La faiblesse de la dynamique du site Web dynamique  du Centre National de […]

Don d’organes, l’inertie du gouvernement





Napoléon avait qualifié Talleyrand (Noble de Naissance, Prêtre et ecclésiastique de formation, révolutionnaire en 1789 et député de la constituante, Ministre sous Napoléon, et Président du gouvernement à la restauration de la royauté) de « tas de merde dans un bas de soie » Quel rapport avec nos politiciens de la Tunisie post révolutionnaire me direz-vous ? Et bien il suffit de regarder et de voir que l’ensemble de nos politiciens pour voir qu’ils sont aussi opportunistes que Talleyrand …. Nous sommes gouvernés par des tas de merde dans un bas de soie : Des intégristes islamopithèques ont su accaparer tous les rouages de l’état et retourner leur vestes pour s’accrocher au pouvoir en faisant des pseudo-concessions sur leurs principes charia-istes… en donnant à la société civiles des miettes de libertés et en imposant en catimini un mode de vie axé sur la sacro-sainte morale arabo-musulmane… sans oublier de servir leurs propres intérêts (pécuniaires) avec un enrichissement qui laisse rêveur … Capitalisme rime avec islamisme, « qatarisme » et « turkisme » … Une gauche décapitée à la mort de Chokri Belaid qui s’embourgeoise et se disperse comme en témoigne le relooking Brushingué de la poupée qui ne sait que dire « Non » .. Le mari de l’autre. Un recyclage des anciens RCD qui sont devenus subitement de vrais révolutionnaires sous la conduite d’un commis de l’état bourguibien et benaliste… apparemment ce parti a su récupérer toute l’ivraie et laisser le bon grain …. Et nous voilà, pauvre peuple, en 2018, pressé comme des citrons par une fiscalité oppressante et tondus par une inflation galopante … Nous voilà en train de payer le train de vie du gouvernement et des gouvernants qui lui ne se sent pas concerné par la crise… l’austérité, non mais !!!? il y a le prestige de l’état à maintenir …. Nous voilà en train de rembourser via nous impôts, les dettes du pays contractées depuis 2011 … Nous voilà en train de payer les 200 000 emplois fictifs créés par la troïka islamopithèque … Nous avons les dirigeants que l’on mérite (me direz-vous)… Mais savions nous que nous allions trouver de la Merde dans le bas de soie de la révolution de la brouette ?   Le Grand Masturbateur TAkRIZ  

« De la merde dans un bas de soie »



La classe politique titube, elle est ivre de pouvoir et d’argent. Remplissant son verre (et contre tous) à grand pot de vin qu’elle se verse dans une bacchanale où s’excitent MAUV-iettes et MAUV-ais. Se servir, plutôt que servir son pays et son peuple, telle est la devise de ces élus déviants, ou devrais-je dire d’Evian, qui font mine-éral d’être des saints-nourriciers. Le politicien ment en toute sincérité de son ignorance et de son incompétence, et il « Satan » à une légitimité validée par les élections et les érections d’un peuple en admiration devant les costards trois pièces qu’aucune presse ne veut tailler, par peur d’être privé de financements opaques, comme le son leurs collants de pute médiatique.    Les politiques,  cons-d’hommes et de femmes, sensés nous protéger, sont perforés, et les réservoirs de la BCT vidés ! Ils ne nous donnent qu’une illusion de Démocratie. S’il faut neuf mois pour mettre bas un bâtard issu de viol, il aura fallu 7 ans pour que la Tunisie se réveille d’une épisiotomie contre-révolutionnaire qui a déchiré tout espoir d’avenir. Le subtil vote utile s’est introduit dans la chair pour lacérer de sa lame rouillée, souillée, vielle de 92 ans, la mémoire de ceux qui sont morts pour la Patrie. Antiquités sorties du formol afin de rassurer la ménagère de plus de 50 ans, la Pro-stat et les pro des stat’ erronés dirigent et s’érigent en sauveurs, violeurs des droits, de l’Homme qu’ils ne sont pas eux-mêmes. Dans cette orgie politique, tout est songe et mensonges : illusion et désillusion d’un électorat désabusé car abusé, baiser de Judas sur le mont tunisien des oliviers où le Tunisien a été livré, pour 50 ducats, à ses créanciers.  Crucifié sur la potence de la maigre pitance, le Tunisien va-t-il renaitre ? Est-ce la résurrection de la Révolution ? La réponse est de savoir si le Peuple va tendre la deuxième joue après la gifle qu’il a reçu en pleine gueule… Tite Souris TAKRIZ

Politique : orgie et trahison


Avant toute chose, nous voulions remercier tous nos lecteurs et les amis de Takriz qui ont contribué anonymes ou pas au site. Nous leur souhaitons une très bonne année en espérant que le « takriz » diminuera, surtout chez les jeunes tunisiens.   C’est ainsi que nous avions commencé notre édito en décembre 2002, ainsi que nous l’avions commencé en décembre 2009… Nous voilà aujourd’hui en 2018, 20 ans se sont écoulés depuis que TAKRIZ a jeté sur la société, la politique et le net tunisien son premier pavé. Nous sommes en 2018, et le TYREX du net tunisien s’est une fois de plus réveillé sous les coups répétés de l’injustice et de l’oppression. Durant ces 20 années, nous avons vécu, tour à tour, 10 années de censures, 3 années de lutte acharnée qui ont mené vers le départ de Ben Ali, et vers ces 7 dernières années de désillusion. Dans une Tunisie, restée au temps du jurassique, nous avons connu la prison, la torture, l’espoir d’une Révolution aujourd’hui volée et d’un rêve de liberté confisqué par les dinosaures édentés de la politique. Mais nous nous réveillions pour crier notre étouffement ! En écrivant ces mots, j’ai une pensée pour mon compagnon de route, Foetus, qui, d’où il est, veille :  » Le Tyrex est de nouveau lâché, plus rien ne vas l’arrêter, tu verras, tu seras fier de nous ! Ceux de 98 sont là aussi, y’a Ptyx  et Corsai!re qui reprennent le navire. » J’ai également une pensée pour toi Zou. Oui, je sais, les tunisiens aiment à t’appeler « Ettounsi », mais pour moi, tu resteras « ZOU » à jamais. Paix à ton âme l’ami Zouhair, si TAKRIZ est encore vivant, c’est aussi pour toi, pour qu’à jamais tu restes ancré dans la mémoire des internautes, et dans le coeur des tiens. En écrivant ces mots, mes pensées s’envolent vers tant de choses: colère, tristesse, envie et rage…tout se bouscule. Je n’y arrive pas, c’est trop d’émotions pour moi. Alors je dirai juste : A Vous  A ceux qui sont morts A ceux qui veulent vivre A ceux qui espèrent A ceux qui crèvent A ceux qui rêvent     Waterman

Édito 20 ans


                                                         « Joyeux anniversaire takri-Z »   Je ne suis pas le seul, à sentir en ce moment plus que jamais, la fin approcher… Au bout de 7ans de Révolution, la boucle semble vouloir se boucler. Les jeux sont presque faits. La machine infernale affiche un bouton « ON » et on attend juste le doigt de celui qui va appuyer en premier. 7ans, car il fallait bien que ce soit sous le signe du sept de Zaba, que les mauvais et les « mauveux » se passent discrètement le mot. Cette congrégation s’est enrichie de l’ennemi d’hier, Zaballah qui participe désormais au festin, et qui compte le moment venu, avec toute la bande réunie, lapider, massacrer, et se débarrasser une bonne fois pour toute de cette salope de Révolution. Alors qui va appuyer en premier ? Je veux croire encore, comme sous Ben Ali, que la plume, le verbe et le rire auront raison de la machine. Alors, comment ne pas voir la renaissance de Takriz en ce moment trouble de l’Histoire, comme un signe inespéré et un clin d’œil de Boukornine. Et comment moi, modestement moi Z, qui a été biberonné au lait de Takriz, il y a 20 ans, pourrait rester indifférent à cet appel du ventre. Takriz m’avait aussi ouvert ses colonnes et c’est sous ma première plume anonyme de PTYX, que j’avais rédigé mes premiers coups de gueule. Que ce 20ième anniversaire de la naissance de Takriz, soit le catalyseur de la nouvelle guerre que nous déclencherons contre la machine. Aux anciens et aux anciennes, ceux et celles qui sont rentrés dans les rangs, ceux et celles qui de guerre lasse ont abandonné la lutte, c’est le moment ou jamais de rependre le e-maquis !

Clin d’oeil de Z pour les 20 ans de sa ...



Figure de la révolte populaire qui a soulevé le bassin minier de Redeyef en 2008, vous avez été arrêté et torturé. Vous avez connu l’exil, un statut de réfugié politique….Gardez vous encore des séquelles de cette période ? De la détention et de la torture qui ont duré de longs mois passés dans une dizaines de prisons tunisiennes, je garde encore des blessures difficiles à cicatriser, d’autant plus que mes tortionnaires sont toujours en liberté. Toutefois, j’essaie de transcender ces épreuves à travers l’écriture. J’essaie de construire au fil des dernière années un témoignage, sous une forme plutôt littéraire, qui me permettrait à la fois d’affronter mes traumatismes les plus refoulés et d’éclairer les gens sur cette facette obscure et sadique du régime de Ben Ali afin que la vérité ne soit pas oubliée. Quant à mon expérience en tant que réfugié politique, elle fut riche, extraordinaire car elle m’avait permis de rencontrer de formidables camarades et amis en France, qui m’ont soutenu et aider à retrouver petit à petit mon équilibre. Le moment crucial de ce parcours d’exilé fut, après maints rassemblements de soutien au soulèvement révolutionnaire, la manifestation du 15 janvier 2011 à Paris: nous étions plus de 30 milles dans la rue à fêter la chute de Ben Ali, à peu près le même nombre de personnes qui s’étaient soulevés à Redeyef en 2008. En mai 2014, alors que vous manifestiez devant le ministère de l’intérieur pour la libération de l’un de vos camarade de lutte vous avez été violemment battus par les forces de l’ordre. Qu’en est il aujourd’hui de la plainte qui a été déposée ? Je n’avais pas déposé de plainte à cette occasion. Nous faisions campagne pour la libération de notre ami et camarade et il ne fallait pas détourner l’opinion publique de notre cause principale. Je me suis donc contenté des excuse d’un cadre du Ministère de l’Intérieur. Par contre, j’ai bel et bien déposé une plainte contre mes tortionnaires de 2008, le procureur a entendu ma déposition mais plus de nouvelles depuis deux ans. Je patiente sans désespérer, je ne suis pas prêt à lâcher l’affaire ! Aujourd’hui vous vous évoluez sur les planches dans une pièce de Jaafar Guésmi. Est ce que l’art est pour vous un nouveau mode de lutte ? Expliquez nous. Jaafar m’a plutôt offert l’opportunité de travailler avec lui en tant qu’assistant à la mise en scène. C’est une expérience extrêmement riche en enseignements et en rencontres humaines et artistiques qui dure depuis plus d’un an. La pièce est aussi bien une allégorie poignante de la Tunisie postcoloniale, avec ses complexités et ses contradictions, qu’une réflexion sur le quatrième art, où le jeu théâtral d’une pléthore de comédiens brillants s’allie aux performances fabuleuses de jeunes circassiens tunisiens. Une tournée internationale est prévue pour 2018. Sinon, pour répondre à votre question: je crois que l’art, et l’art vivant en particulier est un mode de lutte et un catalyseur de conscience collective très important. Il permet de communiquer […]

Moudhafer Laabidi se confie à TAKRIZ


Que dire lorsque l’on a rien à dire ? Que cette question me tombe fatalement dessus à propos de cette Tunisie bien aimée dont je conte tant et tant de fois depuis notre première rencontre en 2010 non pas les mérites- ils vont de soi- mais les injustices –elles ne vont pas de soi- n’est pas la conséquence que trop de mots ont été dits. Non. Tout- ou presque- pourtant a été formulé depuis 7 ans maintenant. Des théories qui verraient la main de forces crypto-américaines occultes derrière la chère Révolution à ceux qui pourfendaient la Troïka comme responsable des maux de la Tunisie depuis au moins la fin du monde ottoman (« Non non je vous assure Ben Jaafar n’a pas participé aux accords de Sykes-Picot » « Qu’est-ce que vous en savez l’islamo-gauchiss- avec deux S- vous vous ne vous rendez pas cooompte – avec trois O- de ce qu’ILS –en majuscule- font ? »), mes oreilles ont dû faire un tri héroïque de ce qui remontait au cerveau. Les palmes de la mauvaise foi étant remportées de main de maître par certains depuis Paris, il ne faut voir dans ma phrase précédente aucune pique à l’adresse de certains des meilleurs esprits de la banlieue nord de Tunis. La densité du commentaire post-révolutionnaire atteignant la couche d’ozone par concentration de forces contraires dans un espace pourtant réduit, poser une caméra revenait à créer un espace de respiration, de réorganisation possible et momentanée de ma pensée dans les chutes d’un évènement . Et surtout déjà percevoir que la lutte serait une course à l’épuisement. Voilà, c’est cela n’avoir rien à dire : commencé à être rattrapé dans la course à l’épuisement. D’une pensée qui tente de réorganiser le trop-plein du présent en 2011, me voici devenu entretemps un œil qui cherche en 2017 chez ses contemporains en Tunisie ce qui s’est peu à peu, sans que je n’y prenne suffisamment garde, ré-enfouit. Un peu comme regarder un poste de télévision éteint sous un portrait de BCE alors que la rue gronde d’un silence bruyant, et me demander quand j’aurai l’envie d’aller ouvrir la fenêtre pour écouter ce qui se passe dehors. Alors voilà, il me faut maintenant poser ma caméra dehors, filmer ce que je ne vois pas, le présent. Et attendre que l’image de l’avenir s’y incarne, un peu à la manière d’une photo dans son bain révélateur, et dont chaque touche se dessine bien avant de se compléter. Bref, j’observe, mais aujourd’hui je n’ai rien à dire.

Que dire quand on n’a rien à dire ?


Vous savez, pour la plupart d’entre vous (pour les autres, c’est même pas la peine de leur adresser la parole), que les solutions aux problèmes de la Tunisie existent, pourtant, vous n’en parlez même pas ou les évoquez si peu, alors que la Tunisie va droit vers le mur de la cessation de paiement. Pour des raisons politiques, vous préférez éluder les problèmes, vous préférez naviguer en eaux troubles alors que le pays est déjà à terre, que la maladie, la faim, la misère, la haine, le suicide, l’exil et toutes les formes d’aliénation sont en train de croître de façon exponentielle. Vous savez qu’avec 400 000 fonctionnaires en trop, L’État est devenu un boulet pour le pays, mais vous ne faites rien pour crever l’abcès. Vous savez que le libéralisme sauvage va enrichir encore plus les riches, appauvrir les pauvres et éliminer cette classe moyenne qui à permis à la Tunisie de tenir debout. Vous savez qu’il suffit simplement d’une volonté politique réelle pour éliminer le terrorisme et relancer tous les secteurs de l’économie. Vous savez que des centaines de gros investisseurs veulent travailler en Tunisie et que c’est l’aveuglement du gouvernement et l’abominable mentalité de l’administration qui les éloignent chaque jour de ce pays. Vous savez que si vous ne le faites pas, de l’Éducation jusqu’à la Santé, tout va tomber en ruine. Vous savez que la corruption et la saleté ne sont qu’une question de discipline, une discipline que vous ne pouvez même pas appliquer à vous même ou à vos proches. Vous savez que les capacités de ce pays sont énormes, mais vous continuez à les ignorer, rendant fous les gens capables. Vous savez que ce qui cloche, c’est le mauvais esprit, la jalousie, les égos, l’envie, la méchanceté, la haine, la paresse. Mais vous perdurez dans votre hypocrisie et vos fausses certitudes, comme si tout allait s’arranger tout seul et qu’il ne s’agit que d’un mauvais cycle qui pas passer tout seul. Réveillez-vous, ouvrez les yeux, dans quelques mois, on ne pourra même plus appliquer les solutions qui sont aujourd’hui encore possible. Ce sera trop tard. Trop tard !

Lettre ouverte de Abdellaziz Belkhodja aux Politiciens



  Pour un parfait comploteur machiavélique super-puissant et capable de manipuler le monde entier, il n’y a rien de plus facile, ni de plus compliqué que de renverser un dictateur aussi insignifiant que zaba. Ah ! je le dis tout de suite : pour renverser zaba, un bon coup d’Etat classique, à l’ancienne, avec une équipe restreinte et une exécution rapide et furtive, aurait largement suffi. Mais pour les fayots du régime, qui continuent à porter la farine alors qu’il n’y a plus de blénali, c’est impossible que le gars dans lequel ils avaient misé leur froc et leur cul pouvait sauter en un mois comme un vulgaire l’un d’eux. Pour eux, c’est impossible qu’ils soient aussi nuls et que tout leur saute à la gueule sans rien voir venir, voire il se pourrait qu’ils aient été les idiots utiles de leur propre farce. Alors ils inventent une explication des débiles qu’ils sont : le complot selon leur dissonance cognitive de misérables lèches-trous-du-cul c’est un coup en 325 bandes sur 10 millions de boules et sans faire tomber la noire en même temps que la blanche. Voilà : le comploteur machiavélique super-puissant pouvait très bien allonger quelques zéros à une bande d’opportunistes parmi les chiens qui tournaient autour de leur clébard-en-chef et ça aurait très bien fonctionné. Mais il a préféré se dire : « Tiens ! Et si je faisais plutôt un plan complètement WTF qui pouvait foirer sur un rien et qui, s’il réussit, fera de la Tunisie une démocratie ? » Ah oui, Parce qu’en plus, c’est bien connu, les comploteurs adorent les démocraties et détestent les dictatures et régimes mafieux et crapuleux qui concentrent les pouvoirs dans une seule main de marionnettiste. Sérieux ! Un citoyen à Sidi-Bouzid se met le feu, son clan se vénère et déboule tout niquer. Les clans autour, qui sont tout aussi véners, se mettent à tout niquer aussi. Et comme il n’y a rien à niquer dans ce bled, à part le régime, alors c’est le régime qui se fait niquer. Forcément, zaba, qui ne veut pas que son régime se fasse niquer, envoie ses zombies en riposte et raconte à qui veut le croire qu’il combat des terroristes. Mais comme ces terroristes n’ont pas la gueule de terroristes et que tout le monde a vu ça sur facebook, alors les régions proches, qui sont aussi remontées, déboulent tout niquer, toujours forcément le régime, vu qu’il y a toujours rien dans ces zones-là à part ça. Alors zaba se croit malin et envoie plus de zombies et continue à raconter des conneries que seuls ses fayots continuent de gober, croyant qu’à force d’y croire ça allait devenir vrai. Et vu qu’ils gobaient ses conneries et qu’il lui disaient merci, zaba a cru en retour que ça roulait pour lui. Du coup ça se vénère encore plus en Tunisie et encore plus partout. La boule de neige qui rase tout sur son passage devient de plus en plus grosse et atteint les régions […]

C’est l’histoire d’une boule qui devenait de plus en plus ...


Ghazi Beji et Jabeur Mejri, ont été accusés le 5 mars 2012 d’ «atteinte à l’ordre public », «transgression à la morale» et «apport de préjudice à un tiers». Tout deux ont été condamnés à 7 ans et six mois de prison et 1200 dinars d’amende. Tout cela pourquoi ? pour avoir partagé leurs idées sur Facebook. Athéisme, critique de l’Islam, ces deux jeunes ont vu leur vie basculer pour avoir osé croire que la Tunisie post 14 janvier était la Tunisie de la liberté retrouvée. Si Jabeur s’est fait arrêter et a purgé sa peine (quoique gracié), Ghazi lui, a été jugé par contumace. Il est parvenu à fuir la nouvelle dictature Tunisienne, devenu le premier réfugié politique de la Révolution du Jasmin vite fané. TAKRIZ a souhaité laisser à Ghazi une tribune libre sur son magazine, et en c’est 20 ans de lutte pour liberté de la parole et de la pensée. Après 23 ans de censure, voilà le 14 janvier 2011 la chute du régime. Tout à commencé après la révolution du jasmin, le vent de la liberté souffle . Cela faisait 4 ans à l’époque que j’étais au chômage et j’avais espoir que la révolution nous apporte du travail et plus de liberté ! Mais voilà, à la fin de l’année 2011, les barbes commencent à pousser comme des champignons et les discours des intégristes religieux se multiplient : la révolution du travail et de la Liberté est récupérée par les Frères Musulmans, financés par l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite. Dés début 2012 je commence à recevoir des  menaces de mort à cause d’un livre que j’ai écrit «  l’illusion de l’islam ». Le 5 mars 2012 mon ami, athée, Jabeur Mejri est arrêté à Mahdia pour athéisme.3 Jours plus tard, sous les menaces salafistes et activement recherché par la police, j’étais obligé de quitter la Tunisie vers l’inconnu à la recherche de cette Liberté que je n’ai pas trouvé dans mon pays d’origine. Je n’ai pas envie de revenir sur mon exil : des mois de marche à travers plusieurs pays du d’Afrique du Nord aux Balkans, des nuits passées dans les forêts et les montagnes serbes. J’ai traversé 11 pays avant d’arriver en France : Tunisie – Libye – Algérie -Turquie – Grèce – Macédoine – Serbie – Roumanie – Hongrie – Autriche – Suisse – France. Des bombes en Libye, jusqu’à la famine en Europe de l’Est, j’ai tout connu, à ce à cause de ce que j’ai pu écrire ou dire. Liberté vous me dites ? De quelle liberté s’agit-il ? Ce n’est que que grâce aux aides financières de ma famille et des militants j’ai pu croiser que j’ai survécu. Je profite du fait que TAKRIZ m’offre c’est espace de liberté pour m’exprimer et les remercier un à un : – Ma famille – Tewfik Allal et Brigitte Bardet Allal / Fethi Benslama (Manifeste de la liberté) – Feu Abdelwaheb Meddeb ( Radio France culture) – Mouheddine Cherbib (FTCR […]

Témoignage : Ghazi Beji, réfugié politique en France pour avoir ...


L’actualité nous rattrape et on est fou de rage. Les échouages d’énormes quantités de petits poissons sur nos plages de Mahdia à Zarsis. Déjà, quelques jours auparavant, Les iles kerkennah ont vu leurs plages inondées d’hydrocarbures et les dégâts socio-économiques sur les pêcheries fixes de type Charfia sont énormes . Ajoutez à cela la mortalité répétitive des poissons dans la baie de Monastir. La pollution marine dans nos eaux n’a plus besoin de démonstration. Devant une telle ampleur du désastre, on assiste comme d’hab’ à cette incapacité maladive des ministères de tutelle d’anticiper, d’apporter des réponses et de proposer une stratégie à long terme pour une gestion durable et responsable de nos ressources. Malgré l’engagement de la Tunisie aux conventions et autres accords internationaux, rien n’y fait. Ce n’est plus la peine d’envoyer encore des « cadres » a des missions a travers le monde pour encore « adhérer » et « s’engager » … quand on n’a pas les couilles d’appliquer la loi dans son propre bled. Quand, à part Éole, des mafias font la pluie et le beau temps dans nos ports de pêche. Quand les agents chargés d’appliquer la loi sont, pour la plupart, corrompus jusqu’à l’os. Quand des « grandes usines de la mort », inland et outland, sont intouchables a Gabes, a Sfax, a Kasserine et ailleurs. On comprend pourquoi la situation est devenue chaotique et ingérable pour les incapables de dirigeants, des couilles molles, qui comme on le dit ici « ma yia3irfou rabbou khra ken wa9it idhou9ouh »   Avant que le gouvernement n’évoque un pseudo risque d’attentat concernant le problème avec le petit état bédouin des EAU, il a été question de l’expulsion de quelques émirs tourbillonnés venus braconner l’outarde chez nous. C’est vrai qu’ils sont habitués, comme leurs semblables de la même sous région pétrolière et gazifière, à venir exterminer ce qui reste de notre faune désertique. Ces énergumènes qui ont pris du volume après le printemps arabe en tant bras financiers de la politique yankee, s’appuyaient sur une nouvelle nomenklatura dirigeante pour s’adonner à leur sport favori : Le braconnage. En expulsant les émiratis et en accueillant à bras, et fesses ouvertes, des quataris juste après, les représailles ne se sont pas faites attendre. Toujours avec leurs convois d’une dizaine de 4×4, protégés par l’armée et par une unité spéciale de la garde nationale, munis d’autorisations de toutes sortes et de toutes les couleurs (même el omda est partie prenante), il est interdit de les approcher, que dire d’appliquer la loi. Aux dernières nouvelles les quataris, avec à leur tête le demi frère de leur grand manitou, sont dans un lieu dit مخروقة Makhrouga à 130 km au Sud de Tataouine. Armés jusqu’aux dents avec leurs 5 « faucons sacrés »  introduits illégalement en Tunisie et gardés par des serviteurs Indiens. les brigadiers de la chasse de la région ne peuvent pas les approcher que dire de les verbaliser ni même de vérifier les identités des braconniers venus de ce maudit golfe. Bien que dans les autorisations il y est stipulé de « Ne […]

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